Google+ Followers

Google+ Followers

Google+ Followers

samedi 12 juillet 2014

Regard africain sur les stratégies chinoises de conquête des marchés et françaises de préservation de leurs intérêts en Afrique francophone


Cette intervention a été faite au cours d'une "conversations stratégiques" de DB CONSEILS à Paris.

L’objet de notre rencontre ce soir autour de nos conversations stratégiques, est de vous fournir les éléments de compréhension relatifs aux stratégies chinoises visant la conquête des marchés africains, et françaises ayant pour but la préservation de leurs intérêts en Afrique francophone. 

Je tiens à vous préciser que je suis afro-français, que ma démarche ne vise ni à condamner, ni à soutenir. Elle est une contribution aux contributions, visant à participer à l’émergence de la définition globale et transversale d’une stratégie africaine contemporaine, qui tout en faisant l’inventaire du passif historique se doit d’intégrer les impératifs stratégiques des intérêts émergents africains en conflits ou en mouvements.

Quand je parle d’éléments de compréhension, je veux parler du regard africain porté sur la course au leadership mondial qui se déroule sur le continent africain.

Pourquoi un regard africain ?
  • Parce que la fonction stratégique des Etats africains est minorée ou laissée en lisière par les décideurs politiques et les acteurs économiques.
  • L'absence de culture stratégique par pays dans l'espace culturel francophone, rend ridicule certains Etats face aux exigences du nouveau monde qui se dessine. Sans vision conquérante du monde, pas de projection économique et d'anticipation des complexités orchestrées ou à venir. 


Pourquoi ?
  • Parce que ces Etats ont toujours sous-traité, à la puissance coloniale, le soin de la réflexion ou de l’analyse stratégique. Dans l'ensemble, ces pays sont plus gérés qu'ils ne se gèrent. Or le rapport démographique qui se s'annonce, doit et va changer le rapport de forces dans moins de 40 ans.   
  • Parce que les enjeux que nous allons invoquer au cours de ces 40 mn, souligne l’immédiateté  donc de l’évaluation, de la réflexion et de l’analyse stratégique africaine.
Un exemple
  • La Chine offre la construction d’une usine à un gouvernement africain avec une participation majoritaire accordée aux Africains. En retour, les décideurs politiques africains ont amendé la proposition chinoise en préférant obtenir la valeur en argent du montant total de l’investissement, plutôt que de voir une usine se construire.
Il est clair que l’approche stratégique est totalement absente.

L’ironie de l’histoire est que l’usine ait malgré tout été construite et appartient à 100 % aux investisseurs chinois dans ce pays… sans que des dividendes substantiels puissent retourner aux populations locales privées de la manne financière dégagée par un tel investissement…

Il faut donc des hommes et des femmes libres et prêts à servir l’intérêt des populations. Il faut maintenant des stratèges à la tête des processus décisionnels des Etats et non des gestionnaires de rente.

Deuxièmement pourquoi un regard africain ?
  • Parce que la définition des secteurs d’activités stratégiques en termes de souveraineté, d’influence, et de défense d’intérêts économiques est aphone ou manque de visibilité et de lisibilité.
  • Parce que nous subissons la guerre économique sans jamais la prévenir, ni mesurer les effets induits, directs et indirects sur nos évolutions.
Exemple : Le cas de la Côte d’Ivoire ; bastion historique français ; est révélateur d’une reconfiguration géo économique de la région.
Pendant que la France défend ses intérêts sur des positions devenues de plus en plus instables, la Chine y investit massivement dans la prospection de gisements d’hydrocarbures, dans le développement des infrastructures portuaires d’Abidjan et des infrastructures terrestres qui lui permettront l’ouverture, sur le marché potentiel sub-sahélien, ce qui remet de manière indirecte et directe en question les positions françaises.

