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jeudi 10 novembre 2011

POLITICOSPHERE-CANDIDATS : Regard croisé Majorité-Opposition : 13 jours après, les premières fautes...


Suite à l’inflation haineuse constatée depuis 13 jours au cours de ce processus électoral, nous proposons des éléments techniques à explorer pour les candidats sensibles à notre contribution. Nous sommes des consultants apolitiques qui grâce à un œil avisé, avions mis en place une :
                         
                          PolicoSphère des candidats 2011
 
Nous sommes une fabrique de consentement pour candidat moderne
PolicoSphère des candidats 2011 est un outil qui permet de suivre l'actualité de la Présidentielle. Cet outil vous propose des analyses de fond et des commentaires sur la campagne électorale. Cet outil permet aux acteurs politiques, aux acteurs de la société civile, du monde économique, tout au long de la présidentielle de disposer d’outils d’aide à la compréhension des programmes politiques et d’aide à la décision des électeurs.
PoliticoSphere est organisé en 2 sections que nous publions chaque semaine selon le tempo de l’actualité.
  1. PoliticoSphere Election: vous éclaire sur l'élection présidentielle.
  2. PoliticoSphere Candidats: zoom sur chaque candidat et son programme politique 
POLITICOSPHERE-CANDIDATS 
 Regard croisé Majorité-Opposition : 13 jours après, les premières fautes.

Par Patrice PASSY
 
I - L’élection Présidentielle Congolaise ne doit pas être le bal des ambitions, ni une grotesque guerre des égos.

1.Joseph Kabila, Président actuel de la République Démocratique du Congo
2.Jean ANDEKA DJAMBA (Alliance des nationalistes croyants congolais)
3.Adam BOMBOLE INTOLE (indépendant)
4.François-Nicéphore KAKESE MALELA (Union pour le réveil et le développement du Congo)
5.Vital KAMERHE LWA-KANYIGINYI (Union pour la nation congolaise)
6.Oscar KASHALA LUKUMUENA (Union pour la reconstruction du Congo)
7.Léon KENGO WA DONDO (Union des forces du changement)
8.Antipas MBUSA NYAMWISI (indépendant)
9.François-Joseph MOBUTU NZANGA NGBANGAWE  (Union des démocrates mobutistes)
10.Josué-Alex MUKENDI KAMAMA (indépendant)
11.Étienne TSHISEKEDI WA MULUMBA (Union pour la démocratie et le progrès social)
Cette campagne présidentielle va être pour chaque candidat « la rencontre d’un homme avec les Congolais ». Plus qu’un programme détaillé, le Président de la République va être élu sur son aptitude à entendre les électeurs pour leur présenter des réponses quantifiables et précises sur les enjeux fondamentaux qui préoccupent les Congolais, à savoir :

  1. le Congo en chantiers 2012-2017
  2. les « sept faims » du Congo,
  3. le plan quinquennal d’émergence du Congo
Si l’élection présidentielle 2011 doit se résumer à une grotesque guerre des égos, ou à l’étalage des ambitions cela est dangereux pour la jeune démocratie congolaise. Car, quand l'ambition tient lieu de projet politique, plus rien n'a de sens (certains candidats confondent l’ambition d’être président et la structuration d’un vrai programme politique comme réponses aux attentes du peuple). Ou plus exactement l'absence de projet politique laisse la place libre à toutes les ambitions même les plus meurtrières. Nous relevons en ce début de campagne électorale que l'énergie clivante de l’opposition risque de ne pas résister au talent fédérateur de Joseph KABILA.  Il faut pour l’opposition une énergie fédératrice au service de ses convictions et de ses appétits de conquête du pouvoir. Cette situation nous incite à analyser les stratégies (des 11 candidats) en présence  selon le clivage Président sortant et l'opposition, au cours de cette campagne électorale. Nous allons aborder cette analyse critique, sous la forme d'un regard croisé majorité-opposition.
 
 
II - Regard croisé sur les stratégies en présence à 17 jours de l’élection
 

STAR SYSTEM (E1)
Campagne de mobilisation autour du candidat
Étage 1
 
C'est le Niveau I de la campagne (les conseillers peuvent décliner ça en JK-SYSTEM, TWM-SYSTEM, VK-SYSTEM, KWD-SYSTEM)

C’est à cet étage (E1) que se fabrique les éléments du consentement, les éléments du langage, les éléments du marketing politique, les éléments du discours politique, la communication de crise, les stratégies, le budget...
La rencontre d'une personnalité, d'une ambition et d'un projet avec ses électeurs. Voilà le trio qui construit, installe un candidat-gagnant. 
 
