Google+ Followers

Google+ Followers

Google+ Followers

mercredi 15 août 2012

Intelligence des crises et crise des intelligences en Afrique francophone


  1. Pourquoi 
ne
 posons nous 
pas 
de 
meilleures
 questions face aux crises que traversent l’Afrique francophone ?
  2. S’il
 est
 si
 important
 de
 poser
 de
 bonnes
 questions,
 pourquoi
 la
 plupart
 d’entre
 nous
 ne 
consacrent‐ils
 pas 
plus
 de 
temps 
et 
d’énergie 
à 
en 
trouver  
et 
à 
les 
formuler ?
 
LA QUESTION

Cela 
tient peut‐être 
au 
fait 
que, 
dans 
une 
large 
mesure, 
les cultures africaines accordent plus
 d’importance
 à
 la
 « bonne
 réponse »
 qu’ à
 la
 « bonne
 question ».
 Nous nous exaltons bêtement face aux bonnes réponses importées (l’esclavagiste, le colon, l’impérialiste…) qui jonchent l’enfer de nos quotidiens, sans se poser la moindre QUESTION. J’en veux pour preuve notre héritage colonial. Dans les pays d’Afrique francophone, le système éducatif, de santé,  judiciaire, universitaire, administratif, la fonction publique, de défense  toujours en vigueur depuis 52 ans, malgré quelques amendements, reste et demeure français. 
Ces systèmes mettent
 plus 
l’accent
 sur 
la 
mémorisation, la hiérarchisation 
et 
sur
 les 
réponses 
toutes 
faites que 
sur l’art
de  
la 
recherche 
de 
possibilités
 nouvelles, génératrice de nouvelles réalités, donc de solutions adaptées.

Il
 est 
rare 
qu’on 
demande
 de
  trouver
 des
 questions qui 
nous 
forcent
 à
 réfléchir
 et
 nous 
nous 
REFUSONS 
d’ailleurs de génération à génération de nous
 poser
 de
 telles
 questions. Un démographe me disait au cours d’un échange, qu’il y a un mécanisme d’extinction démographique dans l’espèce humaine selon lequel un système d’idées disparait avec la génération qui le porte. Si « une question qui n’est pas posée est une porte qui demeure close » renchérit…Marilee GOLDBERG, dans son livre The art of the questions, le constat est que nos systèmes d’idées de génération à génération maintiennent les portes closes du progrès, de l’épanouissement COLLECTIF, de l’intelligence sociale…faute de QUESTIONS.

C’est la marque évidente d’une intelligence africaine en crise profonde
Au 
moment 
où 
nous
 entrons 
dans
 une 
ère 
où 
des 
problèmes 
systémiques 
sont
souvent la 
source
 de
 défis
 critiques
 à
 relever,
 où
 il
 est
 indispensable
 de
 s’appuyer
 sur
 des
 perspectives
 diverses
 pour 
trouver 
des
 solutions 
durables,
 et
 où les 
liens 
de 
cause 
à
 effet  
ne 
sont 
pas 
immédiatement 
apparents, il
 faudra
 être
 capable
 de
 soulever
 des
 questions
 précises
 qui
 remettent
 en
 question
 les
 hypothèses
 de 
fonctionnement 
actuel (souvent héritées, proposées ou carrément imposées par l’Autre),
car 
ce
 sera 
la 
clé 
de 
la 
création 
d’avenirs
 positifs pour nos enfants.

Comme 
le
 disait
 Einstein, 
« Nos
 problèmes
 ne 
peuvent
 être 
résolus 
au 
même
niveau
 de 
réflexion
 qu’à 
celui 
qui 
les 
a  
créés. » Et
 dans 
son 
livre,
The
 Art
 of
 the
 Question, 
Marilee
 Goldberg
 ajoute,
 [traduction]
 « Il
 y
 a
 changement
 de
 paradigme 
lorsqu’une
 question
 posée
 dans
 le
 contexte
 du
 paradigme
 actuel
 ne
 peut
 trouver
 de
 réponse
 qu’en 
dehors
 de
 celui‐ci. »
 C’est
 le
 genre
 de 
mutation
 des
 valeurs,
 fondé
 sur
 des
 questions
 efficaces,
 qui
 est 
peut‐être 
nécessaire
pour  
trouver
 des
 solutions 
vraiment 
novatrices 
à 
nos 
problèmes 
les 
plus
pressants, disons mieux, aux catastrophes programmées et à venir si rien ne change dans une vingtaine d’années.

