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samedi 25 octobre 2014

LA GUERRE ECONOMIQUE EN AFRIQUE FRANCOPHONE S'INTENSIFIE



Nous avions participé à une réflexion stratégique d'experts sur les nouvelles stratégies d’influence à développer dans les zones d'influence traditionnelle. Quand je sors de cette semaine de réflexion stratégique et pendant mon sommeil, j'angoisse car, j'ai mal pour l'Afrique francophone.

Pourquoi ?

  • Parce que au 21e siècle, être ignorant des enjeux mondiaux et de ses impacts dans la gestion de la cité, veut dire participer à sa propre auto-destruction
  • Parce que ne pas anticiper, prévoir de manière hasardeuse, or sans prévision pas de vision, donc pas d'avenir, d'où le constat récurrent d'amateurisme dans la gestion des complexités internationales.
  • Parce qu'en Afrique francophone, la réflexion et/ou l'analyse stratégique, les laboratoires d'idées, la prospective, l'anticipation, la veille stratégique, la valorisation des compétences de haut niveau, la constance dans la rigueur et l'effort, l'économie de la connaissance, sont des notions qui font peur, gênent, ou ne sont pas encore intégrées 52 ans après, comme urgentes, hautement stratégiques.
Pire, les décideurs et acteurs économiques ignorent le fait que le métier de conseil, fait partie de ce qu'on appelle: les métiers de souveraineté, pour un Etat stratège, des acteurs économiques ayant une vison conquérante du monde économique. Il faut valoriser le métier de conseil, le conseil local  en particulier, dans une logique d'offre de services et de développement structurée autour de la démarche proposée par DB CONSEILS, "Essai-Erreur-Amélioration continue", pour développer d'une expertise endogène.



Voici en résumé ce qui s'est dit et pourquoi j'ai peur.


Premier axe: l'analyse stratégique

Nous assistons à la fin des monopoles et devront connaitre en détails les effets pour en maîtriser les solutions.
  • La lutte pour le leadership mondial à l'échelle planétaire, coordonne un peu plus chaque jour dans les pays africains, l’articulation des rapports de force et détermine progressivement les règles et le tempo des rivalités entre les multinationales, les pions locaux, et au plus fort de la crise, les forces armées. On assiste in fine à une accélération du temps ainsi qu’à une démocratisation généralisée des manœuvres offensives sur les marchés traditionnels ou à dominer .
Mission: quelle stratégie d'influence à mettre en oeuvre sur 10 ans ? 

Deuxième axe: analyse des vulnérabilités 

Point de vigilance: Le manque de cohérence institutionnelle dans les pays d'Afrique francophone: du pain béni pour les multinationales (bras armés des puissances régionales et hyperpuissance). Une multinationale organisée, inflige en toute impunité des dommages à un Etat, dans une connivence d'intérêts entre puissances du système. La " logique paradoxale" que nous dénonçons depuis des années, est ainsi faite et tend à fragiliser les institutions africaines les plus fortes en les soumettant à un risque significatif de déstabilisation massive. Cette situation est devenue récurrente, dès qu'un Etat parle de protection de son patrimoine économique, de développement économique, de choix de modèle de développement. Et l’effet s’accroît à mesure que cet Etat s’appuie sur une légitimité populaire ou démocratique qu’il est, au fond, aisé de briser sur la toile par la médiacratie occidentale (dictature des médias, diabolisation médiatique), sur le plan juridique (ONU, droit d'ingérence économique) de diaboliser (les droits de l'homme, droit d'ingérence humanitaire)... continuer la liste serait cruel. La conjugaison des deux facteurs: accélération du temps (crises orchestrées, réactions multidimensionnelles, influence, image, diabolisation médiatique...) et démocratisation des usages (accords de libre échanges), démontrent à suffisance les efforts colossaux à consentir par les Etats d'Afrique francophone dans leur lutte pour la survie économique (mode proposé en cours d'appropriation: l'émergence économique). Les cycles d’action et de réaction de l'émergence économique de ces pays se compriment, s'affrontent et s'accélèrent sur des équilibres instables dans un rapport de forces du fort au faible…A cela s'ajoute l'inefficacité des opérations d’influence et l'amateurisme des compétences locales en charge de la gestion de ces complexités imposées et intrinsèques.


Contrôler l'amont du système mondial


Les experts de DB Conseils, n'ont pas perdu de vue que le cœur des enjeux dans ce guerre économique demeure toutefois: le contrôle de l'amont du système, autrement dit, définir des normes et des dispositifs qui déterminent le déroulement des interactions et ainsi dicter le tempo des manœuvres offensives. 
http://ppassy.blogspot.fr/2014/07/les-enjeux-de-la-normalisation-en.html

Le fait de développer de nouvelles technologies de l’information et de la communication, de participer à leur production ou encore de définir les normes et les standards qui cadrent leur exploitation… conduit à un avantage clef en termes de contrôle et de manipulation des données stratégiques...Information is power...                                                                                                                  
Question
Quel est l'Etat de l'économie de la connaissance en Afrique francophone ?http://ppassy.blogspot.fr/2014/02/lafrique-francophone-peut-on-parler.html


...Une telle architecture permet en outre de court-circuiter le système de gouvernance de l’adversaire et de toucher ses points vitaux via les parties prenantes dont il dépend. Nous assistons, de fait, à une course à l’échelle planétaire pour le contrôle et le développement des superstructures informationnelles et communicationnelles à même d’orienter les rapports de forces politiques, économiques ou encore militaires. L'enjeu crucial étant de pouvoir actionner une manœuvre offensive ou défensive dès que l’intérêt d’une firme, d’une nation ou d’une organisation l’impose…Les Etats n'ont que des intérêts.
Les experts de DB Conseils, lors des négociations, réunions préparatoires supplient quelques fois, non sans mal, certains acteurs de retirer dans les derrières copies des discours et allocutions, le mot AIDE  (nous sommes venus chercher de l'aide, nous comptons sur l'aide, nous attendons l'aide, nous ne pouvons rien sans l'aide...!). Ca n'existe que dans vos têtes pas dans le regard des Autres.

Pour une fois je vais être synthétique. Dommage, on ne peut pas tout écrire...voilà, j'ai juste voulu partager une de mes peurs nées, de ce travail, dont les résultats vont nous permettre de vous proposer de nouveaux offres de services. Ah !!! j'allais oublier, quelles nouvelles stratégies d’influence à développer sur les zones d'influence traditionnelle ? 


A bientôt

Patrice PASSY

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