Ici il faut faire masse, en clair : une campagne de mobilisation. (affichage, spots publicitaires, achats d’espace dans la presse écrite, sur internet, à la radio, à la télévision, vidéos virales, avoir une présence en organisant la « journée du candidat » par exemple).
Enlevez le projet et il est impossible d'évaluer la personnalité et l'ambition. Seule l'aune du projet (vision, valeurs, offres de campagne, coûts, délais, organisation) permet de jauger le prétendant. Ni le candidat de la majorité, ni les figures de l'opposition n'ont mis en place un KABILA SYSTEM, VITAL SYSTEM, KENGO SYSTEM, TSHISEKEDI SYSTEM etc...Ils ont mis en oeuvre, un organisation (direction) de la campagne, qui techniquement à ce jour est dépassée, car moins souple, moins innovante, incapable de bien couvrir le territoire, sclérosée, budgétivore, chronophage, souffrant de réunionite aiguë  empêtrée dans des conflits internes (d'intérêts et de personnes) et bloquée par les chasseurs de budget.                                               
Sur ce point : Majorité 0 – Opposition 0

HUB Communication électorale (E2)
 
1-En cette période électorale, l’information est un produit de consommation de masse : elle est produite, distribuée, puis consommée. Au regard de l’opinion congolaise, ce qui fait la force d’une information c’est le nombre de fois qu’elle sera vue, lue ou entendue. Les candidats n’ont pas vraiment été vigilant dans la production des informations et des connaissances les concernant (contrôle, orientation de l’infosphère), pire, ils n’ont aucune maitrise de la distribution (maitrise de la médiasphère par une organisation du hub communication électorale). 
   A ce jour, les candidats n’ont pas réussi la convergence de leur communication d’influence, du marketing politique sur les trois écrans (télévision, ordinateur, portable). C’est la stratégie de la relation étroite avec les trois écrans, ni l’opposition, ni la majorité n’a développé une stratégie dominante offensive globale et transversale de communication misant sur l’auditif (la radio reste un moyen sûr de diffusion à couverture nationale), le visuel et la presse. Comme d'habitude on assiste dans toute sa splendeur au déploiement de la technique "du coup par coup", du" one shot", cela trahit généralement une tendance prononcée à l'incohérence, l'impréparation.
   Actuellement les télévisions nous donnent des informations sur les candidats, des chants à la gloire des candidats, des griots qui répètent de manière déstructurée les louanges à la gloire des candidats, mais, aucune communication d’influence pour influer sur les perceptions des électeurs.  
 
Sur ce point : Majorité 0 – Opposition 0
 
2-Les candidats de l’opposition ont réussi avec peu de moyens à garder l’initiative dans la communication ou la diffusion de l’information (ce n’est pas la même chose). Ça s’appelle la stratégie du référent (être le premier à parler, dénoncer, critiquer, orienter le débat en fonction de la désinformation ou de l’information, ou encore de l’intérêt politique). La majorité subit généralement le débat au lieu d’être à l’origine, malgré les moyens audiovisuels en grande quantité à sa disposition. Elle réagit souvent de manière réactive et quelques fois dans une confusion de rôles étonnante, or, nous savons tous que lorsqu'on réagit, on agit pas sur les faits, mais on les subit. Toute action nécessite réflexion en amont, définition d'une stratégie commune et claire, la maîtrise de l'infosphère et la médiasphère congolaise, avec des relais de diffusion bien identifiés, prêts à l'action.


    La raison est simple, depuis 5 ans, la majorité n’a pas développé deux stratégies, la stratégie de prise de parole et de positionnement, et la stratégie de visibilité. La majorité a mollement identifié face à l’opposition, ses zones potentielles de désinformation, de conflit, de complexité ou anxiogènes, qu’elle n’a pas en amont comblé par une subtile communication d’influence (programme de réponses et des solutions sur le terrain). La politique de l’autruche n’est pas une stratégie durable. La conséquence aujourd'hui est que, la majorité a encore du mal à développer son leadership sur des thématiques (les sept faims du Congo) lui permettant d’occuper au maximum la médiasphère congolaise. C'est grave, mais, il n’est pas trop tard. 
Sur ce point : Opposition 1-Majorité 0
 
