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mardi 8 octobre 2013

DIASPORA AFRICAINE DE FRANCE: COMMENT EXISTER DANS UN RAPPORT DU FAIBLE AU FORT ?


STRATÉGIE DE POSITIONNEMENT ET DE PRISE DE PAROLE DES NOIRS DE FRANCE

La diaspora, le mot grec diaspora «dispersion», d'abord utilisé par Thucydide pour qualifier l'exil forcé des habitants de l'île d'Égine, vaincue par Athènes, puis repris dans l'histoire religieuse pour décrire l'éparpillement des premières communautés chrétiennes dans l'Empire romain, désigne depuis le début du siècle, la descendance des Juifs dispersés et chassés de Palestine aux I er et II e siècles apr. J.-C.
Depuis une trentaine d'années, la notion a été élargie à d'autres groupes, mais le sens est resté plus restrictif que celui de minorité ou de migration. L'expatriation, à la suite d'événements tragiques, le plus souvent politiques (diasporas arménienne, vietnamienne ou palestinienne), ou d'une situation économique insupportable (diasporas indienne ou irlandaise), concerne des groupes à la fois homogènes et à identité culturelle forte; pour lutter contre la discrimination ou l'intégration de ses membres dans les sociétés d'accueil, le groupe renforce la solidarité interne, avec la volonté de se maintenir comme minorité, conservant la mémoire du désastre initial ou des faits ayant entraîné la migration, ainsi que sa culture et si possible ses traditions. Certaines diasporas se sont constituées par vagues successives, parfois durant plusieurs siècles, et pour des raisons qui ont pu varier, mais aussi avec des stratégies migratoires fondées sur la préservation de réseaux communautaires, la diaspora chinoise en est un exemple.
                                                     
Peut-on parler de diaspora africaine en France ?

Cette question ainsi que le sens politique à donner aux actions économique, politique et intellectuelle des communautés nationales d'origine africaine en France a été abordée au cours de nos « conversations stratégiques » de CENTRA[L], puis au Palais du Luxembourg  (Sénat) par Patrice PASSY

Ce contenu est le résumé de mon intervention au Palais du Luxembourg.

L’Afrique est plurielle, dirons-nous, il devient donc difficile aujourd’hui de trouver un Etat africain francophone qui n’ait pas sa diaspora, c’est-à-dire une partie souvent importante de son peuple, dispersée en dehors des frontières de l’État national. En ce qui concerne ces "diasporas nationales" de France, je me permets de dire qu’en l’espèce, la dénomination vient en premier par rapport au réel. Parce qu’une communauté n’existe comme telle que par sa construction sociale et par la mise en place d’un travail de représentation du groupe. Ce travail ou la mise en commun de leurs intérêts multiples exige avant tout, un regroupement autour de nouvelles idées fortes et fédératrices, pour maintenir la cohésion du ou des groupes, autour d’une discipline d’organisation en communauté afin, de conserver les identités (socle commun de valeurs et de représentations)  pour une meilleure intégration et défense de leurs intérêts en France.  

Diaspora africaine de France : Un projet politique ou une utopie des africains de France ?

Il est à noter que les regroupements des personnes issues de l’immigration d’origine africaine, lorsque les circonstances nationales ou individuelles l’ont exigé, n’ont  jamais été des réducteurs d'incertitudes. Ils n'ont pas apporté des solutions durables mais, un tissu d’œuvres ou d'actions multiplicateur d’impasses, dans une France en mutation rapide, aux peurs multiples et aux enjeux de plus en plus complexifiés. Pour ne pas arranger les choses, les élites de ces communautés nationales, n’ont pas réussi à faire de ce potentiel électoral, un poids politique et une force économique structurante. J'ai envie de dire : un tout cohérent, dont le cœur stratégique sera une force politique chargée de faire émerger des leaders d’opinion capables de présenter et de parler d’avenir, en exemple, l'échéance politique de 2017.  La conséquence la plus visible, est l’absence de la "diaspora africaine" lors des grands rendez-vous de la République. 
Muette sur les questions importantes de la République, elle est aussi aveugle dans la conduite des actions souterraines ou à fort impact médiatique par manque de stratégie communautaire offensive et défensive lors des grands choix. Cette fameuse diaspora africaine est donc pour moi en devenir. 

