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lundi 27 août 2012

COMMENTAIRES DES LECTEURS : Intelligence des crises et crise des intelligences en Afrique francophone


 
Pour l'appuyer, si je regarde l'Afrique noire francophone des points relevés autour de cette  gestion de la Question, en tant que Consultante et spécialiste de l'accompagnement, je me positionne favorablement sur l'intérêt d'accorder une place pointue et prépondérante à la réflexion, et donc aux questions à se poser et à poser.
 
1. AVONS-NOUS LES MOYENS DE LA RÉFLEXION ? (question d'un commentaire de TLC)
 
Hommes et Femmes ne sommes pas idiots. Nous avons la capacité de réfléchir, de rechercher des lieux et endroits adéquats pour réfléchir, de prendre le temps de réfléchir, de vouloir réfléchir par exemple à l'information qui nous manque et sur celle que l'on reçoit, sur comment faire pour l'obtenir, sur comment approfondir un sujet,  sur comment gérer telle difficulté, sur les feed-back que l'on nous donne. Nous avons mille et une bonnes raisons de réfléchir. Se remettre en question, c'est réfléchir.  
 
On réfléchit : cela veut dire qu'on pense activement, qu'on examine une situation, un problème sous différents angles grâce aux évènements et questions auxquels nous sommes confrontés. Si nous nous empêchons de réfléchir : 
  • quel sens cela t'il pour nous  ?  
  • Quels bénéfices en retirons-nous ?  
Ces questions méritent qu'on s'y attardent car derrière chacune de nos actions :
  • ne pas réfléchir est une action (tout comme dormir)- se cachent des bénéfices voilés.
Dans la non-gestion de la Question posée dans ce billet, donnons-nous les moyens de réfléchir, tel un miroir qui réfléchit notre image et l'image de nos leaders.
 
Aussi me vient la question : quels sont nos moyens ?
A laquelle je répondrais … D'abord Nous-même : du  droit, de l'exigence et la volonté de s'accorder un moment et un espace de réflexion; de les rechercher et de les prendre.
Pourquoi nous ? Parce que nous sommes les principaux acteurs du changement. C'est l'Homme qui amène et conditionne le changement.

2. Posons un regard sur la Question 

Q pour signifier qu'elle est multiple, qu'il y a plusieurs types de questions et qu'elles ne revêtent pas le même habit quant à leur utilisation (manoeuvre) ni le même déshabillage quant à leur portée (but).
Toutes les questions sont stratégiques. 
 
- La stratégie de la Question
La stratégie étant l'art de planifier, de diriger et de coordonner des actions pour atteindre un objectif. L'objectif étant une étape pour arriver à un but, on peut dire qu'un des objectifs de la question -mais en fait cet objectif un but- est d'avoir une réponse.
… Pourquoi ?
Regardons cela de plus près : la raison d'être de la Question, càd la raison pour laquelle elle naît, vit et surgit, provient du fait que nous sommes en interaction constante avec une ou des personnes et un ou des environnements.  Tenant compte de ces éléments, la Question n'est pas neutre et ne peut être neutre. Et lorsque nous la posons elle à une intention : le but qu'elle cherche à atteindre.
Des facteurs (internes, ex : nos états d'âme et de pensées) et externes (l'environnement) l'influencent. C'est ainsi que lorsque nous posons une question, soit inconsciemment ou consciemment (Les transactions et les règles de la communication, cfr. Eric Berne) nous tentons de coordonner sa trajectoire de 4 objectifs principaux et fondamentaux  :
  • le 1er :  d'être entendu 
  • le 2ème :  d'être compris
  • Qui amène le 3ème : la satisfaction de notre besoin de sécurité et de reconnaisssance 
  • Et un 4ème : l'auto-satisfaction/la réalisation 
  • (cfr. La théorie des besoins Maslow et Herberg)

Un exemple :  Avez-vous soif ?
Techniquement on dira que c'est une question fermée, c'est la plus simple car elle amenée à avoir une réponse courte et précise :  oui ou non.  

Aussi je dirais également que tout comme la Question
La réponse est stratégique.

Ainsi me vient une question : à quoi sert la stratégie ? (qui plus est est un nom féminin, hé, hé, hé !)
- A mettre en place une politique d'actions, attaque et défense, pour atteindre un objectif… 

Revenons au billet,

Les leaders qui connaîtront le succès seront ceux qui considèrent que les peuples  constituent des réseaux vivants de conversations et de recherche collective d’une signification permettant de créer de nouvelles connaissances et d’ouvrir la porte d’un avenir en construction.