3Dans l’opposition, quelques candidats s’activent dans l’hyper communication, mais sans pour autant accompagner celle-ci, d’une communication d’influence efficace. Le candidat de la majorité n’est pas enclin à l’hyper communication, il a adopté la stratégie du « goutte à goutte ». Le Président a raison, communiquer sur une rumeur, une mini-crise, une information, l’officialise, lui donne du crédit. Il a toujours su garder silence sur une rumeur, pour mieux la décrédibiliser. 
On reproche au Président de ne pas souvent intervenir, il répond par le silence et l’exclusivité. Pour parler comme les tenants du développement durable, pour que l'autorité soit soutenable, le chef doit l'économiser...  Et laisser décider les autres... Pour garder hauteur et recul... 
Sur ce point Majorité 1 – Opposition 0

4– Émerger dans une campagne présidentielle, c’est s’aventurer dans un vaste espace d’influence impitoyable où les échanges se font à grande vitesse. Pour tous les candidats, Emerger dans la médiasphère congolaise exige au cours des 17 jours à venir une existence médiatique innovante et permanente, mais également la capacité d’engager un véritable dialogue sérieux et audacieux avec les acteurs qui la composent.    
   Il manque à ce jour en observant les candidats en course, malgré les efforts consentis et les timides moyens mis en place, une stratégie globale autour de la création, de l’amplification, et de la défense de l’image, de l’ambition et du projet. Nous désignons cette stratégie sous le vocable de stratégie de la sensibilisation. 
     Aucun candidat ne réussit à faire monter dans les différents débats   (à la radio, à la télévision, sur internet) une thématique dont la mesure phare  proposée serait la solution. Le tout sauf KABILA ou après moi c’est le chaos, n’est pas une réponse aux attentes des congolais. Aucun débat sur les « sept faims du Congo », donc pas de solutions sur les thématiques sociales majeures qui font voter les congolais à l'unisson. Je parle des analyses de fond dans une logique d’offres de développement et non des gesticulations journalistiques à la télé ou à la radio, ni de chapelets de bonnes intentions non chiffrés, non planifiés etc…
Sur ce point Majorité 1 – Opposition 0
II - Analyse de la conduite des campagnes :                                                   regard croisé Majorité-Opposition
Lorsque les 11 candidats ont annoncé leur candidature à la magistrature suprême pour la succession du Président Joseph KABILA, ils étaient tous conscients de trois choses :
  1. Personne n’a un bilan à impact visible et à fort impact médiatique comme on dit dans notre jargon, à l’exception du Président de la République. Certains ont même un passé encombrant donc difficile de naître de nouveau ou de paraître neuf.
  2. Que cette campagne ne sera pas une campagne politique traditionnelle, de conviction des électeurs (gauche, droite par exemple), ni une campagne exclusivement tribale (telle province pour tel candidat), mais une campagne de mobilisation des congolais autour d’un homme, d'un bilan pour certains, autour d’un projet pour d’autres ou autour d’un Congo meilleur pour la classe moyenne et les cadres généralement.
  3. Mais, cette mobilisation pour tous les candidats, à un coût : pas moins de 2 milliards de dollars selon nos estimations et l’argent n’est pas la ressource la mieux partagée ou la plus disponible au cours de cette campagne. A défaut d’argent, il faut beaucoup d’intelligence, de volonté, de disponibilité et d'amour pour ce beau pays, pour être à la fois visible, audible et présent.
   Pour mobiliser les congolais actuellement, les candidats ont commis une faute impardonnable. Le congolais est devenu un élec-acteur, conscient de son rôle et de son intérêt. Si les campagnes politiques traditionnelles reposent sur un projet politique. Les campagnes modernes se centrent sur :

  • la personnalité du candidat, 
  • son caractère, 
  • son identité, 
  • son autorité de compétence...bref les éléments constitutifs du (STAR SYSTEM - E1)

Si le candidat doit générer une vraie mobilisation, il lui faut susciter et organiser des supporters (d’abord) puis les convaincre ensuite (par le message) grâce à trois leviers principaux de mobilisation :

  1. le message (par exemple, les sept faims du Congo),
  2. la puissance des alliances,
  3. le maillage national ou l’organisation militante du terrain.
Faire des tournées dans les provinces, dans les villes est certes louable et important en marketing politique, mais les candidats sont bien conscient que cela ne représente que 20% de la mobilisation nécessaire pour faire d'un supporteur un militant, un militant enfin un vote. Faire un tour dans une localité, n’apporte pas toujours le bulletin de vote attendu dans l’urne. Il faut bien plus. Il faut quadriller le terrain par une organisation et une logistique innovante, il faut noyer le terrain par sa présence, il faut être le "saint esprit du peuple". C'est possible et faisable.                                              

Sur ce point : Majorité 0 – Opposition 0
 
Comment ?