La
 répugnance
 de nos cultures
 à 
poser 
des
 questions 
originales 
est 
liée
 à 
notre
 prédilection 
pour  la  culture de l’immédiateté (TOUT : tout de suite, peu importe la forme), c’est-à-dire les
 solutions
 rapides.
 Sans oublier 
notre
 faiblesse
 pour
 tout
 ce
 qui 
est
 tranché,
 blanc
 ou
 noir. On se 
limite 
à
 un
 choix
entre
 deux
 solutions.
 En
 outre,
 la
 lenteur  de
 notre
 rythme
 de
 vie
 et
 d’exécution
 des interactions complexes ne
 nous
 donnent
 pas
 souvent
 l’occasion
 de
 participer
 à
 des
 conversations
 réfléchies
 ou pointues  au
 cours
 desquelles
 nous
 pouvons
 examiner 
les questions
 ayant 
un
 effet 
catalyseur 
et 
les
 options 
novatrices 
avant 
de prendre 
des 
décisions 
clés. Généralement l’expert blanc a pensé pour nous et à poser à notre place les mauvaises questions et il faut surtout lui faire confiance…heureusement chers internautes que cette espèce d’Africains est en voie de disparition mais, bon Dieu que les infériorités ont la vie dure !!!

C’est la meilleure expression d’une crise des intelligences mise à nue par la mondialisation
Or, le monde actuel est un boulevard d’opportunités de développement et de réussite truffé de puissantes mines anti démocratiques, et anti développement économique avec comme paravent ingérence humanitaire et depuis la Lybie économique, droits de l’homme... L’espace est restreint et tout le monde ne peut avoir les mêmes privilèges, c’est au plus intelligent de savoir tiré son épingle du jeu mondial. 

LA QUESTION : Que faire ?


 Pour 
les
 Etats de la Zone Franc, 
dans
 la 
période
 d’instabilité 
actuelle,
 encourager 
leur 
élite, leur citoyen, leur universitaire
 à 
se
 livrer
 à
 une
 sérieuse
 réflexion
 sur
 des
 questions
 complexes
 sans
 solutions
 faciles
 sera
 la
 clé
 de
 la
création
 de
 l’avenir
 que 
nous
 désirons,
 au 
lieu 
d’un
 avenir 
qui 
nous 
est imposé depuis le 15e siècle et va continuer à l’être si cet important effort n’est pas construit et alimenté à chaque instant.



Exemples : 
  • remplacer le français par une langue africaine. 
  • mettre en place un nouveau système politique qui ne soit ni démocratique, ni anti démocratique, 
  • proposer au monde une nouvelle idéologie politique conforme à notre vision du monde
La grande question de LA QUESTION en Afrique francophone
Il 
faudra
 que 
les acteurs politiques développent 
en interne, loin des courtisans de tout bord, la capacité
 de
 conception
 de« systèmes
 privilégiant
 la
 pose
 de
 questions » afin
 d’apprendre,
 d’adapter
 et
 de
 créer
 les
 nouvelles
 connaissances
 nécessaires
 pour
 tirer
 parti
 des 
possibilités
 et
 relever
 les
 défis
 que
 présenteront
 les
 structures
 organisationnelles
 plus
 fluides
 qu’exigent
 NOTRE avenir qui se complexifie chaque jour. 

Par
 exemple,
 les
 défis
 auxquels
 devront
 faire
 face
 les
 chefs d’Etat
 au
 cours
 des
 vingt prochaines 
années
 seront 
probablement 
liés 
à
 :
  • l’art 
de 
mobiliser 
et 
de
 dynamiser 
les 
réseaux politiques et économiques interne et externe;