De la guerre froide à la guerre économique

La fin de la Guerre froide en l’Afrique, ne s’est nullement traduite par la fin des guerres réelles, bien au contraire la montée en puissance des intérêts en conflits maintient les déstabilisations politiques et économiques du continent. La principale raison est le fait que pour les majors et les anciennes puissances coloniales l’intérêt stratégique de l’Afrique passe du régional au global ou du marginal au prioritaire. 
La France en Afrique francophone est de plus en plus confrontée à trois enjeux majeurs : l’énergie, la défense stratégique de ses intérêts et la mondialisation avec ses effets prévisibles et imprévisibles dans son pré-carré. Si la connaissance des différentes situations a permis de contenir certaines évolutions, la réponse stratégique dans 15 ou 30 ans tarde à être reconfigurer. 
Or dans 30 ans, la population africaine sera de 2 435 000 000 milliards d'habitants environ et la France de 72 millions d'habitants. Le rapport de forces et les perspectives démographiques avec ses effets induits, en termes de choix économiques, culturels, scientifiques vont changer de manière substantielle toutes les données.  C’est pourquoi je me permets de vous parler de l'existant stratégique pour comprendre ce qui risque de se produire dans les 15 prochaines années.

Les stratégies française en Afrique francophone 

Analyse de l'existant

Les fondements de la culture stratégique française

Dans le concert des nations, la France a toujours sauvegardé sa capacité à penser et agir par elle-même, de faire en sorte qu’elle soit l’acteur de sa propre liberté, elle est  soucieuse avant tout de maintenir une sorte "d’exception française" ou du moins d’indépendance nationale. 
Ce que je résume sous le triptyque : Indépendance, universalisme et “rang” mondial.
Dans les grandes lignes, l’affirmation de l’indépendance s’accompagne d’un universalisme aux implications stratégiques.  La volonté de défendre, puis d’exporter, ces idéaux a justifié les conquêtes et l’expansion de l’Empire. La France garde une culture stratégique à vocation universelle.

Les fondements de la présence

La France a cédé sa première place de partenaire commercial du continent africain à la Chine en 2006. Ses échanges avec le continent sont passés de 3 milliards de dollars en 1995 à 55 milliards en 2006. Malgré les impacts de la crise financière mondiale sur les marchés internationaux qui perdurent, la Chine et l'Afrique ont réussi à maintenir une dynamique remarquable dans leur coopération économique et commerciale. En 2012, le volume total du commerce sino-africain a atteint 198,49 milliards de dollars américains, soit une hausse de 19,3% par rapport à l'année précédente.

Deux mobiles 
  • Les considérables réserves de matières premières du continent, notamment son pétrole
  • Les débouchés que propose le vaste continent à ses produits manufacturés à l’horizon 2050.
Que veut dire céder ici : c’est laisser une chose à quelqu'un, dans notre cas de figure c’est plier, mais en tout cas, pas rompre. Et la France ne rompt pas.

Pourquoi ?
  • Parce qu’elle a fait beaucoup de choses sans les africains, or comme le disait Mandela, « faire pour nous, sans nous, c’est faire contre nous ». C’est le fruit d’une stratégie bien française : la stratégie de l’accoutumance. Celle-ci est à l’origine du système de dépendance intégrale des pays du champ envers la France. Nous savons que toute dépendance est une contrainte implacable, et s’en défaire n’est pas juste un problème de volonté, si on n’a pas une lecture intelligente des vraies causes.
La stratégie de l’accoutumance

Le génie français s’est exprimé avant pendant et après « les indépendances » de manière  volontaire et inconsciente par  sa capacité de créer  et  de  faire  circuler sa connaissance, ses aides, sa culture, ses croyances et sa vision du monde  au niveau  des  « républiques sœurs africaines »  dans une logique ou stratégie que j’appelle d’accoutumance ou dans une logique d’emprise. Dans les faits, elle n’a fait qu’exécuter ce vieux principe qui dit : « Est maître des lieux celui qui les organise »

