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jeudi 2 octobre 2014

CONGO-BRAZZAVILLE: LES 9 CHANTIERS EN COURS DE FINITION DU CHEMIN D'AVENIR

2004-2016: LE CONGO-BRAZZAVILLE EN CHANTIER 

« Aujourd’hui, quatre mois après le lancement de la municipalisation accélérée du département de la Lékoumou, mais surtout 10 ans après le lancement de ce concept, nous sommes confortés qu’il n’y a point de politique forte sans porteur de projets fort », a déclaré Jean jacques Bouya, ministre à la présidence chargé de l’aménagement du territoire et des Grands travaux. 
Selon Jean Jacques Bouya la municipalisation de la Lékoumou ne s’est pas dérobée du principe général du concept, elle a eu a-t-il souligné,  deux types de projets  dont les projets  du premier périmètre constitués de l’aéroport, du palais présidentiel, des voiries urbaines, l’électricité avec une nouvelle centrale thermique qui a été construite  dotée de deux groupes diesels de 1350KvA chacun, d’une puissance de 2,16 Mégawatts, pour permettre le bon déroulement des festivités du 15 août.
Dans ce rapport, le ministre à la présidence chargé de l’aménagement du territoire, a fait un arrêt sur les 10 ans de la municipalisation accélérée au Congo, qui ont contribué à changer le visage des villes du pays par le maillage par des infrastructures de base. Dans son propos, le ministre à la Présidence a souligné que dix ans après son lancement en 2004, le Congo s’est doté aujourd’hui de 9 aéroports, de 8 palais présidentiels, 8 préfectures, de 13 usines d’eau, 4 hôtels de ville, plus de 673 km de ligne électrique. Cette liste n'est heureusement pas exhaustive. 
Sibiti 13 août 2014
Le président, Denis Sassou N’Guesso accompagné de son épouse Antoinette, marraine  de la municipalisation accélérée, est arrivé ce mercredi à 16h30 pour participer aux festivités du 54ème anniversaire  de l’indépendance du Congo. Denis Sassou N’Guesso a été accueilli dès son atterrissage à l’aérogare de Sibiti, chef lieu du département de la Lékoumou situé à environ 280 km au sud-ouest de Brazzaville, par les membres du gouvernement, les parlementaires, les membres du corps diplomatique présents dans la localité, les autorités et sages du département.
 Un fait marquant

Mais cela vaut la peine de porter un regard objectif sur le chemin d’avenir, pour voir ce qui lui a permis d’enclencher une dynamique si notable en ingénierie publique, en réformes globales, afin de permettre que ce rythme reste maintenu. Il est indéniable que si ce rythme est renforcé, le Congo pourra se targuer d'être passé, en une génération, d’un pays de manques (bouquet de manques) et des pauvretés (les 7 faims du Congo) à une des plus belle espérance de l’Afrique Centrale.

Les critiques du Congo aiment affirmer que, malgré le pétrole, la municipalisation accélérée, le pays n’a pas de “grandes idées structurantes pour demain” et peine à proposer de manière cohérente et graduelle une architecture de son émergence économique pour faire du Congo, un pays en chantier. Comme modeste contribution aux contributions congolaises d'intelligence économique, j'en ai recensé neuf (09). Ces chantiers doivent permettre de bâtir un modèle congolais d'ensemble de priorités et des séquences pour les différentes étapes de modernisation et d’industrialisation du pays. 

1er chantier : démontrer l'efficacité de son mandat par les faits

Dans un monde où l’image, peut faire et défaire un Président, le bilan, qui par principe est clivant, doit être fait non pas par les discours, mais par les faits. Les faits économiques, politiques, sociaux, et culturels doivent parler d’eux mêmes. Les faits doivent être fédérateurs et enclencher une adhésion populaire. Les faits doivent permettre de transformer un admirateur, voire un opposant au Président de la République, un sympathisant du Parti Congolais du Travail en bulletin de vote en 2016. 

