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mercredi 11 avril 2012

COMPÉTITIVITÉ ECONOMIQUE ET PROTECTION DU PATRIMOINE NATIONAL DE L’ETAT (2)

 


COMPÉTITIVITÉ ECONOMIQUE ET PROTECTION DU PATRIMOINE NATIONAL DE L’ETAT (2)




Par Patrice PASSY
Conseil en Intelligence Economique
 
COMMENT ?
 
        Un état des lieux des vulnérabilités congolaises en 2012, relatif à la protection du patrimoine économique congolais, nous aidera à mieux définir le périmètre des intérêts stratégiques de l'Etat à défendre et à valoriser.
             
             Les vulnérabilités de l'État et des entreprises
1.   Méconnaissance du rôle de l’Etat dans la protection du patrimoine immatériel de l’Etat
2.   Non maitrise des concepts sur l’Intelligence Economique
3.   Promotion des intérêts économiques insuffisante dans le monde et au Congo
4.   Insuffisance de la réglementation (droit des affaires, droit du commerce, coopération interentreprises, contrôle des investissements, droit du secret, périmètre stratégique de l’Etat, etc…)
5.   Absence d’un environnement favorable à l’émergence d’une offre de services privés aux
entreprises dans le domaine de l'audit, le conseil, le lobbying, l’Intelligence Economique
6.   Absence d’une réflexion nationale sur l’Intelligence Economique, le périmètre stratégique des intérêts de l’Etat, les pôles de compétitivité économique, la nouvelle économie et ses risques pour l'Etat congolais…)
7.   Manque de cycles de formation
 
Conséquences dans les rapports entre les acteurs économiques et le marché captif (l’Etat)

1.     Difficultés d’accès à l’information à haute valeur ajoutée
2.     Incohérence des bases d’informations (Présidence, gouvernement, ministères, organismes publics, chambres de commerce, ambassades, etc…)
3.     Absence de sensibilisation et d’information sur  les enjeux et le rôle de l’information dans l’entreprise et les organismes de proximité
4.     Manque de formation des techniciens et des cadres sur les métiers de souveraineté (conseil, audit, négociations, expertises pointues)
5.     Intérêts divergents entre l’entreprise privée et les institutions publiques
6.     Manque de cohésions des équipes au sein de l’entreprise
7.     Manque de coordination opérationnelle des stratégies et mesures de l’Etat
8.     Absence d’organisation et de management des priorités économiques par projet
          Cela fait peser plusieurs menaces sur le Congo-Brazzaville, je n’ai répertorié trois (liste non exhaustive) :
Les menaces financières
        L’OMC dont l’objectif consiste à favoriser le libre-échange, prévoit la possibilité pour les Etats de se doter de dispositifs spécifiques afin de préserver les intérêts essentiels de leur souveraineté. Ces dérogations aux principes du libre -échange figurent aussi dans les statuts du FMI
 
Que constatons-nous au Congo-Brazzaville dans la préservation des intérêts essentiels de sa souveraineté :
1.     Inexistence d’une loi sur les relations économiques extérieures
2.     Absence d’un cadre juridique, fiscal, financier, universitaire clair et précis favorisant et accompagnant  la mise en œuvre des pôles économique, industriel, technologique, informatique, universitaire…
3.     Absence d’un concept sur les entreprises stratégiques au Congo
4.     Vulnérabilité du capital des entreprises congolaises classées stratégiques
5.     Insuffisance des contrôles de certains investissements internationaux
6.     Imperfection du dispositif réglementant les relations financières avec l’étranger
 
Les menaces juridiques
 
1.     Le secret économique n’est pas suffisamment garanti
2.     Le secret des affaires n’est pas du tout bien compris, ni préservé
3.     Une gestion malhabile de contraintes juridiques internationales
4.     Absence d’une loi assurant la protection des entreprises nationales et des particuliers contre le vol du secret d’affaires
5.     La cohérence et l’efficacité de textes de lois restent imparfaites
6.     Absence de loi sur le crime économique, la fraude économique, l’espionnage économique, le commerce électronique, etc…
7.     La coopération inter-entreprises est rarement en faveur des nationaux
8.     Des entreprises sont parfois victimes de procédures judiciaires étrangères
Les menaces sur les matières premières

Vous vous posez certainement la question qu’est-ce que c’est la guerre économique au Congo ?