N'est-ce pas un bel objectif ? Je le soutiens.

Duquel j'en vois précisément 2 à clarifier  :
1. Une signification : que veut dire, que sous-tend ce terme ?  
2. Quel avenir voulons-nous, dans quel but et sous quelles formes ?

Si je regarde le leadership de nos Leaders et par eux notre propre leadership
 
Nous avons sous notre contrôle - si nous voulons bien la regarder et la prendre en charge- une capacité d'influence qui nous est propre à la fois consciente et inconsciente, elle est appelée communément séduction, d'autres diront charisme. Nous avons également des zones d'influence (professionnelles, relationnelles, amicales et autre, ex. La Diaspora noire africaine) d'où découle un pouvoir d'influence que l'on exerce à petite, moyenne ou grande échelle. Nous avons tous également à notre portée la capacité d'oser, de nous affirmer, de nous confronter, de nous donner des permissions, de nous donner des moyens pour mettre en oeuvre des actions … N'appelle t'on pas cela aujourd'hui dans le monde des affaires, de l'entreprise et politique  … avoir du Leadership ? 
 
En Afrique noire comme ailleurs Il est difficile de bousculer nos "zones de confort" que sont nos "schémas et carte mentales".(cfr. PNL), en fait notre culture.
 
Si nous devons, avons, voulons modifier quelque chose en nos chers pays noirs africains, n'est-il pas opportun de nous donner les moyens de réfléchir au Leadership  de notre propre culture ? 
A ce propos  j'ouvre ici une petite parenthèse, tel un clin d'oeil 
Regardons-nous. Comment sommes-nous  habillés ?  … comme le Père blanc. Nous avons une voiture comme le …. Père blanc. Nous étudions et allons aux écoles de ?  … Père blanc. Nos diplômes recherchés sont ceux de ? … Père blanc.  Ils sont soulignés ou en mis gras  (oui, oui j'en ai vu !) dans nos Curriculum Vitae car signés de ? … Père blanc. Notre habitât est comme celui de ? …. Père blanc. Notre religion chrétienne tant glorifiée vient de ? … Père blanc. Nos Gsm, smartphones, télévisions, lectures viennent de ?.… Père blanc !! etc, etc …
                                                                               
OU EST PERE NOIR ?
J'ouvre encore la parenthèse : pourquoi regardons-nous notre couleur à l'apprécier, la juger belle ou pas selon qu'elle est claire ou sombre ?
Pourquoi la femme noire éclaircit t'elle sa peau ?  Pourquoi aujourd'hui encore avons-nous à parler à qui veut bien l'entendre de notre couleur ?  Elle ne se voit pas ?
 Autrement dit : Comment gérons-nous notre complexe d'être noirs ?
 
Qu'est-ce qu'un complexe ?

Un sentiment d'infériorité qui génère une conduite inhibée (Cfr.Larousse). D'un point de vue psychologique le complexe se traduit par une focalisation sur un défaut réel ou imaginaire, physique ou psychologique. La personne complexée entretient une image déformée d'elle. Tiens, tiens …
 
Nous noirs africains francophones, que nous soyons afro-européens ou métis-africain ou africain tout court dans notre pays, nos réponses d'aujourd'hui sur le complexe de notre couleur
sont : évasives ou souriantes ou détournées comme nous savons si bien le faire, ramenées en explications de notre passé -ce passé que nous connaissons par coeur- d'esclaves et du colonialisme, ce passé auquel nous sommes accrochés, avec lequel nou élevons nos enfants, duquel nous nous étalons en gémissements et victimisation ou que nous brandissons de leurs figures héroïques du XXè et XIXè siècle (Mandela, Obama), sans omettre ceux nombreux des domaines sportif et artistique.
La gestion de notre complexe :
Je vais citer 3 façons dont nous la mettons en oeuvre, 

  1. à être honteux d'avoir le complexe de notre couleur. La honte est un sentiment de fragilité et de reconnaissance de nos fautes qui lorsqu'elle se porte à notre couleur devient un renvoi négatif de notre amour-propre. Autrement dit nous ne sommes pas fier du peu d'amour-propre d'être qui nous sommes càd noir (e).
  2. dans le déni de ce complexe. "On est tous pareil, Nous Frères de couleur nous sommes frères et soeurs".  Ah oui ? Alors pourquoi dans nos cercles de connaissances, relationnels, amicaux ou de famille j'entends encore des termes tels que  : " ouh là là qu'est ce qu'il (elle) est noir (e) ! d'ou vient-il (elle)" ? (quand on ose l'exprimer ! car combien de fois n'est-ce pas tu mais pensé … - dixit être honteux d'avoir le complexe de notre couleur)