Les faits sont une arme politique à double détente, offensive sur le plan de la communication politique et du marketing politique et défensive pour mieux justifier l'exécution du projet politique dans sa gestion, conduite et justification des choix économiques réalisés. 


Ne perdons plus de vue, que le Congolais est devenu élec-acteur http://ppassy.blogspot.fr/2013/05/les-stratégies-pour-votre-election.html, c'est à dire que la pauvreté est vécu par les populations comme un "bouquet de manques"

Ces "besoins fondamentaux" des congolais du Nord au Sud et votre "bouquet de réponses aux thématiques sociales" feront le lit des faits attendus, si vous êtes en mesure d’apporter des solutions à fort impact médiatique, dans des délais compressés, tout en veillant au financement permettant leur réalisation, les faits parleront d'eux-mêmes aux Congolais.                                 
Soyons précis de quels faits les Congolais ont besoin ?
  1. L’accès à une nourriture en qualité et en quantité suffisantes
  2. L’accès aux soins de santé
  3. L'accès au travail et à la sécurité pour tous
  4. L’accès à un toit décent, à l’eau potable
  5. L’accès à l’alphabétisation et à l’éducation pour leurs enfants
  6. L’accès à un avenir sécurisé et commun pour tous
  7. L’accès à un bien être partagé par tous                                           
Voici ce que j'appelle "les 7 sept faims du peuple Congolais", qui constituent les éléments du "bouquet de manques".   

Les faits du chemin d’avenir 2009-2016

Ils doivent servir de critère ultime dans la détermination de la stratégie politique, de la création des contenus en marketing politique, et aussi de la vérité et du choix des élec-acteurs. Après tant d’années passées à la tête du pays, le Chef de l’Etat a conclu, en examinant les faits, que ni le modèle communiste soviétique ni le modèle démocratique occidental ne pouvaient s’appliquer à la modernisation d’un pays en développement, et que la démocratisation ne précédait pas la modernisation, mais le plus souvent la suivait. En conséquence, Denis Sassou N’Guesso a décidé en 2002, d’explorer sa propre voie d'émergence économique du Congo et d’adopter une approche pragmatique d’essais et d’erreurs pour son programme de modernisation accélérée de son pays. A ce jour que l'on aime ou pas ce qui se réalise est inédit et ce qui s'annonce est formidable. Le Congo en Chantier sera donc, le contenu économique en amélioration continue du chemin d'avenir.

2ème chantier : le peuple rien que le peuple Congolais
 La primauté des conditions de vie des Congolais.

Le Congo-Brazzaville subit la pauvreté comme un bouquet de manques, le fossé comme partout dans le monde entre les pauvres et les riches ne cesse de prendre des proportions inquiétantes  C’est là, le principal angle d’attaque des critiques et le talon d’Achille des gouvernants. Parce que les thématiques sociales (les 7 faims du Congo) n’a pas encore fait l’objet d’une réponse robuste de la part du gouvernement. « Malgré des performances économiques relativement satisfaisantes au cours des dernières années, le niveau de chômage demeure élevé au Congo notamment pour les jeunes. D'après l’Étude sur l’emploi et le secteur informel (EESIC) menée en 2009, le taux de chômage au niveau national est de 16%. Mais 25% de la population âgée de 15 à 29 ans est sans emploi, et plus de 42% lorsqu'on prend une définition beaucoup plus large comprenant les demandeurs d’emploi découragés. Le niveau de chômage élevé des jeunes est le résultat de plusieurs facteurs. Du côté de l’offre de travail, les obstacles les plus importants sont la faible qualité du système éducatif et de formation, une politique de sécurité de l’emploi dans le secteur public qui a découragé les jeunes d'acquérir les compétences exigées par le secteur privé, et l’absence générale de culture entrepreneuriale.
S’agissant de la demande de travail, les principales raisons du chômage des jeunes sont l’insuffisance de la création d’emplois dans le secteur formel du fait de la faible diversification de l’économie, l’environnement peu favorable au développement du secteur privé et, dans, une moindre mesure la réglementation du travail. »


Le  peuple rien que le peuple Congolais, un patriotisme économique et national, comme le chantier de l'unité nationale : 
la primauté des conditions de vie des Congolais. Brazzaville devra adopter ce vieux principe de gouvernance en considérant que l’éradication de la pauvreté est, et restera le droit humain le plus fondamental. Cette idée doit sortir l’immense majorité des congolais de la pauvreté la plus abjecte et des manques. Ce succès devra être sans précédent dans l’histoire du continent.