Prenons le cas de la Libye et de l’Irak, dans ces deux cas, les interactions entre guerre et économie ont produit une dynamique favorable à la fois à la puissance militaire (test grandeur nature de nouvelles armes et tactique de combat) et à la richesse nationale (nouveaux marchés, nouveaux contrats, main basse sur l’économie des vaincus). Nous pouvons dire dans ces deux cas que la guerre a été au service de l’économie, mais aussi l’économie a structuré et organisé la stratégie de la conduite de la guerre.
« Pour le dire d'une autre façon, la guerre économique semble se dérouler sur trois étages :
il s'agit d'abord de produits : gagner des marchés, se procurer des biens nécessaires dans de meilleures conditions, mieux produire et vendre…
il s'agit ensuite de règles : imposer son code y compris sous la forme de normes juridiques internationales ou sous celle de normes intériorisées par les acteurs
il s'agit enfin de promouvoir des images (images de ses entreprises, de son pays, de sa culture, de valeurs  qu'il évoque et incarne) ou des images négatives du concurrent
Or ceci se fait par deux moyens combinés : ceux qui ressortent à l'autorité de l'État (sa faculté d'obtenir de l'obéissance sans avoir à verser de contreparties ou sans employer visiblement la force ou la menace), des moyens d'influence qui agissent sur la vision de la réalité que se forment des dirigeants ou des populations ». http://www.huyghe.fr/actu_694.htm
    Quelles sont les failles congolaises qui profitent à l’extérieur dans la conduite de cette guerre :
Manque de patriotisme national
Manque de confiance en soi
Insécurité juridique, fiscale et des affaires
Gestion malhabile de l’intelligence des affaires
Environnement des affaires jugé peu fiable
Faible industrialisation
Faiblesse de l’investissement privé direct
Insuffisance des infrastructures routières et portuaires
Faiblesse des communications
Main d’œuvre peu qualifiée
 Intégration régionale balbutiante
 Pouvoir d’achat des congolais dérisoire
Filière agricole traditionnelle non valorisée
La faible estime des Congolais de leur propre pays

        Avec toutes ces lacunes, ces insuffisances, ces difficultés et ce malgré notre pétrole, nous constatons que la mondialisation des rapports marchands se fait sans nous. Le marché congolais faible et fractionné n’offre pas de débouchés, que les grands groupes internationaux peuvent trouver dans d’autres pays émergents, comme la Chine, le Brésil, l’Inde, la Corée du Sud, l’Argentine, l’Afrique du Sud par exemple. Le seul intérêt que représente le Congo sur le plan économique, stratégique et géopolitique aux yeux des entreprises multinationales, reste et demeure : le PETROLE[ii] et accessoirement d’autres matières premières (le bois, la potasse, l'or, le fer, etc...).
 
L      La question qui vient à l’esprit face à la violence, à l’étendue et aux conséquences de cette guerre pour l’avenir de la Nation Congolaise est :

          QUE PEUT FAIRE POUR LE CONGO AVEC SON PÉTROLE ET SES MOYENS LIMITES ?
 
          Voici nos quatre axes de la démarche

         Sécurité économique : Une mutation de l’Etat à accomplir avant 2014     
         Stratégie nationale et départementale de sécurité économique est nécessaire : création du Conseil National de Sécurité Economique avant 2014  
         Organisation structurelle et des textes est obligatoire mais progressive au Congo avant 2014
         Définition d'un périmètre stratégique de l’économie congolaise en 2012
 
       Axe 1 - De la Défense Nationale à la Sécurité Economique
 
         Schéma générale de la démarche
       
       N.B : Du fait de la complexité des interactions entre les différents départements et de la sensibilité de la question au Congo-Brazzaville, il est indispensable d’adopter la stratégique des petits laboratoires de  manière itérative avec comme mode opératoire le management par projet, en proposant pour chaque axe un « root », première approximation qu'on affine au fur et à mesure que s’accroît notre compréhension du périmètre stratégique de l’économie et des intérêts identifiés.
         