  • la maîtrise de la diplomatie africaine de connivence d’intérêts, 
  • la défense du territoire nationale, la gestion et la communication de crises (les cas de la Côte d’Ivoire et de la Libye pour un observateur avertit est une mine d’enseignements), 
  • être une force de propositions pour la refonte des organismes mondiaux, 
  • développement des compétences dans les métiers de souveraineté (audit, conseil, management, expertise pointue…)
  • la question de la monnaie nationale ou régionale
  • la définition des périmètres stratégiques des intérêts des Etats d’Afrique francophone 
  • la contribution groupée dans la reformulation du système financier mondial, 
  • comment faire échec aux accords de partenariat économique (véritable esclavage économique), 
  • la lutte contre les sept faims des peuples d’Afrique francophone, 
  • comment solutionner les thématiques sociales des peuples de manière endogène, par palier et en interaction avec les autres pays de la sous-région, 
  • comment penser le désordre dans chaque pays (opposition),  etc… 
Il
 ne 
s’agira 
plus 
de 
se 
contenter
 de
 gérer
 des 
Etats avec un pouvoir fort (une étroitesse de vue politique et d’esprit à mon sens)  comme 
le
 font nos ainés, pères ou frères. Les
 leaders
 qui
 connaîtront
 le 
succès
 seront
 ceux
 qui
 considèrent que
 les
 peuples  constituent
 des
 réseaux
 vivants
 de 
conversations
 et
 de
 recherche
 collective
 d’une
 signification
 permettant
 de
 créer
 de 
nouvelles
 connaissances
 et
 d’ouvrir
 la
 porte
 d’un avenir en construction. 
Or l’avenir n’est plus demain pour nous, mais là devant nous, nauséabond et brumeux. 
Nos chefs d’Etat 
minorent une chose, ils ne sont pas à la tête d’un Etat que pour régler 
et gérer les urgences que les désordres ambiants (mentaux, économiques, sécuritaires, financiers, sociaux, sexuels, spirituels…) génèrent, mais surtout pour
 favoriser
 une
 réflexion
 constructive créateur de boulevards d’opportunités aujourd’hui et demain dans le cadre de leur programme politique.

Comment 
En commençant par faire émerger ou soulever
 des
 questions
 stratégiques.
 

En Afrique francophone une question fait peur, intrigue, met mal à l’aise, rend suspect, t’érige bêtement en opposant. L’exercice le plus commun à tous les leaders consistent développer une énergie hors du commun visant à empêcher LA QUESTION, à contrôler la question, à taire la question, à tuer la question, le silence est le signe d’une bonne intégration. Les silencieux donc les invisibles, les imbéciles, les poids morts, les spécialistes du ventre ont le bénéfice de la durée. 

Combien
 de
 chefs d’Etat
 aujourd’hui
, savent
 comment 
structurer 
des
questions 
stratégiques
 qui
 ouvrent 
la 
porte 
à 
une 
réflexion 
sur 
les
possibilités  plutôt
 que 
sur
 la 
résolution 
de  
problèmes ?



Tous se sont spécialisés dans la gestion des urgences à géométrie variable. L’Etat reste gestionnaire dans ce cas, aveugle le plus souvent possible, incapable par hérédité  et myope sur les grandes questions stratégiques, en retard dans les rendez-vous du donner et du recevoir mondiaux. 
Or le peuple qui veut le changement maintenant exige et attend un ETAT STRATÈGE, c’est-à-dire volontaire, compétent, visionnaire, anticipatif, sachant gérer et communiquer en situation de crise,  et non mentir de manière éhontée.

Combien
 d’entre
 eux
 n’ont 
pas
 peur
 de 
ne 
pas
 savoir 
quelque 
chose
 et
savent adopter une
 attitude
 constructive
 pour
 aider
 les
 autres
 à
 faire
 valoir
 leurs
 connaissances collectives ?

Le propre des peuples colonisés est souvent de manquer de confiance en eux, d’avoir peur de tout à cela s’ajoute la confusion d’identité et une stratégie de prise de parole et de positionnement souvent hasardeuse, pour combler ces lacunes, les leaders issus de ces peuples mettent en place des services de renseignements omniprésent tueurs de LA QUESTION ou un « système de sécurité » avec pour seul objectif : taire LA QUESTION. 

Combien
 de 
leaders 
politiques sont
 capables 
de 
mobiliser 
leurs 
cadres de manière objective afin 
de
  dégager
 les 
«grandes 
questions»
 qui
 sous‐tendent 
l’avenir 
de 
leurs
 organisations ?
 
En Afrique francophone, les leaders
 doivent
 devenir
 des
 « connecteurs »
 entre 
les
 personnes 
et 
les 
idées.
 Taire la question, dissoudre la vraie opposition ou les courants dans un parti, créée une vraie crise d'intelligence dans la compétition politique car, la diversité 
des
 voix 
et 
l'expression 
de 
points
 de
 vue
nouveaux,
sans 
la 
restriction 
imposée
 par 
les 
frontières 
classiques 
de 
la
 dictature, de la fonction,
de 
la 
hiérarchie,
de 
la
 discipline du parti,
de
 la
technologie,
de 
la 
permanence 
et 
du 
lieu
 géographique 
jouent 
un 
rôle
 de 
plus
en 
plus
 important
 dans 
l'établissement
 de 
la 
stratégie 
d'une 
société globale et locale.
 Comme 
Gary 
Hamel 
de 
la London
 School
 of 
Economics 
l’a
 fait remarquer,
« Établir
 une
 stratégie 
exige 
la
 création
 d’un
 réseau
 riche
 et
complexe 
de
 conversations
 permettant de 
rapprocher
 des foyers
 de
 connaissance
 isolés
 jusque‐là
 et
 de
 créer
 des
 combinaisons
 nouvelles
 et
inattendues
d’idées. »