3ème chantier : concevoir un modèle congolais d’ensemble de priorités et des séquences pour les différentes étapes de modernisation industrielle avec des réformes faciles, suivies par des réformes plus décisives et difficiles – à la différence de la politique populiste à court terme suivie par la plus grande partie du monde aujourd’hui.

4ème chantier : un Etat fort, une administration moderne et un gouvernement comme  vertus nécessaires.

Le Congo dans cette période d’incertitudes et de risques doit associer son développement à un Etat fort et éclairé. L’Etat est un mal nécessaire au Congo, la transformation de ce pays doit être menée par un Etat attaché au développement et non un Etat corrompu, gestionnaire des dommages, pas du tout stratège.
L’Etat congolais, quels que soient ses défauts et ses lacunes, doit être capable de susciter un consensus national sur la modernisation économique et de poursuivre de durs objectifs stratégiques, comme par exemple: imposer des réformes au secteur industriel, bancaire, pétrolier, agricole, enseignement universitaire, développer des énergies renouvelables ou stimuler l’économie face à la dépression globale.

5ème chantier : une bonne gouvernance est plus importante que la démocratisation.

Sassou N’GUESSO tempère la dichotomie stéréotypée entre démocratie et autocratie et considère que la nature  de l’Etat, y compris sa légitimité, doit être définie par sa substance, c’est-à-dire par sa bonne gouvernance, sa cohésion et jugée sur ce qu’elle peut réaliser. Malgré ses lacunes en matière de transparence, comme le souligne volontiers les critiques, l’Etat congolais a su donner de la substance à sa bonne gouvernance et travaille selon le triptyque essai-erreur-correction pour structurer une émergence économique moins dépendante des revenus du pétrole. 

6ème chantier : la légitimité de la performance.

Il est temps que la compétence fasse autorité au Congo. La méritocratie soit le socle national de l'excellence. Le CONGO EN CHANTIER, va être le règne de l’autorité de la compétence. Inspiré par son expérience du pouvoir, Sassou N'GUESSO sait mieux que quiconque, qu'on ne peut être et durer sans maîtrise véritable des concepts et des applications, le chemin d’avenir ressent de plus en plus le besoin urgent d’appliquer, le principe de la légitimité de la performance à tout l’espace politique et économique. Des critères, comme des succès dans l’éradication de la pauvreté ou, de plus en plus, dans l’émergence économique du pays, sont des facteurs-clés de la promotion des officiels, des cadres, et des ministres. Les leaders congolais conscients de la montée de cette nouvelle exigence se doivent de faire une actualisation de leurs compétences et seront, au cours de ce septennat, constamment testés, observés puis évalués aux différents niveaux de leurs responsabilités.

7ème chantier : L’éducation sélective et l’adaptation. 

La culture d’ouverture congolaise nous enseigne le fait d’apprendre des autres. Les Congolais doivent développer une remarquable capacité d’assimilation sélective et d’adaptation à de nouveaux défis comme le prouve la rapidité avec laquelle, Sassou N’GUESSO a réussi à solutionner les problèmes sécuritaire et politique, malgré la violence des rancœurs et des idioties.

8ème chantier : refonder le vivre et l’agir ensemble : l’harmonie dans la diversité ethnique.