       Axe 2 - Une stratégie nationale et départementale de sécurité économique est nécessaire
       
       Principe : L’Etat doit agir par la commande publique, un nouveau cadre juridique doit remplacer les règles actuelles, obsolète et inadapté de passation des marchés publics. 
                   
               Définir une stratégie nationale de sécurité économique
               Conseiller le Président de la République sur les politiques économiques nationales et internationales
               Définir les orientations de la politique menée dans le domaine de la sécurité économique et d’en fixer les priorités
               Assurer la cohérence et la coordination des actions menées par les différents pôles et ministères 
               Procéder à la revue des projets annuels et l’évaluation des exécutions, enfin veiller à l’adéquation des moyens mises en œuvre 
               Soutenir la conquête du marché intérieur et extérieur


                                                                  Démarche générale
 
        Axe 3 : Une organisation structurelle et des textes est obligatoire mais progressive au Congo avant 2014
 
L’on ne change pas la société par décret. Par contre, le droit peut et doit être changé ou réadapté par la société ou l’Etat et ce chaque fois que le besoin se fait sentir à l’occasion d’une évolution technologique, d’une découverte scientifique ou de l’évolution des rapports économiques mondiaux. L’évolution du droit doit aller de pair avec les processus économique, social, politique, commercial, culturel, idéologique, etc. Si le législateur congolais  peut mieux briller par une réactivité législative, cette dernière par contre ne peut de par elle-même conduire à un changement radical et en profondeur de la société. Le changement dans le droit doit être précédé d’une évolution dans la société congolaise. La difficulté dans la société congolaise est que les mentalités évoluent TRÈS lentement et aiment faire de la résistance à toutes nouveautés susceptibles de bousculer les intérêts individuels.
 
Un droit qui ne correspond plus à la situation économique à laquelle il s’applique est un véritable frein à la compétitivité économique, au progrès et au développement économique, commercial, politique, culturel, humain, etc. La création d’unités de recherche ayant pour objet de suivre toutes évolutions sociales est dès lors fort indiquée, pour la réadaptation du droit, dans l’intérêt du progrès, du développement et de la paix sociale. Encore faudrait-il créer ces relations conventionnelles nécessaires entre, d’une part, l’ingénierie juridique et la sociologie du droit et, d’autre part, les politiciens du droit.
 
               Axe 4 :Les quatre laboratoires en vue d’une définition d'un périmètre stratégique de l’économie congolaise en 2012

Les quatre laboratoires
 
Root 1 : Dimension stratégique 

Exemple 1 
 
  1.         Etat des lieux des intérêts stratégiques nationaux
  2.         Analyse stratégique du contexte et de l’environnement actuel
  3.         Définition d’une stratégie globale et transversale de sécurité économique
  4.         Définition d’un périmètre stratégique de l’économie
  5.         Proposition d’un cadre législatif et d’un cadre référentiel
Root 2 : Dimension opérationnelle
 
Exemple 2

  1. Mettre en place une cartographie décisionnelle et informationnelle de chaque entreprise, organisation, institution…
  2. Disposer d’une cartographie des besoins des entreprises et des compétences disponibles
  3. Créer une direction centrale de contact et de soutien aux entreprises
  4. Créer une bourse de compétences congolaises
  5. Organiser un guichet unique d’information stratégique à haute valeur ajouté

Root 3 : Cœur national stratégique
 
Exemple 3
 
  1. Sensibiliser les décideurs politiques, économiques, les PME congolaises aux nouvelles pratiques de la compétition internationale
  2. Développer les axes de développement selon les compétences congolaises et les ressources disponibles
  3. Fédérer les institutions nationales autour d’une démarche de compétitivité économique, recherche et développement, d’Intelligence économique, cohésion nationale et non cohésion tribale
  4. Professionnaliser les entreprises stratégiques à la culture du partage de l’information stratégique
  5. Organiser les réseaux institutionnels de connivence d’intérêts
  6. Développer de nouveaux paradigmes autour des notions : cohésion nationale, Nation Congolaise, tribu, vivre et agir ensemble, Unité Nationale, développement de l’homme congolais etc…
Root 4 : Dimension prospective
 
