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mardi 28 avril 2015

Révolution entrepreneuriale: qu’est-ce que les entreprises locales attendent de leurs diasporas nationales ?

LA RÉPONSE SE TROUVE DANS LES 7 LETTRES DU MOT
A F R I Q U E
A comme APPRENDRE – des solutions innovantes

Moins de leçons et plus d’innovation

Quel continent au monde a relevé et va relever les défis auxquels le continent africain a été confronté et doit surmonter dans 30 ans ?

Le continent va devoir installer un milliard de nouveaux urbains en une génération. Ce que l'Afrique va faire, personne ne l'a jamais fait. Il faut tout inventer ! Des maisons individuelles aux infrastructures, de la culture aux technologies. Tout est à mettre aux dimensions de son boom démographique. Les critiques peinent à construire et parler n’a jamais fait cuire le manioc. Alors soyons parmi ceux qui auront participé à l’insurrection de l’audace conceptuelle dans tous les domaines.

1/6  de la population mondiale actuelle est africaine. D’ici à 2050, la population du continent aura doublé pour atteindre deux milliards d’habitants. Le Nigeria, qui en compte aujourd’hui 170 millions, deviendra le troisième pays le plus peuplé de la planète, derrière l’Inde et la Chine. La RD-Congo sera dans le top 10 des pays les plus peuplés au monde, quel nouveau rapport à inventer face à la Belgique ?

Qui deviendra le chef de file de la francophonie en 2025, la France ou la RDC ?

F comme FORMATIONC’est l’heure des ingénieries nouvelles de formation, puissantes et moins chères portant sur la
·      Formation professionnelle
·      Formation continue
·      Formation sur mesure

Avec quel outil allons-nous former un milliard d’habitant en moins de 30 ans ? 
Comment disposer du seuil suffisant d’ingénieurs en 25 ans pour disposer du levier  de compétences africaines utile à son émergence économique ? 

Il faut inventer et/ou reformuler la formation actuelle.

En Afrique, la proportion de jeunes diplômés du secondaire et du tertiaire s’accroît rapidement. En 2030, 59% des 20-24 ans auront reçu un enseignement secondaire (contre 42% en 2011), soit 137 millions de jeunes, pour 12 millions formés dans le tertiaire. Les besoins sont immenses et le marché de la formation s’accroit de près de 20% chaque année. DB CONSEILS leader africain en solutions d’entreprises voit son chiffre d’affaire croître grâce à sa nouvelle formule FORMATION TOP MANAGEMENT adaptée au référentiel culturel africain et aux exigences de temps, de disponibilité et d’expérience des grands chefs d’entreprise et ça marche.

Les entreprises africaines investissent à présent dans la formation des cadres et ce secteur est devenu bénéficiaire près de 20% de notre chiffre d'affaire. Les entreprises ont besoin de formations adaptées, des programmes sur-mesure et des solutions innovantes. Voilà ce qu’elles n’attendent pas, du copier-coller, ni une reformulation d’un corpus théorique fait pour les Autres.

R comme RISQUE-PAYS

Nos clients sont souvent surpris par "les risques-Afrique". Du fait des incohérences institutionnelles (corruption, instabilité politique, mauvaise gouvernance, risques financiers, risque pays, risque bancaire, risque…), nous le reconnaissons, l’Afrique est un continent à risques.
Heureusement que la consommation tire l'économie en Afrique. Les fameuses classes moyennes éveillent le désir des entreprises du monde entier. Ce qui permet au Président Paul BIYA de dire que l’Afrique est devenue un bon risque économique. 
Nous regrettons que la réflexion stratégique interne, lors de la mise en œuvre de vos projets stratégiques, n'analyse pas finement le risque. DB CONSEILS depuis 12 ans, vous accompagne dans l’analyse du risque et la mise en œuvre des solutions de réussite professionnelle et d’efficacité commerciale. 
Nous disons à nos clients, vous devez être capables d’intégrer les risques (politique, financier, de crédit, culturel, de non-paiement) non pas pour ne pas y aller, mais pour inventer une démarche commerciale offensive et défensive, qui doit vous permettre de faire du risque une opportunité commerciale. En Afrique, un risque est une opportunité commerciale, comme nous l'enseigne notre expérience africaine.

I comme INDUSTRIE

La révolution entrepreneuriale s'accompagne d'une révolution industrielle. Ca y est, l’Afrique est devenue exportatrice des produits manufacturés (Afrique du Sud, Nigéria, Egypte...). Elle a besoin de délocalisation, de partenariat industriel, de coopérations interentreprises. Lionel Zinsou : "L'Afrique va vous surprendre. « Pour beaucoup d'observateurs, le grand problème de l'Afrique, c'est justement le déficit d'industrie. Ils disent : "L'Afrique n'est pas compétitive, ni productive, les Africains ne sont pas qualifiés..." Mais la révolution qui est en cours est aussi industrielle. La Chine vieillit et l'Afrique croît démographiquement comme nulle part ailleurs... Dans vingt ans, l'Afrique comptera 25 % de la population active mondiale ! Et le rôle d'atelier du monde n'échappe pas à l'ensemble géographique qui a les actifs pour produire et consommer. Les rémunérations en Chine ont quintuplé en dix ans, avec un yuan qui s'est apprécié. Il existe un besoin de délocalisation des usines de chaussures ou de textile qui ont un contenu en main-d’œuvre élevé. Mais, en Afrique, il y a aussi des ressources d'excellence, ingénieurs et scientifiques. Ça ressemble à de la science-fiction, mais c'est la réalité. La société de services informatiques Atos est en train de créer à Dakar un Bangalore africain ! Safran et Airbus produisent au Maghreb. Enfin, il y a l'éclosion d'une industrie de proximité pour satisfaire les besoins des consommateurs : matériaux de construction, agroalimentaire, pharmacie, etc...

