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mercredi 11 avril 2012

En 2012 Le Congo-Brazzaville est cerné par de multiples risques…mais défend timidement ses intérêts stratégiques vitaux


COMPÉTITIVITÉ ECONOMIQUE ET PROTECTION DU PATRIMOINE NATIONAL DE L’ETAT (1)
Par Patrice PASSY
Conseil en Intelligence Economique

Le Congo voit croître sa richesse en même temps que se diffuse par l'image la médiocrité, et s'installe structurellement la misère. Ce paradoxe inacceptable a guidé ma réflexion. Est-il possible de corriger les effets de la mondialisation au Congo ? A condition d'inscrire la protection du patrimoine économique de l’Etat dans des politiques globales de compétitivité économique, de logement, de santé, d'emploi, d'éducation…
 
Question 
 
Souhaitons-nous rester client donc dépendante de la NOUVELLE ECONOMIE ou, créer les conditions d’une souveraineté, à défaut, d’un contrôle de notre dépendance ?
 
Nous savons tous actuellement que la mondialisation de l’économie engendre des défis aux entreprises congolaises mais également à l’Etat Congolais. La notion de guerre économique se conçoit dans le contexte congolais, comme un tissu d’affrontements économiques entre les multinationales qui sont les bras séculier des puissances économiques dans les rapports marchands mondiaux. et les intérêts du peuple Congolais. Car, si en cas de guerre les Etats ou les alliances d’Etats se font la guerre jusqu’à la victoire totale, les entreprises, quant à elles, peuvent être tout à la fois concurrentes et partenaires. 

Le Congo aiguise depuis la fin des années 90, l’appétit des majors pétroliers. Sa position géostratégique fait de lui  un pivot stratégique dans le Golfe de Guinée. L’arrivée de la Chine pays faisant partie du BRICS dans les rapports économique entre le Congo et le monde extérieur donne à la guerre économique qui se déroule dans le Golfe de Guinée, une intensité particulière au Congo-Brazzaville. Sauf que nous subissons cette guerre sans jamais la comprendre, ni disposer de la réflexion utile et des moyens pour la conduite de celle-ci. Cette guerre est bien réelle puisqu’elle a déjà causé beaucoup de mort et de troubles politiques et économiques partout où elle est sévie dans le monde.
 
Le Congo est donc au centre de la nouvelle géopolitique pétrolière et des stratégies de développement des majors. La cherté du baril brut et la nécessaire diversification des sources d’approvisionnement donne à Pointe-Noire,  une importance stratégique de premier ordre. Nous ne pouvons continuer à être les spectateurs de notre propre misère et malheur. Depuis les indépendances plusieurs politiques et stratégies ont été mises en place avec pour seul objectif final acquérir les matières premières congolaises au prix fixés par l’acheteur.
 
Comment cela a-t-il été possible ?

A nos malformations congénitales des suites d’une « œuvre de civilisation » à tâtons et d’une décolonisation bâclée, s’ajoute les handicaps institutionnels congolais que renforcent les handicaps culturels
Handicaps institutionnels

La myopie stratégique de l’Etat 
 
Il eût fallu d’abord que l’État construise une doctrine : qu’il identifie les intérêts économiques et scientifiques majeurs de notre pays puis qu’il mette en place les outils destinés à leur promotion et à leur défense. Nous n'avons pas développé ce qu'on appelle une culture stratégique dans tous les domaines de souveraineté de l'Etat en 52 ans d'indépendance, malgré nos diplômes.

Il eût fallu ensuite que les administrations publiques soient conduites, voire contraintes, à collaborer entre elles, que l’information circule de manière horizontale et non exclusivement de manière verticale. Que les cloisons en somme disparaissent, et que s’atténuent les rivalités et les jeux de « corps » et les tribus.

Les pouvoirs publics s’arrogent le monopole de la défense de l’intérêt général ; les entreprises dénoncent de leur côté l’incapacité de l’État à comprendre les réalités du marché et la psychologie de ses acteurs… Et méconnaissent ses atouts.

L’impulsion politique n'a jamais été une tendance lourde pour favoriser les convergences d’intérêts entre le secteur public et le secteur privé.

L’État n’a jamais défini ni les secteurs d’activités stratégiques en termes de souveraineté, d’emplois, d’influence –, ni nos besoins technologiques s’y rattachant, et n’a jamais évalué les forces et les faiblesses de la recherche et des industries congolaises dans les dits secteurs.

Handicaps culturels

Nos élites, issues de la fonction publique ou de l’entreprise, n’ont été formées que superficiellement aux transformations de notre environnement économique international.

Les décisions des pouvoirs publiques sont souvent aveugles, même quand elles sont stratégiques,  elles ne sont le fruit que d’une accumulation d’opportunités et d'opportunismes.
 
Rôle et enjeu de l'intelligence économique dans ce contexte
L’intelligence économique peut nous aider – État, entreprises, collectivités territoriales, associations et fondations – à promouvoir collectivement nos intérêts dans les nouvelles enceintes de régulation et de normalisation.L’intelligence économique ne coûte rien, ou pour ainsi dire, pas grand-chose : son efficacité repose sur celle des réseaux, des circuits de l’information, sur la mobilisation des pouvoirs publics, l’élimination des conflits de chapelle et des cloisonnements, sur un peu de méthode. Sur la valorisation aussi de celui qui donne l’information et non de celui qui la retient, sur la compréhension par les administrations publiques des enjeux de l’entreprise et, pour l’entreprise, des priorités de l’État et donc de la Nation. Bernard Cayron
 


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