  3. Dans le besoin de s'affirmer par les études et le diplôme.  Vous me direz oui tout le monde aujourd'hui, partout dans le monde devons avoir fait ou faire des études et décrocher des diplômes pour le travail, avoir la possibilité d'avoir un travail, etc, OK . Mais nous noirs africain, derrière se qui est scandé par nécessité de sécurité, recherchons avant tout la RECONNAISSANCE de LA VALEUR D'ETRE NOIR(E) - qui cache une peur "surtout qu'on ne nous regarde plus comme des sauvages". Et j'ajouterais "ni encore moins qu'on le pense".
Nous pouvons continuer la liste tout doucement ou la boucler par exemple par le port du costume et cravate (attribut il faut bien le dire bien blanc) dans lequel derrière se cache ce besoin impérieux, cette nécessité de PARAITRE SERIEUX et respectable pour pouvoir être pris au sérieux de ce que l'on a à dire … 
 
Je ferme ici la parenthèse.
 
Le leadership ou l'art de fédérer et de mobiliser les énergies autour d'une action collective.

Si nos chefs d'Etats ne savent pas "structurer des questions stratégiques qui ouvrent la porte à une réflexion sur les possibilités  plutôt que sur la résolution de   problèmes" …  :  … "Combien d’entre eux n’ont pas peur de ne pas savoir quelque chose et savent adopter une attitude constructive pour aider les autres à faire valoir leurs connaissances collectives ?"

J'apprécie ce doigt pointé sur la non gestion d'une réflexion constructive…

Les composantes du leaderhip sont en entreprise : la communication, la responsabilité, la compétence, l'alignement et la mesure. Je ne vais pas les développer ici. Mais Leadership et créativité sont intimement liés  (cfr.  Robert Sternberg). D'une part, la créativité est une forme de leadership et, d'autre part, une des composantes essentielles du leadership est la créativité. Dans cette hypothèse : le leadership est une gestion créative. Aussi la réflexion et ses questions sont le socle de cette créativité.

Le leadership de nos chefs d'Etat noirs africains pose le cadre de mon regard de femme noire sur notre propre leadership à celui du leadership de nos pays d'Afrique noire d'AUJOURD'HUI à celui de DEMAIN . 

Consultante People & Self Management
Executive Coach
Formatrice



1 commentaire:

LCT a dit…

Je ne vais pas ici commenter le fait que nous puissions ou pas réfléchir car cela est trés bien dit dans l'article portant sur la "Question". La réponse est Oui, nous pouvons réfléchir mais le problème est ailleurs.
C'est de la bonne Question dont il est ici question.
Mais ce qui m'interpelle en premier chef dans votre commentaire pour la femme noire que je suis et vivant en Afrique c'est votre parenthèse sur "ou est le père Noir"? Par corollaire au "père blanc" envers qui nousserions intimement dévoués. Vous affirmez que nous sommes tous toujours victimes de notre complexe d’être de couleur noire. Non ! Nous ne sommes pas tous adepte du blanchiment, non nous n'avons pas à avoir honte d'être aujourd’hui habillés, de rouler en voiture, d'avoir un GSM, d'être éduqués, etc. Ce qui me fait avoir honte c'est que nous n'ayons pas encore suffisamment été à l'école pour fabriquer nous même les habits que nous portons, pour construire les voitures dans lesquelles nous roulerons, pour asseoir notre indépendance, notre ouverture d’esprit, pour innover, etc. Il me semble que ce sont là nos vrais problèmes, comment être acteur. Ce n'est pas un déni que de dire que nous sommes loin d'avoir encore des complexes de couleur qui pourraient éventuellement expliquer notre immobilisme, notre manque de projection et de vision. Tous nos actes ou nos non actes seraient la conséquence de notre complexe et nous voudrions faire oublier notre couleur noire!!
Cet état de chose ne saurait à mon humble avis être généralisé à tous les états noirs francophones d’Afrique. Le problème du complexe de couleur ne saurait expliquer quoique ce soit.
Par contre je partage entièrement avec vous le fait que nous soyons toujours en quête de "vrai" leaders, dotés d'un leadership leur permettant de soulever des « Questions » stratégiques, de faire de la veille stratégique, d’innover, de se surpasser, de se remettre en cause sans peur de perdre du pouvoir, de construire pour un avenir meilleur, maîtrisé dans le sens d’une croissance pour le bien de tous. Bien entendu nous devons chacun à notre niveau nous comporter en leader !!!!