Q- comme QUALITÉ

Les entreprises africaines attendent de vous la Qualité, rien que la Qualité.

1.  LA QUALITÉ DES OFFRES DE SERVICES
2.  LA QUALITÉ DES OFFRES DE COOPÉRATIONS INTERENTREPRISES
3.  LA QUALITÉ DES SOLUTIONS MANAGÉRIALE
4.  LA QUALITÉ DES PRESTATIONS DE SERVICES
5.  LA QUALITÉ DES INTELLIGENCES

Mes 14 ans d’expérience internationale me permette de d'avancer que face à la qualité d’une offre de services, à l’efficacité d’un produit ou d’une solution, à la pertinence d’un projet, le tribalisme, la nationalité, la couleur, les doutes s’estompent. La qualité vous ouvre les portes des marchés africains. La diaspora sera qualité ou rien du tout.

L’Afrique n'est plus un musée de l'occasion. J’ai appris que dans plusieurs villes africaines, les voitures d’occasion n’ont plus droit de circuler. Le musée de l’occasion est donc entrain de fermer ses portes en Afrique. Dans le regard européen, il reste ce sentiment historique de supériorité qui pousse à proposer un produit de l'avant-dernière génération au consommateur africain. L'idée, c'est : on va leur donner la technologie d'avant-hier, ce qui sera toujours mieux que ce qu'ils ont, c'est-à-dire rien !

Saviez-vous que 44% des consommateurs en Afrique subsaharienne associent qualité et marques internationales, et considèrent qu’un produit de marque est de meilleure qualité. Les consommateurs africains sont fidèles aux marques et enseignent qu’ils apprécient : 70% se déclarent fidèles à une sélection réduite de marques, 55% fréquentent toujours les mêmes fournisseurs.

U comme Unité 

Il est temps de de développer une communauté de destin stratégique. Telle est le fond de notre démarche économique.

Les entreprises africaines attendent des acteurs économiques de la diaspora de vrais  écosystèmes d’affaires dans chaque projet, chaque offre. Les écosystèmes d'affaires permettent de comprendre la multiplicité des liens plus ou moins directs que va tisser une entreprise avec une multitude de partenaires, formant ce que l'on nomme une communauté de destin stratégique.

L’entrepreneur de la diaspora est un loup solitaire
·      Il souffre de la solitude de l’entrepreneur, manque de moyens, de visibilité et de moyens
·      Il a du mal à mutualiser ses compétences, ses intérêts et ses engagements
·      Il ne travaille qu’en mode confiance et non en mode contrat
·      Il n’aime pas son pays et son pays le lui rend bien

Ce que le marché africain attend de lui, c’est de l’audace conceptuelle (fini avec ces consultants qui viennent réciter des modèles inadaptés), de la persévérance, de l’énergie, de l’innovation, des investissements, de l’intelligence créatrice, de la capacité à faire avancer, un vrai leadership économique.

  1. Passer de la concurrence à la coopération
  2. Passer de l'intelligence individuelle à la réussite collective
  3. Passer de la réussite individuelle à la dynamisme économique collective
Un de nos clients me disait, il faut t’associer pour mieux peser dans l’échange, sinon l’offre de la banque mondiale va l’emporter.
Nos offres sont sectorielles, étroites, sans envergure, limitées et non intégrative. Il faut apprendre à s’unir, se faire confiance, se parler entre concurrents, se connaitre, travailler ensemble pour développer de vrais  organismes de solutions d’affaires

Nous les avons désigné sous le vocable : les écosystèmes d'affaires

Ce que les entreprises locales attendent ce sont des écosystèmes d'affaires : c’est une communauté de destin stratégique supportée par l'interaction entre des entreprises et des décideurs pour développer selon les projets des organismes du monde des affaires. Cette communauté économique va produire des biens et des services en apportant de la valeur aux clients qui feront eux-mêmes partie de cet écosystème. Les organismes membres vont également inclure les fournisseurs, les producteurs, les concurrents et autres parties prenantes. À travers le temps, ils vont faire co-évoluer leurs compétences et leurs rôles et vont tendre à s'aligner eux-mêmes sur la direction d'une ou de plusieurs entreprises centrales. Ces entreprises vont détenir un rôle de leader qui peut évoluer à travers le temps. Mais la fonction d'un leader de l'écosystème sera d'apporter de la valeur à la communauté. Car, il va engager les membres à agir en partageant une vision pour adapter leurs investissements et trouver des rôles d'appui mutuels. 

La prochaine conversation stratégique servira au lancement de cet écosystème d’affaires. La première de France et d'Afrique

E comme ESPOIR

Depuis la rencontre avec l’Autre, pour la première fois, les africains globalement et individuellement ont le choix économique. Bien qu’imparfait, il est devenu une réalité agissante. Les opérateurs économiques ont donc le choix de leur développement, de leur évolution :
·      Le choix des partenaires
·      Le choix des produits
·      Le choix des compétences
·      Le choix des offres de services
·      Le choix des intelligences et lumières
·      Le choix de la guerre (guerre économique, guerre des retards, guerre de monnaies, guerre d'images…)


La diaspora n’est plus obligée et votre place n’est plus naturelle, à vous de faire preuve d’humilité, d’écoute, de trouver votre propre financement au lieu d’aller toujours le chercher là où la raréfaction des ressources, le permet difficilement. À vous de prouver que vous êtes les dignes enfants prodigues de retour à la maison. Votre place est là toute chaude et la fête déjà annoncée est prête. L’Afrique vous écoute, vous attend et ses terres sont ouvertes. 

Je vous remercie.


Patrice PASSY
Directeur associé de DB CONSEILS

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