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lundi 21 avril 2014

COMMENT FAIRE DE LA MODIFICATION OU NON D'UNE CONSTITUTION EN AFRIQUE FRANCOPHONE, UN JEU A SOMME POSITIVE ?


 

« Un chef est un marchand d'espérance » Napoléon

En guise d'introduction, prenons le cas du  Discours de campagne en 2009 d’Obama en Pennsylvanie.

Lors de sa campagne pour l’élection du président des États-Unis en 2009, dans son discours en Pennsylvanie, Barack Obama dit à peu près ceci : il y a deux types de générations en Amérique, la génération X issue du baby-boom qui a toujours joué :
                Race contre race
                Vieux contre jeunes
                Sud contre Nord
"Pour un jeu à somme nulle, où la réalisation des rêves des uns se fait toujours aux dépens de la réalisation des rêves des autres, dans lequel l'Amérique est toujours perdante.

Moi je vous appelle, vous les jeunes, vous la génération Y, partout où nous avons des désaccords, à inventer des compromis, car il ne s’agit pas de gagner l’un contre l’autre, mais de bâtir une nouvelle Amérique, où chacun puisse loger ses rêves. Oui c’est possible ! Yes we can".

Analyse du cas

Barack Obama, qui n’est pas encore président des Etats-Unis, matérialise ici deux attitudes fondamentales de la théorie des jeux : un jeu YY, par opposition à un jeu XX qui condamne l’Amérique à un style compétitif qui la conduit à se détruire.

Ce jeu à somme négative de type XX affirme : « Tout le monde perd » ! C’est ce jeu que rejette Obama puisqu’il enferme l’Amérique dans une perte de confiance et dans la désespérance.

L’offre publique du candidat au contraire est de construire un jeu en Y de type coopératif. C’est cette proposition ouvrant la perspective d’un jeu où « tout le monde gagne » qui constitue: une offre politique nouvelleCette offre sera synthétisée par le fameux slogan: « Yes we can ! » Ce slogan résumant avec talent toute l’approche politique de Barack Obama candidat, ouvre à l’Amérique une nouvelle espérance… 

Si les acteurs politiques africains s’intéressent à la perspective d'un jeu où tout le monde gagne, ils pourraient présenter aux peuples (en ces temps où la réponse aux thématiques sociales devient une exigence lourde), une offre politique nouvelle, permettant ensemble (majorité présidentielle et critique politique) de répondre à la question suivante: 

comment faire de la modification ou non de la constitution, un jeu à somme positive ?

           NOUS SOMMES UNE FABRIQUE DU CONSENSUS
Notre démarche est technique et commerciale

Nous avons réussi à développer, fruit de nos retours  d'expériences africaines, une fabrique du consensus destinée à vous accompagner lors des périodes de conflits d'intérêts divergent et convergent,  dans la mise en œuvre d'un "monde des possibles politiques" selon la nature de la mission.
Notre fabrique du consensus  influe sur les décisions stratégiques à prendre dans des situations rendues instables par la méconnaissance des réactions potentielles de certains acteurs politiques ou économiques  (majorité présidentielle ou critique politique) et sur les orientations stratégiques.  

Notre fabrique du consensus n’est pas à considérer comme une science positive, fournissant des prédictions précises. Cependant, notre expertise dans l’analyse des complexités des interactions entre agents rationnels, nous confère, un avantage certain dans notre rôle de conseil concernant  la mise en œuvre de votre "cœur stratégique". 

Notre fabrique du consensus est un :

1.  outil d'aide à la stratégie décisionnelle,
2.  support technique qui modélise les cartographies situationnelle et informationnelle afin de maîtriser le potentiel de situation,
3.  dispositif d'aide à la décision qui vous permet d'anticiper les comportements et les réactions de votre écosystème politique,
4.  cellule riposte qui vous permet la production des concepts et des éléments de langage, face aux attaques et contre-attaques de vos partenaires et critiques politiques.

Notre fabrique du consensus est un ensemble d'outils pour analyser les situations dans lesquelles ce qu'il est optimal de faire pour un agent (personne physique, entreprise, animal…) dépend des anticipations qu'il forme sur ce qu'un ou plusieurs autres agents vont faire. C'est à dire, le fait que les acteurs vont avoir pour objectif à chaque manœuvre politique et/ou politicienne de satisfaire leurs intérêts, de "maximiser leurs gains". Cela implique le fait d'un dépassement individuel et collectif, le but n'est pas de battre l'adversaire, mais de marquer le plus de points possible.

Notre objectif est de modéliser vos situations, de déterminer une stratégie pour chacun des agents, de prédire l'équilibre du jeu pour aboutir à une situation optimale. En l’occurrence pour nous, il s'agit d'utiliser la théorie des jeux en vue d'une modélisation des solutions africaines sur la question clivante actuelle, à savoir pour ou contre la modification de la constitution.

Avec l'arrivée de la démocratie, la politique est devenue un système inévitablement dynamique, une mécanique en mutation permanente en Afrique francophone. Ces mutations nécessaires, sont à l’origine des crises et des incertitudes qui les accompagnent. 

La fabrique du consensus est une solution de paix, une matrice de confiance à développer pour mieux articuler le vivre et l'agir ensemble des acteurs du jeu avec les enjeux politiques. Branche des mathématiques, philosophie des sciences sociales, outil incontournable de l’analyse moderne de l’évolution des espèces, noyau dur de la science économique, arme stratégique dans les conflits militaires, politiques ou encore, selon ses détracteurs, instrument machiavélique destiné à justifier des comportements cyniques et immoraux, la théorie des jeux laisse rarement indifférent, fascinant les uns, intriguant voire inquiétant les autres. Nous en avons fait une fabrique du consensus au cours de nos 14 ans d'expérience africaine.

Les fondements de la théorie des jeux modernes sont décrits pour la première fois en 1928 dans une publication de John von Neumann. Les idées de la théorie des jeux sont ensuite développées par Oskar Morgenstern et le même John von Neumann en 1944 dans leur ouvrage Theory of Games and Economic Behavior.

Cas concret 


Exemple: le modification ou non de la constitution en Afrique francophone 

Théorie des jeux et conseil stratégique 

Une théorie est, selon l’acception courante, un ensemble d’hypothèses ayant trait au monde tel qu’il est (ou tel que le conçoit le théoricien), dans le but d’en expliquer (ou de décrire, ou de prédire) tel ou tel autre aspect. 

Toutefois, par le conseil stratégique comme appareil de solutions que nous proposons à nos clients, le conseil s’en tient très rarement à ce qui est : il ne peut s’empêcher de dire ce qui doit être dans une logique de résultat, notre démarche est donc normative. 

Le conseil (nos consultants) cherche aussi dans certaines configurations (verticale ou horizontale) à décoder les complexités émergentes et/ou souterraines des phénomènes observés, à dégager les interactions des enjeux, afin de permettre la production de nouveaux concepts visant à: restaurer les éléments de la confiance politique, épouser les courbes du temps, ses avantages et inconvénients.

Selon Daniel Gauthier, les conventions instaurant des coalitions sont valides mais précaires et ne résolvent pas le problème de la sécurité. Les passions, qui peuvent conduire un homme à se tromper sur son propre intérêt, font de tels engagements des liens trop fragiles pour qu'il soit raisonnable de s'engager le premier dans leur exécution. Au terme d'une analyse très subtile, il apparaît qu'un engagement constitue bien une obligation au sens strict, non pas parce qu'il serait imposé par la loi de nature (laquelle commande de respecter les conventions), mais parce qu'il constitue un renoncement à son droit naturel (d'agir selon son intérêt). À l'inverse la loi de nature ne constitue pas par elle-même une obligation mais nous incite à en contracter, parce que tel est notre intérêt. Mais si nous contractions une obligation parce qu'elle est conforme à notre intérêt, cette obligation n'est pas levée lorsque son application devient contraire à cet intérêt. D'où une aporie : si je passe une convention, il serait injuste et contraire à mes obligations de la rompre. Mais s'il est dans mon intérêt de rompre une convention, j'ai le droit de le faire, et je me retrouve en possession d'un droit auquel j'avais renoncé...)                      
                        Pour mieux amorcer la coopération et/ou trahison politique, en ce sens nous avons un rôle prescriptif. (Les travaux de R. Axelrod révèlent que, sous certaines conditions, des stratégies de coopération l'emportent sur les stratégies agressives. C'est le cas en particulier de la stratégie « donnant-donnant » (tit for tat) qui, dans plusieurs conflits d'intérêts inconciliables, s'est avérée globalement supérieure à toutes les autres.)

Portons un regard sur l'Afrique francophone

La  perspective terrain sur le plan technique est la suivante :

L’interdépendance compétitive : le politique parviendra à atteindre ses objectifs si les autres n’arrivent pas à atteindre les leurs, cette interdépendance débouche sur une victoire à somme nulle ou négative où tout le monde perd.

L’interdépendance coopérative qui oblige les politiques à passer par des compromis pour atteindre leurs objectifs mutuels, cette interdépendance débouche sur des négociations à somme positive où tout le monde gagne. Sur le papier c’est vite écrit, dans la réalité l’éternelle difficulté consiste à trouver une réponse humaine, technique et socioculturelle permettant de répondre de manière satisfaisante aux questions suivantes :
1.     comment bâtir une nation dans un Etat d’égoïsmes politiques ? 
2.     véritable ciment de la vie politique, la "coopération d'intérêts nationaux" a-t-elle une chance de résister si tout le monde ne cherche qu’à faire triompher son intérêt privé ? 

Notons que l’efficacité d’une stratégie (exemple: comment faire accepter ou capoter la modification de la constitution ?) est en effet relative à la nature de la stratégie à laquelle elle s’oppose. Il n’y a pas de stratégie performante absolument. Il ne faut pas oublier que l’objectif de l'acteur politique est de    maximiser ses gains indépendamment de ceux de son critique politique ou de son partenaire. 

NOUS SOMMES UNE FABRIQUE DES CONSENSUS
Notre démarche est purement technique et commerciale


Comment déployer sa stratégie de réussite ?

« S’il faut promettre des résultats, restez en deçà de ce que vous jugez assuré; on ne vous en voudra pas d’apporter plus que ce que vous avez promis » Auguste Detoeuf

Notre mode opératoire va s'articuler autour du PACK CONSENSUS, qui lui va s'intéresser à un modèle d'un type particulier, le « jeu politique », qui est en l’occurrence est constitué de trois éléments : 
  1. les joueurs (acteurs politiques), 
  2. leurs ensembles de stratégies (l'organisation politique et son écosystème politique),
  3. les règles du jeu (la constitution, qui portent notamment sur les gains et l'information de chacun)

La théorie des jeux se propose d'étudier des situations (appelées « jeux »...en lespèce, la modification de la constitution) où des individus (les « acteurs politiques - majorité présidentielle et critique politique ») prennent des décisions, chacun étant conscient que le résultat de son propre choix (« organisation de sa réélection ou organisation de la défaite électorale ») dépend de celui des autres. C'est pourquoi on dit parfois de la théorie des jeux qu'elle est une « théorie de la décision en interaction ». 

LE PACK CONSENSUS, dans une perspective « coopérative » puis « non coopérative ».

Le négociateur stratège

Pour disposer d'un gain maximum dans ce jeu, il est fortement recommandé de prendre en compte les supports techniques utiles à votre réussite:

Le style du négociateur: une attention particulière sera portée sur votre style. Etes-vous dans un style compétitif (distributif) ou coopératif (style intégratif). Explication : le style distributif veut tout gagner, écraser l’autre. Il se distribue les gains par avance comme si l’autre n’existait pas. Le style intégratif, intègre à sa démarche la légitimité de la demande de l’autre.

La théorie des jeux : dans ce contexte trois choses comptent, l’objectif, les moyens et le rapport de forces. Selon les cas, la négociation peut être un jeu à somme nulle (vainqueur-vaincu), un jeu à somme négative (vaincu-vaincu) ou un jeu à somme positive (vainqueur-vainqueur) ?

L’approche de Crozier : selon cette approche le conflit armé naît, lorsque la parole devient inopérante, pour éviter toute erreur aux conséquences lourdes, vous devez avoir une compréhension exhaustive de vos forces et faiblesses et une analyse fine de votre pouvoir et du potentiel de situation.

Ici nous analysons avec le négociateur analyse ses cinq zones de pouvoir:
  • zone hiérarchique : le statut, 
  • zone de l’expert : vos compétences avérées dans le domaine concerné par la négociation ou les enjeux, 
  • zone de l’information : connaissance d’une information déterminante, 
  • zone de l’environnement : lien avec le noyau dur et la périphérie de l’organisation,
  • zone des moyens : l’accès et la maîtrise du nerf de la guerre

La stratégie en action

C’est la grille de lecture stratégique pour mieux réaliser vos "gains"
  • Quelle est la stratégie choisie par le négociateur ?
  • Comment va-t-il l’appliquer ?
  • Comment va-t-il intégrer à la fois les objectifs, la ligne politique du parti et /ou de sa majorité, les arguments, sans perdre de vue le rapport de force ?
  • Est-il assez fort pour envisager de conclure sur des accords favorables 
  • Est-il trop faible pour commencer à négocier en ce moment ?
  • Un ajournement serait-il souhaitable ?

Tout bon négociateur politique est un stratège froid. De lui, il a à la fois l’intelligence pour comprendre sans voir, le sens de la vision pour la négociation dans son plan à la fois national, partisan, individuel et l’imagination nécessaire pour inventer des solutions gratifiantes pour lui et son interlocuteur. Une négociation n’étant jamais finie et toute négociation en introduisant une autres, il est nécessaire que le négociateur sache, au moment d’entrer en négociation, sur quelles perspectives il désire déboucher.

Le PACK CONSENSUS de manière modulaire et/ou modulable en s'articulant par étapes ou mission, organisera votre réponse technique en développant:

La technique du levier : comment changer ses points d’appui pour « soulever » l'adversaire politique ?
L’approche Sun-Tzu : comment déterminer ses forces normales (servant à engager dénoncer ou faire accepter) et ses forces extraordinaires qui restent cachées (servant à gagner) jusqu’au moment propice 
L’approche décadrage/recadrage : comment passer de l’opposition(faute de véritable opposition, je préfère critique politique) à l’acceptation ? Tout l’art de savoir débloquer les points de blocage.
L’approche des trois orientations : comment utiliser : l’alliance : trouver d’autres forces ou provoquer des défections chez l’ »autre», l’attaque : être efficace le moment venu, le contournement : éviter l’affrontement en cas de faiblesse.

Une question, un projet, une mission...parlons-en !                               Tél: 00331 410 640 32


En guise de conclusion


Un exercice pour vous terminer

Répartition des trous de balles sur les avions survivants

Durant la deuxième guerre mondiale, le mathématicien Abraham Wald (1902  1950) cherche a augmenter la vie des avions de guerre. Il faut alors déterminer ou, sur la coque de chaque avion, il faut augmenter l’armature, sachant qu’il n’est pas possible de le faire partout pour une question de poids. Pour répondre a cette problématique, il dispose de l’ensemble des avions qui reviennent du combat, et plus particulièrement de la répartition des trous de balles. Aucune information n’est disponible sur les avions non-survivants. 

Que propose-t-il ?

Vos réponses à l’adresse suivante : patrice.passy@hotmail.fr


Patrice PASSY
Directeur associé

Conseil en Intelligence Economique et Communication d'Influence



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