Dans 
un 
environnement
 instable
 et 
incertain, 
une
 des 
mesures 
les 
plus
importantes 
qu’un
 leader
 puisse
 prendre
 est
 d’aider
 son
 organisation
 à
 dégager
 les
 bonnes
 questions
 au
 bon
 moment.
 Une
 de 
leurs 
principales 
responsabilités
 consiste
 à
 créer 
des 
infrastructures 
de 
dialogue 
et  
de 
participation
 qui 
encouragent
 les
 autres,
 à
 tous
 les
 niveaux,
 à
 élaborer
 des
 questions
 pertinentes
 et
 à
 rechercher
 des 
démarches
 novatrices.
 Il
 est
 aussi
 indispensable
 que
 les
 leaders
 envisagent
 de
 créer
 des
 systèmes
 de
 récompenses
 qui
 encouragent
 les
 membres
 de
 l’organisation
 à
 sortir
 du
 cadre
 des
 frontières 
organisationnelles
 pour 
découvrir 
le 
type
 de
 questions 
incisives
 qui
 créent 
un 
objectif 
commun 
et 
des
 connaissances 
nouvelles.

Penser à organiser
 et
 animer
 des
 conversations
 animées
Un
 des
 principaux aspects
 des
 nouvelles
 tâches
 du
 leader
 est
 la
 création
 de
 multiples
 possibilités
 de
 conversations
 portant
 sur
 des
 questions 
difficiles 
à
 résoudre.
 Cependant, 
il 
est
 peu
 probable
 qu’une
 conversation
 saine
 et
 franche
puisse 
avoir 
lieu
 dans
 un 
climat
 de 
crainte, 
de 
méfiance, de corruptions 
et 
de
contrôle 
hiérarchique ou policier. 
Lorsque 
l’esprit
 et 
le
 cœur 
sont 
totalement 
investis 
dans 
ce
 genre 
de 
conversation 
et
 dans 
l’atteinte
 de
 questions
 de 
base, 
de 
nouvelles 
connaissances 
commencent 
souvent 
à
 prendre
 forme.


Être 
capable 
de
 faciliter 
des
 conversations
 dans 
le 
cadre qui
 renforcent
 la
 confiance
 et
 atténuent
 les
 craintes
 est donc
 une
 compétence importante
 pour
 un 
leader


Entre 
notre 
profond
 attachement
 à
 la
 réponse,
 n’importe 
laquelle et 
notre 
crainte
  de 
ne 
pas
 savoir,
 nous
 avons
 involontairement
 freiné
 notre
 capacité
 collective
 de
 créativité
 profonde
 et 
d’expression
 de
 perspectives
 nouvelles.
 Malheureusement,
 étant
 donné
 les
 défis
 sans
 précédent
 auxquels 
nous peuples d’Afrique francophone, sommes 
confrontés 
dans 
nos
 sociétés, 
nous
 avons
 aujourd’hui
 plus
 que jamais
 besoin 
de
 ce
 genre 
de 
compétence. 
Il est temps d’accorder 
une 
grande 
valeur 
aux 
questions qui ouvrent « nos portes fermées «, car une question non posée est une porte fermée sur l’avenir. Un
 système 
vivant 
évolue
 en 
acquérant
 une 
identité
 cohérente, 
en
établissant
 des 
connexions
 au
 sein
 de
 réseaux
 complexes
 de
 rapports
 et
 en
 assurant
 une
 large
 diffusion
 de
 l’information
 dans 
l’ensemble 
de 
l’organisation.
 De 
la
 même 
manière, 
les
 systèmes 
humains
 évoluent 
naturellement 
dans 
le
 sens
 des
 QUESTIONS
 qu’ils
 soulèvent.
 