Le Chemin d’avenir doit encore faire face à de nombreux défis, comme la lutte contre la corruption ou la réduction des disparités régionales. Ce 8ème chantier doit permettre au Chef de l’Etat Congolais de rejeter les notions conflictuelles de style occidental à savoir majorité-opposition-bilan. Pour mieux renforcer la cohésion sociale, depuis plus d’une décennie le Président de la République a fait preuve de toute son habilité politique, grâce à de grands efforts pour renforcer la communauté d’intérêts de différents groupes ethniques, afin de désamorcer les tensions politiques et interethniques aux conséquences imprévisibles. La réflexion urgente, au regard des attentes des populations, doit être portée, le plus vite possible, sur la mise en place d'un filet de sécurité sociale pour tous.

9ème chantier : Vivre bien : favoriser les échanges et les coopérations

Qu’est-ce que bien vivre, si l’on prend en compte les contraintes actuelles et futures sur les ressources, matières premières, espaces, moyens financiers actuels ? Le Congo en 2014 est face à des préoccupations nouvelles car les modes de vie évoluent. Une meilleure prise en compte du bien vivre des populations est une des clés d’évolution du CONGO EN CHANTIER. Bien vivre est un principe pour l’action, notamment dans les domaines de l’habitat, de l’environnement et de la santé. La qualité de vie représente « la perception qu’a un individu de sa place dans l’existence, dans le contexte de la culture et du système de valeurs dans lesquels il vit, en relation avec ses objectifs, ses attentes, ses normes et ses inquiétudes ». 

Pour favoriser le bien-être de chacun, l’action du CONGO EN CHANTIER, doit agir en faveur d’une plus grande qualité de vie. LE CONGO EN CHANTIER doit renforcer les liens sociaux et territoriaux pour mieux  lutter contre la pauvreté. Le vivre ensemble et la convivialité reposent à la fois sur des principes et valeurs tels que la solidarité, l’échange, la réciprocité, la responsabilité, le respect des cultures et des religions, ainsi que sur des règles et des droits, avec des systèmes établis de redistribution, le partage d’espaces communs et de services collectifs, voilà l’un des grands chantiers du CONGO EN CHANTIER. 

Patrice PASSY

Un mot sur l'auteur


Patrice PASSY est consultant-formateur et conférencier sur les thèmes en rapport avec l'intelligence économique, la communication d'influence, l'intelligence interculturelle. 

Directeur associé de DB CONSEILS, qui est un cabinet conseil spécialisé depuis 14 ans en Management des organisations, intelligence économique et communication d'influence, Patrice PASSY intervient dans les écoles de commerce et instituts de Management en Île de France, en Afrique francophone et en Belgique. Ce cabinet organise à Paris depuis 2006, des "conversations stratégiques", qui sont un système de pose de questions stratégiques portant sur l'enjeu chinois en Afrique, la culture stratégique française, le processus de néo-décolonisation africaine, les perspectives démographiques africaines en 2050: enjeux et opportunités (liste non exhaustive).

De nombreuses études et conseils stratégiques sur la géopolitique, la géo-économie et les perspectives économiques et démographiques africaines ont permis à l'auteur, de développer une expertise africaine sur les questions stratégique, géostratégique, intelligence stratégique et communication d'influence, la gestion des problématiques interculturelles, sans oublier le management des diversités franco-africaines.

DB CONSEILS est le premier réseau de compétences franco-africaines disposant d'un réseau de représentant dans plusieurs pays francophones (19 consultants) depuis 14 ans. Nos proposons des prestations dans la:
  • protection du patrimoine économique de l'Etat
  • protection du patrimoine immatériel de l'entreprise
  • communication politique et marketing politique
  • management des complexités locales
  • redynamisation commerciale de l'entreprise
  • résolution des dysfonctionnements internes de l'entreprise
  • appareil de solutions au cas par cas selon le cahier de charges du client
  • Accompagnement des entreprises dans la conquête du marché de la zone franc
  • Intelligence interculturelle et intelligence économique
Nos clients sur les questions stratégiques et le conseil de service à ce jour, ont été des chefs d'entreprises, entreprises publiques et privées, écoles et instituts de management, les patrons des patrons africains, des Ministres et/ou Ministères, ainsi que la Primature.

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