Celle-ci porte sur les points suivants :

1 - Garder l’initiative de la création, du savoir, de l’éducation, de la technologie, sans oublier la main haute sur la force militaire, le renseignement opérationnel (le cas du Mali, Niger, Nigéria…)

Disposer d’un outil d’aliénation : La langue française

Sur ce point mon but n’est pas de créer un débat sur le maintien ou non du français, simplement sur le plan stratégique, j’évalue l’impact et le rôle de la langue française dans le formatage des esprits.
Si le français sait mieux se propager en Afrique, c’est parce qu’il a réussi la conjugaison de trois choses :

Interdire, contrôler et rassembler 

Le français n’a pas seulement servi à accéder à l’universel en Afrique, mais tactiquement à communiquer, à désigner clairement ce dont elle traite. En devenant langue de société, elle a une  obligation :

Faire croire - faire ressentir - faire obéir - faire taire – faire rêver.
  • C’est à elle (la France) donc que revient l’initiative dans la création, la fusion, et la diffusion des connaissances, des standards éducatifs dans nos pays. 
  • Nous ne sommes que des champions du mimétisme intellectuel ou du copier-coller des paradigmes et concepts français.
  • La France a aussi réussi à bien formater les outils de contrôle et de fonctionnement de l’économie de la zone Franc. Les relais locaux se doivent bien entendu, d’être armés de façon à pouvoir imposer le modèle français de développement.
  • Elle a familiarisé les élites des économies africaines avec le développement économique,  produit de France.
Rassembler autour de l’amitié franco-africaine

Comment ?

En fabriquant une coopération française « acceptable » par les Etats du « champ » mais qui concourent aux objectifs des intérêts français.

L’objectif stratégique est de créer une relation de similitude ou de familiarité entre ceux qui emploient le même langage.
Nanti de son rôle de leader,  elle compte sur l’attrait de ses idées, le poids de son histoire pour toujours fixer l’ordre du jour de telle façon qu’elle modèle ses intérêts aux autres ou impose sa ligne politique quand c’est nécessaire.Elle dispose à ce jour d’un pouvoir spirituel acquis par le sabre et le goupillon pendant la période coloniale, qu’elle a substitué à l’ère de la mondialisation par  les médias qui sont, à ce jour, ses meilleurs outils de persuasion, j’ai ainsi nommé la médiacratie française.

Avec des moyens militaires et financiers limités, la France a compris la nécessité de renforcer son pouvoir médiatique comme pouvoir spirituel nouveau et infiniment plus perfide et puissant.

2014-2050

Le danger actuel que court cette belle réussite du génie français est l’absence de revitalisation de la pensée et des volontés. Une incapacité de dépassement et de renouvellement qui se traduit par une frénesie interventionniste dans les pays du champ. Aucun pays occidental n'a pour seul moyen de résoudre ses faiblesses que d'intervenir. Or l'usage répété de la force n'est aucunement l'expression d'une capacité de maintien des intérêts mais le signe de l'usure et du manque évident de solutions économiques viable et durable. 


Comment la Chine a-t’elle pu accéder à la première place en Afrique ?

Cinquante ans durant la Chine a observé les qualités et les défauts de  la stratégie française en Afrique. Elle a infiltré ses centres de décision, a étudié les mécanismes de fonctionnement et préparer le package des solutions chinoises en remplacement des lacunes ou des excès de pouvoir français. Dès les annés 80 épousant les courbes des défauts des programmes d'ajustement économique du FMI, elle a commencé avec brio des réalisations à fort impact médiatique dans la construction d'infrastructures publiques. Elle a reproduit à l’identique ce qui a marché avec la France et apporte dans les années 90, les avantages de sa vision et sa différences quand les erreurs stratégiques de la France le permettent.
Il faut savoir  qu’à l'inverse de la philosophie grecque qui a nourri l'Occident, elle considère que le monde ne peut pas être ordonnancé et maîtrisé par des concepts rationnels et mathématiques. 
Pour elle, tout est changement et mutation
Le sage ou le stratège en particulier, ne doit donc pas chercher à contrôler l'évolution du monde. Il doit au contraire s'adapter aux circonstances et tirer parti du mouvement perpétuel au milieu duquel il vit. 