  1. Quelle est la stratégie de positionnement et de prise de parole du Président de la République au cours de cette campagne ?
  2. Quelle est la stratégie de positionnement et de prise de parole des figures de l’opposition au cours de cette campagne ?
La stratégie bien entendu dépend de l’identification de l’enjeu central de cette élection dans les deux camps.
  1. Quel est l’enjeu central de cette élection pour le Président de la République candidat à sa propre succession : Kabila l’incarnation du changement, le meilleur espoir d’un "Congo en chantiers".
  2. Quel est l’enjeu central de cette élection pour l’opposition : l’espérance du rejet
Comment maximiser ses chances ?
Il faut une campagne de mobilisation qui deux semaines avant l’élection se mue en campagne de cause… Nous constatons cependant, sur le terrain quatre types de campagnes :
  1. Une campagne de la haine et de l’invective
  2. Une campagne type volcan (silence, puis j’apparais et disparais)
  3. Une campagne en dents de scie (faute d’argent, d’organisation et de moyens, on se débrouille, on gère les urgences, on navigue à vue, on coopère, etc…)
  4. Une campagne type tonneau vide (beaucoup de promesses et de critiques peu d’actions concrètes et crédibles)
A ce jour, le peuple est demandeur, il ne demande que ça d’ailleurs. Le Congolais aspire à la paix, veut du bonheur, et rêve de bien être. Le peuple veut manger 3 fois par jour. Le peuple en a marre de tendre la main, il veut "pêcher son propre poisson" et non attendre et vivre de la redistribution sociale à la congolaise. Le Congolais aime son pays, il est capable de se mobiliser pour son pays, pour les grandes causes. Il veut du rêve, de la passion, de l'envie, il a en lui, le désir d'aimer, d'aimer son avenir, d'aimer sa souffrance pour y parvenir. Il peut faire des sacrifices. Il attend et ne demande que des idées qui peuvent et doivent le mobiliser. Pour le mobiliser il faut un vrai message de mobilisation, une cause nationale, qui dépasse tous les clivages, toutes les ethnies, toutes les provinces. Le peuple attend, jusqu’à ce jour, un message électoral fédérateur, il attend dans un calme étonnant ce message qui surpasse toutes les divisions, tous les intérêts, toutes les ethnies.  A ce jour que des batailles, des critiques, des ruses, des réactions...Rien de ce qui intéresse le congolais d'en bas. 
Sur ce point Majorité 0 – Opposition 0
Et pourtant ce message existe…Il suffit de ne pas courir derrière les postes, les budgets, les fesses, d’aimer ce beau pays, d’aimer l’intelligence, le beau, le rêve et la puissance bénéfique du choc des idées, ce message existe…
Revenons à la campagne de mobilisation
Aujourd’hui elle se fait autour de la personnalité, de l’ambition, de l’ethnie ou de la province du candidat. Tous les candidats ont leur message, ils sont l’incarnation du message et ils drainent des foules, certains diront même que ça marche.  Il est vrai que le charisme et les qualités exceptionnelles des candidats drainent des supporteurs qui ne sont pas disons-le tous des voix dans l’urne. Faire d’un supporter un candidat est une tâche importante et sérieuse qui exige un travail de terrain sérieux pour une adhésion évidente aux messages et à la personnalité du candidat.
 
Les risques d’une campagne de mobilisation au Congo
Les conseillers ont oublié une chose : une campagne de mobilisation pose toujours problème, car si elle mobilise, elle est aussi clivante, et comme en RDC, il n’y a pas d’adversaires politiques mais que des ennemis politiques, le trouble n’est jamais loin. Nous y sommes déjà. La campagne connaît des tensions plus ou moins révélatrices des risques d’une campagne de mobilisation entre les différents partisans. 
                                 Sur ce point : Majorité 0– Opposition 0
 
Si les états-majors politique et les direction de campagne des différents candidats font tourner à plein régime, la stratégie de la mobilisation dans leur campagne (mobilisation autour du bilan, de la personne, ou de son origine). Le pire peut être à craindre de manière mathématique. Il faut donc innover, modifier les trajectoires, revoir la structuration de l'image des candidats, modifier le STAR SYSTEM et les stratégies de campagnes. Cela est possible à 17 jours de l’élection présidentielle. Le coup de génie permettra soit au Président de la République ou à l’une des figures de l’opposition de remporter cette élection. 
 
Sur ce point des propositions existent.
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Le prochain billet : POLITICOSPHERE-ELECTION : le management des complexités en pleine campagne électorale

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