Il
 incombe
 à
 chacun
 de
 bien
 voir
 la
 manière
 dont
 l’art
 et 
l’architecture
 des 
questions
 efficaces 
peut 
aider 
NOS
 ORGANISATIONS
 à
 déterminer 
la
 voie 
qu’elles
 suivront
 à 
l’avenir,
 et
 d’utiliser des
 processus,
 des
 outils 
et 
des 
technologies
 qui
 appuient 
cette
 évolution.
 C’est 
en
 effet 
la 
seule
 façon
 pour
 les
 organisations
 de 
pouvoir 
cultiver 
à
 la
 fois 
les 
connaissances 
requises
 pour 
assurer
 son
 succès
 politique, économique
 immédiat
 et
 la
 sagesse
 dont
 elle
 a
 besoin
 pour
 s’assurer
 un
 avenir 
durable.
Avant de se quitter pour la semaine prochaine, moi j’ai une grande question qui me préoccupe et m’empêche souvent de dormir. 

Face à la complexification croissante des économies mondiales, de la finance, des technologies et aux excès de la « diplomatie de connivence  » dans la diplomatie mondiale, pourquoi une gestion aussi malhabile de l’intelligence des crises en Afrique francophone ?



Par Patrice PASSY 
Directeur général de M.I.Q Conseil
Conseil en Intelligence Economique et Communication d’influence
Ancien conseiller de Premier Ministre



2 commentaires:

LCT a dit…

Article trés interessant!!!!

S’il est vrai qu’au quotidien déjà il est plus facile de donner une réponse toute faite ou peu réfléchie, il n’est pas simple de se remettre en cause et d’oser se poser de bonnes ou la bonne « question » qui ferait tout changer. Ramener à un niveau étatique remettre en cause un système relève pour le moment en effet dans notre contexte d’une pure utopie.

L’ « intelligence Africaine est en crise profonde »
La faute à qui? A notre héritage colonial? A notre culture?
Voulons nous vraiment de la réflexion? En avons-nous les moyens?

Rien aujourd’hui n’est fait pour mettre sur pied un cadre propice à la réflexion, à la veille stratégique.
Quand est ce que nos états vont-ils enfin le comprendre ? Et considérer la veille stratégique devenue depuis des années reconnue comme une veille au plus haut niveau des Grands Etats et s'intégrant naturellement dans les travaux relevant de l'intelligence et du renseignement au sens classique du terme.
Sans ce cercle de réflexion, impossible comme tu le dis de faire preuve de réactivité face aux changements actuels, impossible également de prendre de bonnes décisions basées sur des faits avérés.
Du coup en l’absence de connaissances et/ou d’informations nécessaires on comprend bien pourquoi « tout est noir ou gris », que le seul système de management soit celui qui consiste de mettre en place de solutions toutes faites. Cela d’autant qu’elles viennent de notre « Père blanc » en qui on croit aveuglement depuis des siècles comme tu l’évoques si bien.
Sauf que le reste du monde lui n’est pas statique, il est en pleine mutation. Les problèmes complexes n’attendront pas que nous sortions de notre ignorance.
Maintenant devons nous absolument nous démarquer en évoquant des questions tournant autour de la monnaie / langue / d’un système politique entre démocratie et régime totalitaire, etc.?
Ne devons nous pas d’abord dans nos cercles définir d’une part la place que nous voulons occuper, d’autres part définir nos objectifs avant de jeter les jalons ou d’afficher notre singularité?
Après nous aurons les connaissances et cadre nécessaires pour relever les défis et enjeux des années à venir tels que cités.
Je pense également que dés lors que nos dirigeants auront pris conscience que la réflexion ou pour utiliser tes termes, que « les bonnes questions » sont la clé de leur succès, toutes leurs craintes seront dissipées. Aidé en cela par une évolution des mentalités induite.
Seulement il semble qu’ils n’aient pas toujours les moyens pour réaliser cette mutation! Souhaitons qu’ils aient au moins la présence d’esprit après tant d’appel, à se faire accompagner sans réticence et a priori, et en toute honnêteté pour créer l’émulation dont ils ont besoins autour, comme tu le dis de « QUESTIONS » fondamentales et non primaires.
Ils devraient pouvoir utiliser ces nouvelles connaissances pour non seulement s’adapter à l’environnement complexe actuel mais également pour supporter ses modifications, et non des moindres pour répondre aux attentes du peuple.

DOUANLA Jovial a dit…

Très belle interprétation M. Patrice P.,
L'Africain moyen et entreprenant à compris les expressions "persévérance" et "opportunisme". Maintenant à l'analyse, il faut ce poser de bonnes questions. L'émergence dont parle la plupart des pays d'Afrique passera certainement par l'association de micro-expertises (micro-concurrences) pour effectivement développer de super projets, également par la prise de conscience des gouvernements et le développement des stratégies économiques favorisant la sécurité et le monopole économique des cultures locales et enfin par le développement des échanges crus sur l'intelligence économique africaine.
Merci beaucoup pour l'article.