Les fondements de sa présence 

Analyse de la situation

Pour la Chine, nous explique Mme He Wenping, directrice adjointe du département relations internationales de l’Institut des études africaines de la faculté des sciences sociales de Pékin, « la protection des droits de la personne ne saurait contraindre l’exercice de la souveraineté nationale. Il ne fait aucun doute que les succès rencontrés par Pékin en Afrique ont bénéficié de cette vision, même si ce n’est pas l’unique point commun [que la Chine partage avec ses] partenaires africains ».

Pour les Chinois, l’Afrique est donc en perpétuelle mutation.

La bonne stratégie n'est donc pas d’imposer sa volonté au cours des choses, mais d’être capable de sentir dans quel sens une situation va évoluer, et de s'organiser pour en tirer parti.

La longue expérience des consultants de DB CONSEILS en Afrique (14 ans d'expérience, initiateur des conversations stratégiques sur l'enjeu chinois et l'Union Africaine), nous a permis de relever 4 stratégies

1 - La stratégie de la petite porte

Il faut adopter la stratégie du détour et non celle du choc frontal.
« La rencontre s’opère de face. La victoire s’obtient de biais » Par « de face » entendez « prévisible ». Par « de biais » entendez « surprenant ».

Principe de la stratégie de la petite porte: Agir sur le potentiel “inexploité” des pays cibles  
 image
Les secteurs non rentables négligés ou jugés trop coûteux par les occidentaux, les projets nécessitant un investissement trop important (le cas du chemin de fer angolais, l’exploitation minière en RDC), bref saisir des opportunités là où la compétition est la moins forte.

Les 674 en 2005, sociétés publiques chinoises plus de 1000 actuellement implantées sur le continent placent autant leurs fonds dans les secteurs porteurs – des mines à la pêche en passant par l’exploitation du bois précieux ou la téléphonie – que dans ceux jugés moins rentables, et parfois abandonnés par les Occidentaux au Soudan, Angola, Nigeria,  Zimbabwe. Ils sont à la recherche des niches à forte capacité d’exportation ou taux de rentabilité élevé. C’est ainsi qu’ont été relancées l’exploitation des mines de cuivre zambiennes de Chambezi et les recherches pétrolières dans un Gabon où les réserves sont supposées se tarir. C’est dire que le continent reste, dans certains secteurs, une terre attrayante. La rentabilité serait de 5 % seulement dans l’eau potable et l’assainissement, autrefois très profitables, mais de 13 à 15 % dans l’électricité et de 20 à 25 % dans les télécommunications

2 - La stratégie des petits laboratoires

On peut la résumer par la recommandation suivante : Evitez de vous égarer dans des combats secondaires. Le gain maximal suppose souvent de concentrer ses moyens sur l'objectif principal.
Cette stratégie dessine les contours du pragmatisme chinois : Vous connaissez la fable « le lièvre et la tortue » dont la morale peut être ainsi résumée, « rien ne sert de courir; il faut partir à point ». Euh bien les chinois procèdent ainsi en Afrique, ils ne s’éparpille pas, quelques réalisations de propagande à fort impact médiatique dans le pays (constructions d’hôpitaux, de siège d’institutions publiques, de stades par exemple) ou à la face du monde. La Chine a lancé, pour le compte du Nigeria, un satellite de télécommunications, le tout premier appartenant à un pays africain et une première pour la Chine qui a fourni à la fois le satellite et procédé à son lancement. Des actes diplomatiques avec un plan raisonné et méthodique pour le long terme. La stratégie chinoise parait à bien des égards sous la forme d’une cohérente politique tant en interne qu’à l’externe, ce qui n'est pas le cas avec la guerre des réseaux politico-militaires, affairistes français.
Deux actions  distinctes  et  interdépendantes

1-une politique de sécurisation de l'accès aux matières premières et aux hydrocarbures ainsi que la diversification des sources d'approvisionnement. A ce titre, l’Afrique fournit 28% des hydrocarbures (Angola, Soudan, Congo-Brazzaville).

