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jeudi 10 novembre 2011

RDC : PRÉSIDENTIELLE 2011 - POLITICOSPHERE DES CANDIDATS -1-


STRATÉGIE ET INTELLIGENCE POLITIQUE
 
Par Patrice PASSY
 
Ils sont onze, ils rêvent tous de succéder à Joseph KABILA
  1. Joseph KABILA, Président actuel de la République Démocratique du Congo
  2. Jean ANDEKA DJAMBA (Alliance des nationalistes croyants congolais)
  3. Adam BOMBOLE INTOLE (indépendant)
  4. François-Nicéphore KAKESE MALELA (Union pour le réveil et le développement du Congo)
  5. Vital KAMERHE LWA-KANYIGINYI (Union pour la nation congolaise)
  6. Oscar KASHALA LUKUMUENA (Union pour la reconstruction du Congo)
  7. Léon KENGO WA DONDO (Union des forces du changement)
  8. Antipas MBUSA NYAMWISI (indépendant)
  9. François-Joseph MOBUTU NZANGA NGBANGAWE (Union des démocrates mobutistes)
  10. Josué-Alex MUKENDI KAMAMA (indépendant)
  11. Étienne TSHISEKEDI WA MULUMBA (Union pour la démocratie et le progrès social 
Ca y est ! La campagne présidentielle est lancée en République Démocratique du Congo…
La vitalité de la vie politique congolaise va être en démonstration au monde entier, nous n’avons pas le droit à l’erreur.
 
Les politiques congolais sont tout sauf des managers : cette campagne nous donne l'occasion de le révéler à leurs dépens.  Ce cahier de campagne Présidentielle 2011 me servira de marqueur sur leurs "travers" pour souligner les forces et faiblesses des candidats sur le chemin de la victoire ou de l’insuccès.
Chers candidats à l’élection présidentielle, vous le savez bien que les Congolaises et Congolais ne sont pas dupes, la méfiance actuelle envers les politiciens et l’attentisme des électeurs est simplement un signal fort à la majorité actuelle : votre crédit s'épuise si vous ne faites pas mieux ou plus que les réalisations actuelles, et les déclarations tonitruantes ne masquent pas les « sept faims du peuple ».
Le message aux figures de l’opposition est tout aussi clair : on veut bien vous faire confiance, mais il nous faudra des preuves de votre capacité à faire mieux que Joseph KABILA qui, malgré les crises les guerres, les blocages et l’environnement international peu enclin à nous aider, a mis en place, selon le Premier Ministre le 14 septembre dernier, « les bases nécessaires pour un développement harmonieux ».
Le souverain primaire comme on aime à le dire à Kinshasa, c’est-à-dire le peuple congolais, a inscrit la culture du résultat dans ses exigences de choix du candidat. A ceux qui votent du fait de l’appartenance à un nom, à une tribu ou à une province, le peuple congolais dans son ensemble a compris, qu’il ne va pas perdre, sa rationalité aux dépens d'enjeux émotionnels qui font vite glisser vers l'arbitraire, la guerre, ou les troubles publics. La faim va donc pousser à voter celui qui travaille dur pour résoudre nos problèmes sociaux de base. 
 
Le Congolais est un électeur de plus en plus conscient de ses intérêts, il dit aux 11 candidats que la cohérence entre le discours et les actes est indispensable sur le court terme, mais la cohérence entre le discours et les résultats est essentiel sur la durée. Or à l’exception du Président de la République, personne n’a un bilan à impact visible aussi édifiant. Mais, une campagne de communication politique du Président axée sur le bilan, risque d’être une erreur stratégique aux conséquences lourdes. Car tout bilan est clivant. Le Président doit rassembler au-delà de sa majorité. Une campagne sur le bilan aussi édifiant soit-il risque de le présenter comme l’homme des actions passées. C’est le Congo au futur et à l’unisson que nous devrions chanter, rêver, attendre, humer, sentir, vivre, être, c’est-à-dire le « Congo en chantiers » qui devait être proposée aux Congolais dans la continuité des « 5 chantiers ».
Pour cela, il faut à tous les candidats, des programmes clairs, précis, chiffrés, modulaires et modulables par étapes…Les 11 candidats l’ont annoncé, ils ont des programmes politiques. Ils ont claironné avoir des projets politiques pour le Congo, certains ont parlé des visions pour un Congo meilleur...Alléluia, mais ils ont oublié une seule chose : 
Parler ne fait pas cuire le foufou…Agissez !!! Car, le peuple a faim.
      Le peuple congolais devient un élec-acteur, cela lui donne des droits et des devoirs, il en est conscient et promet par sa discipline d’accompagner le vainqueur jusqu'à la victoire finale.
      Mais, un candidat à l’élection présidentielle au Congo, en 2011, ne peut pas faire l’économie « des bruits du peuple », des « cris et hurlements des sans voix ». En 2011, le peuple congolais à « sept fois faim » ces faims sont invalidantes pour la majorité de la population congolaise. Ces faims constituent le terreau nécessaire aux extrémistes pour empêcher le bon déroulement des élections. Ces faims dictent actuellement « l’agir et le vivre ensemble des congolais », ces faims donnent à la rencontre candidat-élec-acteurs une intensité particulière, fondée sur des attentes multidimensionnelles, tellement particulière que les promesses et les programmes non chiffrés, non quantifiables, sans planning d’exécution et de mise en œuvre, ne suffisent plus.
Ces 7 faims sont :
 