Exemple 4
 
  1. Organiser la réponse de l’Etat par projet stratégique à définir
  2. Créer des lieux de pollinisation mutuelle sur les thèmes suivants : Analyse stratégique, intérêts congolais, lobbying, transfert de connaissances, intelligence économique…
  3. Réfléchir sur la stratégique de développement économique et la cohésion sociale
  4. Organiser nos connaissances et surveiller les variables économiques a effet direct et indirect sur l'ensemble de l'économie congolaises.
 Cette contribution est volontairement succincte, mais assez explicite pour comprendre les enjeux du Congo. Celles et ceux qui souhaitent disposer de plus de détails sur certains points, nous nous feront un réel plaisir de leur apporter les éléments de compréhension de notre stratégie de petits laboratoires.


patrice.passy@hotmail.fr  

         De nombreuses autres filiales de majors sont présentes à Pointe-Noire, parmi lesquelles celles de l’italien ENI (ENI-Congo), du français Maurel & Prom, du franco-britannique Perenco (Congorep), du britannique Esso (Esso Exploration & Production Congo Ltd), des américains Chevron (Chevron Overseas Congo Ltd) et Murphy (Murphy West Africa Ltd), sans oublier la compagnie d’État, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC), qui a rejoint le rang des sociétés pétrolières opératrices en août 2010. Premier groupe du pays, la SNPC contribue à hauteur de 70 % au budget de l’État. Les activités d’exploration et d’exploitation, dont les permis sont délivrés par les autorités congolaises, sont menées dans le cadre de partenariats entre ces principaux opérateurs. C’est le cas, par exemple, du permis Mer très profonde Sud (MTPS), qui couvre plus de 5 000 km2 en haute mer (à quelque 180 km au sud-ouest de Pointe-Noire) et est opéré par Total E&P Congo (40 %), ENI-Congo (30 %) et Esso Exploration and Production Congo Ltd (30 %).

         Parmi les compagnies privées étrangères basées à Pointe-Noire, le premier opérateur est le français Total, via sa filiale Total Exploration & Production en République du Congo (Total E&P Congo), qui, à elle seule, assure environ 60 % de la production du pays, avec 160 000 b/j en 2009, sur neuf champs.                                                                                                                                     
         Source Internet : Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Congo : Pointe-Noire, vigueurs océanes | Hydrocarbures : rendez-vous des majors à Pointe-Noire.  http://www.jeuneafrique.com
 
        Les activités pétrolières attirent des groupes du monde entier. Elles génèrent des milliers d’emplois locaux, directs et indirects, et près de 80 % des recettes de l’État congolais. Une manne dont la ville aimerait profiter davantage. Depuis quarante ans, le nom de Pointe-Noire est associé à celui des plus grands majors pétrolières, dont les activités d’exploration et d’extraction se concentrent au large et sur les terres de la cité océane. Les revenus de cette filière représentent près des deux tiers du produit intérieur brut (PIB), 93 % des exportations et 76 % du budget de l’État congolais. En 2011, elles devraient lui rapporter plus de 2 000 milliards de F CFA (plus de 3 milliards d’euros). Le pétrole du pays est exploité depuis les années 1970, pour une très large part offshore. La production a atteint une moyenne de 88 millions de barils par an de 2000 à 2006. L’année 2007 a marqué un léger recul (avec 82 millions de barils), à la suite d’un accident sur le champ offshore de Nkossa, qui a entraîné une suspension des activités pendant plusieurs semaines, et de la baisse de rendement du gisement onshore de M’Boundi. Mais, depuis, la production a repris sa phase ascendante, pour dépasser 114,5 millions de barils (soit plus de 313 000 barils/jour) en 2010, soit un peu moins que la Guinée équatoriale, mais plus que ses voisins gabonais et camerounais.
         
         Source Internet : Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Congo : Pointe-Noire, vigueurs océanes | Hydrocarbures : rendez-vous des majors à Pointe-Noire.  http://www.jeuneafrique.com

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