2-une politique d'incitation faite aux multinationales chinoises afin d'exporter des produits avec une valeur ajoutée croissante. Un système financier est maintenant en place pour les développements futurs. 
L’efficacité chinoise consiste à faire des réussites à l’international comme le moyen pouvant assurer la légitimité du pouvoir chinois, tout comme le développement du pays requiert la mise en œuvre d’une stratégie d’expansion opportuniste.  

3 - En  ce  qui concerne la  stratégie  du  long  terme

Elle s’illustre par la prise de contrôle, à perte de certains secteurs ou activités économiques qui visent à assurer un terrain favorable au développement des intérêts chinois dans le pays: le cas de la raffinerie de Kaduna au Soudan, et de l’Angola.
Dans la vision chinoise, l’Afrique n'est pas un bloc monolithique autonome, mais une nébuleuse de liens entre un grand nombre d'acteurs. C'est de la compréhension de la solidité de ces liens que la Chine tire sa force ou améliore ses points de vigilance.
 Renforcer les siens et distendre ceux de ses adversaires constituent ainsi un enjeu stratégique majeur.

4 - Le dernier point est  le "package d’appui diplomatique"

Composé de ventes d'armes et de technologies, de soutiens politiques et d'appuis diplomatiques dans le cas où le pays partenaire serait en porte-à-faux avec la société internationale.

Les convergences  franco chinoises  en  Afrique  francophone

Il existe un cadre de dialogue stratégique franco-chinois établit depuis plusieurs années.
    
Face aux intérêts multiformes deux positions se dégagent
    
La France et l’Union Européenne souhaitent  concilier compétition et coopération
    Pour la Chine, les querelles géo économique et géostratégique ne devraient pas bloquer l'approvisionnement mondial en énergie.
« Dans cette quête d’équilibre mondial, dans cette volonté de dialogue et d’harmonie, il y a, entre l’Europe et l’Asie, des convergences objectives, fondées sur l’expérience et la sagesse des pays de très anciennes cultures. Il n’y a pas entre les deux de rivalités de puissance, mais des intérêts communs. C’est pourquoi, la France a été à l’origine des grandes initiatives visant à rapprocher l’Asie de l’Europe : la création de l’ASEM ; la mise en place des partenariats stratégiques entre l’Union européenne et les grands pays d’Asie, la Chine, l’Inde et le Japon. Ou encore la ratification prochaine, par l’Union européenne, du Traité d’amitié et de coopération en Asie du Sud-Est… » Discours du Président Jacques Chirac, prononcé le 26 octobre 2006 devant l’université de Beida

Avis aux décideurs amateurs africains, qui pensent tirer profit d’une illusoire rivalité entre l’Europe et la Chine et leur pays. Les pays n’ont pas d’amis que des intérêts.

Le  positionnement  stratégique  africain

Les faiblesses des Etats et des entreprises face aux stratégies françaises, américaines, indiennes et chinoises de conquête des marchés  africains posent un vrai problème d’identification de la menace et d’élaboration des stratégies défensives. Les experts de DB CONSEILS ont identifiés plusieurs points de vigilance.