1.   La faim pour se procurer un toit décent (politique nationale d’urbanisation, les banques (11) de l’habitat, politique nationale de l’habitat, plan national d’accès à la propriété, etc…)
2.   La faim pour se nourrir (Programme national 3 repas par jour, Programme national des coopératives agricoles, le fond de soutien agricole, le programme national de mécanisation de l’agriculture, la banque des agriculteurs du Congo, etc…)
3.   La faim pour s’habiller (Programme de développement de l’industrie textile,…)
4.   La faim pour éduquer et s’éduquer (…)
5.   La faim pour gagner mieux sa vie (…)
6.   La faim pour vivre heureux (…)
 
7.   La faim pour soigner sa famille (…) Merci de nous contacter pour en savoir plus… patrice.passy@gmail.com    
 
A chaque faim, les Congolais attendent, une solution, c’est à dire un programme triennal ou quinquennal de développement, chiffré, mesurable, quantifiable et disponible sur toutes les sources d’information.

Revenons à la campagne
Cette campagne sera caractérisée par son organisation compétitive, par son parcours rugueux et sa très forte polarisation (majorité présidentielle et UDPS). La communication d’influence et le marketing politique seront un véritable  levier complémentaire pour la victoire finale. La communication politique et le marketing politique sont un enjeu stratégique lourd pour les 11 candidats à 17 jours de l’élection. Car il faut convaincre, séduire, faire rêver, donner de sa personne, être visible, savoir donner et dire au peuple ce qu’il veut entendre et voir. Pour gagner, il ne faut pas s’imposer par son bilan, grave erreur stratégique, je me permets d’insister. Mais, être imposer par le bilan pour mieux se projeter dans l'avenir et s'emparer ainsi des « sept faims du Congo », la nuance est lourde. En communication, faire dans la nuance s’apprend, c'est un métier. 
La violence appelle la violence, toute stratégie autour du désordre, de la peur et de la violence fera un mauvais candidat. Qui dit mauvais candidat, prépare un mauvais perdant. Toute occupation du terrain médiatique du fait des troubles, des heurts, des affirmations gratuites, du tout sauf KABILA, ne s’appelle pas stratégie de communication. Les figures de l’opposition managent  les personnalités de leur bureau politique ou conseil national en chef de meute : les fidèles sont récompensés, les dissidents exclus, les fortes personnalités se font limer les crocs. Le Congo n’est pas une meute. En cette période riche en intensité l'autorité s'use quand on en abuse, la violence piège le violent.  A force de répéter tout sauf KABILA sur tous les fronts, on finit par dévaloriser son capital confiance, son image de rassembleur, son image de sage et d’expérimenté, son autorité. Une sorte d'usure de valeur liée à l'inflation haineuse. Les figures de l’opposition n’ont pas encore compris que l'omnipotence n'est plus à la portée des dirigeants congolais : ils doivent savoir s'entourer, valoriser, déléguer, pour entraîner leurs collaborateurs à préparer la victoire pour une meilleure relève.... Leur panache blanc ne suffit plus. Seule l'aune du projet permet de jauger le prétendant. Pour l’instant faute de projet visible, audible, palpable, crédible, mesurable et quantifiable, nous avons du mal à jauger les prétendants et le sortant. Nous sommes au cœur du trou noir de cette campagne.
     Promettre ne suffit plus, le peuple a faim et veut du concret…AGISSEZ !!!
Pour les candidats sans bilan, OBAMA a gagné sans bilan, sans expérience ministérielle, mais a su rassembler autour d’un projet clair, disponible, chiffré, porteur d’idées nouvelles, d’espérance, autour de l’Amérique, ses valeurs, ses richesses, il a atomisé le peuple américain, donner du changement grâce à des idées et une bonne connaissance du terrain et des américains...Tout est possible avec beaucoup d’intelligence, j'insiste beaucoup d’intelligence et d’innovation, de rigueur, de courage, de volonté, d’énergie renouvelable, une organisation quasi militaire, un maillage national de sa présence,  de la constance dans l’effort et une superbe communication comme nécessaire levier complémentaire pour la victoire. 
L’improvisation, "Dieu va faire", la débrouillardise, la gestion de la campagne dans l’urgence, sont les meilleurs moyens pour perdre une élection. Aucun candidat ne pourra gagner seul, il lui faut une équipe disciplinée, des professionnels aguerris, gage de sérieux et de professionnalisme, sur laquelle s’appuient des équipes-terrain, bien rémunérées, en rangs serrés qui délivrent un message à l’unisson. Tout est possible même avec très peu de moyens grâce à une gestion rigoureuse  de la campagne.  
Onze candidats pour un seul fauteuil, ils y croient et tous depuis quelques temps, sont en ordre de bataille pour sillonner le pays et convaincre les éléc-acteurs de la faisabilité, viabilité de leur ambition politique, à défaut de projet politique. 
Prochain billet : POLITICOSPHERE CANDIDATS : Regard croisé Majorité-Opposition : 13 jours après, les premières fautes...
Patrice PASSY
Conseil en communication d'influence et Intelligence stratégique


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