Des actions ont été menées depuis les années 80 au nom de la « diaspora africaine » ou de la « communauté africaine », si cela a le mérite d’exister, le résultat à ce jour, n’a pas permis de disposer d’un levier complémentaire d’influence, ni d’une stratégie commune de prise de parole et de positionnement dans la France des réseaux et des connivences d'intérêts.

Que faire de 2014 à 2017 ?

Il s’agit de mettre en commun nos intelligences autour des conversations stratégiques (systèmes de pose de questions stratégiques et complexes) pour poser les fondations d’un regroupement d’intérêts collectifs visant à mieux accompagner les intérêts individuels dans leur structuration et à structurer puis canaliser la mutation du potentiel électoral afro-français actuel en force politique en 2017. 

Chers afro-français, parler ne fait pas cuire le manioc...Agissons autrement maintenant !!!

La France de 2014, offre aux afro-français, malgré ses peurs et ses réactions, un espace des possibles, mais il nous faut dans une démarche innovante, réactive et intelligente, conscientiser la "masse mouvante et inconstante", en les éclairant sur la compréhension des processus auxquels ils participent, sans prise, afin de s’en approprier les objectifs. Ce démarche, une fois bien intégrée, favorisera les convergences de vue et la coopération entre les acteurs engagés conjointement dans la conduite des actions futures pour un "yes we can" à la Française. Ce n'est pas aux autres de nous léguer un avenir, de nous ouvrir les portes de leurs intérêts, mais c'est à nous de bâtir pour les générations à venir notre futur, aux normes de la République.

Diaspora africaine de France et dynamiques françaises: esquisse d'une démarche méthodologique

Face aux mutations françaises, aux évolutions complexes des rapports interculturels, à la violence des rapports marchands dans la société française et à la nécessaire défense des communautés, notre exigence la plus profonde est de donner un sens politique à notre présence en France. 

Travailler autour d’idées fédératrices ayant un contenu clair, pour que les leaders puissent en donner une explication qui rende intelligible et réaliste notre sens signifiant, c'est-à-dire un cadre référentiel décrivant les fondements de notre action (besoins, attentes, intérêts et valeurs motivant l’organisation et l’adhésion), un cadre de décisions d’orientation (le livret politique afro-français, but de l’intervention, pratique de l’action, les effets d’ensemble, les outils et méthodes, actions correctives) et enfin le cadre normatif (règles du vivre et de l’agir ensemble dans nos communautés en conformité avec les lois de la République)

Il est indéniable, pour notre propre compréhension, que notre France doit avoir un sens pour les membres des communautés africaines. 

Pourquoi  ? 

Parce que sans sens conceptualisé et compris de la France réelle et légale, les africains auront du mal à agir et interagir avec les attentes françaises à l'égard de nos communautés. 
Parce que sans actions concertées, les communautés africaines vont toujours réagir pour survivre, en d'autres termes, sans sens de notre action, l’émergence des afro-français sur le scène politique n’aura pas de sens en tant que finalité des communautés.

Si la diaspora chinoise peut être citée en exemple avec ses stratégies migratoires fondées sur la préservation de réseaux communautaires, la connivence d’intérêts, la culture du secret et le respect des engagements, face à l’Autre,  la « communauté africaine » de France, avant toute action, doit d’abord commencer par « mettre de l’ordre dans sa maison ». A ce jour, il y a "trop d'affamés". 

Mais peut-on avoir une passion quant on a faim ? 


Il y a trop d'anarcho-profito-situationnistes dans la maison, peu d'ouvriers, peu de bâtisseurs alors que la tâche est immense. Il est difficile de fonder ses choix quand l’ordre intérieur est impossible à mettre en place. Les communautés en souffrent puissamment, faute d’une culture conquérante du monde, de l'espace et des opportunités du moment.

 Les dix plaies des africains de France.

Notre communauté est la moins structurée de France…                               Qu’observe –t-on comme freins dans la mise en œuvre de nos actions depuis la fin des années 70 ?
  1. Absence de management des compétences, doublée d'une gestion désordonnée des pôles d’intégration et de compétence.
  2. Absence d’une confluence d’intérêts communautaire.
  3. Cloisonnement entretenu entre collecte, traitement, analyse et diffusion de notre information associative, entrepreneuriale, individuelle.
  4. Faible aptitude à se valoriser et à valoriser une nouvelle image de nous-même, aggravée par l'absence de stratégie de positionnement et de prise de parole dans un rapport du faible au fort.
  5. Manque de communication, d’interaction, de coordination entre les différentes organisations et actions.
  6. Manque de formation ciblée, donc de compétences et d’incitation au lobbying.
  7. Permanence des conflits d’intérêts personnels, et transposition sur le sol français des conflits régionaux ou ethniques.
  8. Gestion malhabile du secret et parfois son ignorance.
  9. Porosité de notre socle commun de croyances et de représentations symbolique et identitaire.
  10. Nous nous sommes enfermés dans le piège du discours justificatif, revendicatif, et avons fait la démonstration de notre incapacité à dissuader et attaquer par l’information et la communication d'influence de manière offensive ou défensive.
Notre offre de réponse  tactique

Le projet de dynamisation de la "communauté africaine" ou de la "diaspora africaine" de 2014 à 2017.

L’évolution des mentalités et des contextes géostratégique et économique nous encourage à la maîtrise de l’économie de la connaissance dans un rapport du faible au fort.  

Parce que sur le terrain politique en France, il y a cohabitation d’un discours officiel politiquement correct, tenu par les représentants de l’Etat, des chercheurs et la mise en œuvre d’actions souterraines multidimensionnelles, l’utilisation du pouvoir doux de la communication menée aussi bien par des acteurs défendant des intérêts nationaux que par des courants d’opinion issus de la société civile visant à classer, déclasser, écarter, parquer… Nous devons tenir compte de cette réalité complexe, diffuse, et subtile avant toute action tactique ou stratégique. 

Ce projet de dynamisation de la "communauté africaine" ou de la "diaspora africaine", ne laisse pas de place à un type d’idéalisme qui se laisse séduire par le doux pouvoir de la communication sur l’intégration à la française.  
Quelles sont les principales actions à mener en tenant compte de nos forces, difficultés et lacunes, sans oublier, la complexification croissante de l’économie, des interactions culturelles, bref des variables de notre environnement ?

Adopter une stratégie de dynamisation communautaire qui passe par notre capacité à :

  1. Disposer d’une lecture commune des enjeux liés aux besoins émergents de la communauté africaine en rapport avec la France au 21e siècle.
  2. Relever le défi de l’économie de la connaissance.
  3. Identifier, structurer puis développer des points forts dans le domaine économique
  4. Dissuader et convaincre par l’information et la communication (formation des leaders d’opinion, des lobbyistes, investir le champ législatif et normatif).
  5. Contre attaquer avec les mêmes armes, (information/désinformation, production des connaissances favorables aux intérêts, manipulation des systèmes de connaissances, ruse et l’art de la polémique, désinformer et discréditer).
  6. Prendre appui sur certains courants contestataires de la société civile.
  7. Favoriser le dialogue intercommunautaires.
  8. S’adapter en contexte interculturel et crée en notre sein une émulation communautaire permanente interne ou intercommunautaires.
Comment exister dans un rapport du faible au fort ?

La Nouvelle dimension de la diaspora (NDD)

   L’enjeu est de taille, car il s’agit pour réussir notre émergence en France, de transformer en profondeur nos habitudes culturelles qui renvoient à une forte dichotomie entre la réalisation d’un projet communautaire (individuel ou collectif) et la gestion de notre implication, adhésion, motivation ainsi que des ressources communautaires (humaine et financière).


Deux logiques souvent contradictoires et rarement bien menées par les hommes de terrain et les acteurs politiques de la communauté. Car, à ce jour aucun guide des motivations n'a été produit, pour réponde à la question suivante : 


  • peut-on mobiliser des afro-français sans idéaux, sans liens, et sans doctrine ?

La NDD est en fait un projet de dynamisation interne de la communauté que nous proposons. Il est une réponse très adaptée aux attentes des membres de la diaspora qui intègre parfaitement la complexité de notre environnement, le poids des chaines et des lacunes. Cette nouvelle dimension de la diaspora devra progressivement être proposée à tous les acteurs et membres en tenant compte des rythmes différents d’appropriation interne et participative, en intégrant au maximum les acteurs de terrain dans l’élaboration des contenus et des outils expérimentaux.

Ce projet de dynamisation se présente sous la forme suivante :

Une partie réflexion qui comprend les axes mobilisateurs des membres de la communauté africaine qui se décline en quatre points à savoir la :

1-           Dimension stratégique
2-           Dimension communicative
3-           Dimension prospective
4-           Dimension financière

Le but de disposer d’un excellent indicateur de la qualité collective ou individuel d’innovation, d’un cadre référentiel d’expression et de travail, d’un outil de confrontation des projets associatif, personnel et collectif pour les enjeux à venir. L’important est de repérer comment, à moyen et long terme les stratégies collectives ou individuelles vont se développer à partir des axes mobilisateurs.

L’appellation de « diaspora » pourrait alors se justifier si notre «communauté» réalise les éléments objectifs suivants :
  1. Etre une entité politique et sociale transnationale ;
  2. Résulter d’une migration volontaire ou contrainte vers la France;
  3. Compter des membres résidant de façon permanente en France ;
  4. Constituer des minorités agissantes et développer des monopoles économiques;
  5. Témoigner d’une identité ethnique explicite et affirmer;
  6. Créer et maintenir des organisations communautaires conséquentes;
  7. Faire preuve de solidarité avec d’autres membres de la communauté et donc d’une certaine cohérence culturelle et sociale ;
  8. Mettre en œuvre, par l’intermédiaire des organisations communautaires, des activités culturelles, sociales, politiques et économiques pour ne pas oublier d'où l'on vient et vers où l'on va;
  9. Maintenir des échanges culturels, sociaux, politiques et économiques avec nos pays d’origine, que ces derniers soit un Etat ou une communauté sur un territoire considéré comme leur patrie ;
  10. Créer des réseaux transnationaux pour faciliter les échanges de ressources significatives avec la patrie ou avec d’autres communautés dans d’autres pays d’accueil ;
  11. Enfin, posséder un potentiel de coopération ou de conflit avec le pays d’accueil et le pays d’origine. Un conflit est toujours utile pour être et durer.
Nous organisons la seule conversation stratégique du dernier trimestre le au mois de novembre. Merci de vous inscrire 


patrice.passy@hotmail.fr


Un mot sur l'auteur

Patrice PASSY est consultant-formateur et conférencier international sur les thèmes en rapport avec l'intelligence économique, la communication d'influence, l'intelligence interculturelle. 

Directeur associé de DB CONSEILS, qui est un cabinet conseil spécialisé depuis 14 ans en Management des organisations, intelligence économique et communication d'influence. Patrice PASSY intervient dans les écoles de commerce et instituts de Management en Île de France, en Afrique francophone et en Belgique. Ce cabinet organise à Paris depuis 2006, des "conversations stratégiques", qui sont un système de pose de questions stratégiques portant sur l'enjeu chinois en Afrique, la culture stratégique française, le processus de néo-décolonisation africaine, les perspectives démographiques africaines en 2050: enjeux et opportunités (liste non exhaustive).

De nombreuses études et conseils stratégiques sur la géopolitique, la géo-économie et les perspectives économiques et démographiques africaines ont permis à l'auteur, de développer une expertise africaine sur les questions stratégique, géostratégique, intelligence stratégique et communication d'influence, la gestion des problématiques interculturelles, sans oublier le management des diversités franco-africaines.

DB CONSEILS est le premier réseau de compétences franco-africaines disposant d'un réseau de représentant dans plusieurs pays francophones (19 consultants) depuis 14 ans. Nos proposons des prestations dans la:
  • protection du patrimoine économique de l'Etat
  • protection du patrimoine immatériel de l'entreprise
  • communication politique et marketing politique
  • management des complexités locales
  • redynamisation commerciale de l'entreprise
  • résolution des dysfonctionnements internes de l'entreprise
  • appareil de solutions au cas par cas selon le cahier de charges du client
  • Accompagnement des entreprises dans la conquête du marché de la zone franc
  • Intelligence interculturelle et intelligence économique
Nos clients sur les questions stratégiques et le conseil de service à ce jour, ont été des chefs d'entreprises, entreprises publiques et privées, écoles et instituts de management, les patrons des patrons africains, des Ministres et/ou Ministères, ainsi que la Primature.

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