Au niveau de l’Etat

1.  Méconnaissance du rôle de l’Etat
2.  Promotion des intérêts économiques insuffisante
3.  Insuffisance de la réglementation
4.  Absence d’un environnement favorable  à l’émergence d’une culture stratégique
5.  Absence d’une réflexion nationale sur la protection du patrimoine économique de l’Etat
6.  Manque de cycles de formation sur les grands enjeux de l’Etat et la gestion des complexités mondiales

                                        Les  faiblesses  juridiques
Absence d’une loi assurant la protection des entreprises nationales et des particuliers contre le hard lobbying
La cohérence et l’efficacité de textes de lois restent imparfaites
Imperfection dans le contrôle juridique des investissements directs étrangers
Manque de droit des affaires


Les  menaces  financières
Inexistence d’une loi sur les relations économiques extérieures
Vulnérabilité du capital des entreprises classées stratégiques
Insuffisance des contrôles de certains investissements internationaux
Imperfection du dispositif réglementant les relations financières avec l’étranger



Intégration régionale balbutiante
  • On s’accorde généralement à reconnaître que les problèmes de financement sont le principal obstacle à l’intégration de l’Afrique : un cumul de  près de 50 millions d’arriérés
A cela  s'ajoute  la faiblesse  des  mécanismes  régionaux 
  • Les gouvernements ne parviennent pas à transposer leurs engagements régionaux, conventionnels ou autres, dans leurs politiques, lois, règles et règlements nationaux
  • Les gouvernements ne sont pas prêts à subordonner les intérêts immédiats des politiques nationales aux objectifs économiques à long terme de la région. Discrédités dans leurs prétentions à assurer l'intégration et l'encadrement des territoires nationaux, affaiblis par la croissance du secteur informel, et confrontés à des replis ethniques et à des troubles politiques, les États sont moins enclins à accepter des transferts de souveraineté.
QUE  FAIRE ?

La convergence  des  émergences
  • Les acteurs africains doivent prendre toutes les initiatives de coopération internationale nécessaires à leur développement, en ayant pour seul souci leur indépendance et les intérêts de leurs peuples.
patrice.passy@gmail.com
      
     Un mot sur l'auteur

Patrice PASSY est consultant-formateur et conférencier sur les thèmes en rapport avec l'intelligence économique, la communication d'influence, intelligence interculturelle. 

Directeur associé de DB CONSEILS, qui est un cabinet conseil spécialisé depuis 14 ans en Management des organisations, intelligence et communication d'influence, Patrice PASSY intervient dans les écoles de commerce et instituts de Management en Île de France, en Afrique francophone et en Belgique. Ce cabinet organise à Paris depuis 2006, des "conversations stratégiques", qui sont un système de pose de questions stratégiques portant sur l'enjeu chinois en Afrique, la culture stratégique française, le processus de néo-décolonisation africaine, les perspectives démographiques africaines en 2050: enjeux et opportunités (liste non exhaustive).

De nombreuses études et conseils stratégiques sur la géopolitique, la géo-économie et les perspectives économiques et démographiques africaines ont permis à l'auteur, de développer une expertise africaine sur les questions stratégique, géostratégique, intelligence stratégique et communication d'influence, la gestion des problématiques interculturelles, sans oublier le management des diversités franco-africaines.

DB CONSEILS est le premier réseau de compétences franco-africaines disposant d'un réseau de représentant dans plusieurs pays francophones (19 consultants) depuis 14 ans. Nos proposons des prestations dans la:
  • protection du patrimoine économique de l'Etat
  • protection du patrimoine immatérielle de l'entreprise
  • management des complexités locales
  • redynamisation commerciale de l'entreprise
  • résolution des dysfonctionnements internes de l'entreprise
  • appareil de solutions au cas par cas selon le cahier de charges du clients
  • Accompagnement des entreprises dans la conquête du marché de la zone franc
  • Intelligence interculturelle et intelligence économique
Nos clients sur les questions stratégiques et le conseil de service à ce jour, ont été des chefs d'entreprises, entreprises publiques et privées, écoles et instituts de management, les patrons des patrons africains, des Ministres et/ou Ministères, ainsi que la Primature.

Aucun commentaire: