lundi 2 mai 2016

L’UNIVERSITÉ DES CONNAISSANCES AFRICAINES EST NÉE A PARIS LE 28 AVRIL 2016


L’UNIVERSITÉ DES CONNAISSANCES AFRICAINES EST NEE A PARIS 

Les prochaines actions sont: Présentation de l'UCA à Bruxelles, à Rouen, à Berlin et Londres 

Information Spécial adhérents 

Formations de mise à niveau prévues:

 1 - Formation interne des adhérents aux méthodes de management des projets complexes 
 2 - Formation aux méthodes de résolution des dysfonctionnements des organisations, 
3 - à l'analyse des complexités et évolutions africaines 

 Ateliers  de travail par groupe retenus

1 - Nouvelles indices de richesses africaines 
2 - Communication d'influence et nouveaux paradigmes 

 Les dates et ordres du jour vous seront communiqués par mail




ACTUALITÉS DB CONSEILS EN VIDÉO - MOIS D'AVRIL 2016


DB CONSEILS A GENVAL A L'AFRICA BELGIUM BUSINESS WEEK DU 20 AU 22 AVRIL 2016
ACTUALITES DU CABINET DB CONSEILS EN MARS 2016 EN IMAGES ET DANS LA PRESSE MONDIALE

http://www.adiac-congo.com/content/abbw-2016-le-congo-brazzaville-suscite-un-grand-interet-economique-49635




















dimanche 17 avril 2016

L'EQUIPE DE DB CONSEILS A L'AFRICA -BELGUIM BUSINESS WEEK 2016 du 20 au 22 avril 2016 GENVAL - BRUXELLES.

Bnews Télévision ‪#‎NewsExpress‬ vous donne rdv ce 20 avril 2016 à Bruxelles pour l'AFRICA -BELGUIM BUSINESS WEEK 2016 du 20 au 22 avril 2016.
DB CONSEILS sera représentée par son directeur associé Patrice PASSY qui interviendra le 21 avril sur l'accompagnement des investisseurs BELGES au Congo-Brazzaville et en RDC
DB CONSEILS accompagne depuis 15 ans les investisseurs européens en Afrique et Africains en Europe
DB CONSEILS représentera l'Api Congo à l'Africa-belguim business

LES ACTIVITÉS D'INTELLIGENCE ECONOMIQUE UTILES A LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS EN AFRIQUE FRANCOPHONE

Accompagnement stratégique des investisseurs internationaux en Afrique 

La mondialisation de l’économie et les accords de partenariat économique offrent des opportunités de localisation de plus en plus larges aux firmes multinationales intéressées par les évolutions des marchés africains. Celles-ci sélectionnent soigneusement les lieux d’implantation de leurs activités en Afrique francophone, en tenant compte de multiples critères tels que la taille du marché, les coûts de production, la qualité des ressources, la stabilité économique et sociale. Et leurs choix, qui concernent une fraction croissante de l’investissement et de l’emploi des pays d’accueil, jouent un rôle de plus en plus décisif dans les dynamiques locales de développement. D’où l’apparition d’une compétition entre les Agences de Promotion des investissements africaines lors des différents événements internationaux (foires, forums...) pour l’attraction des entreprises, http://ppassy.blogspot.fr/2016/03/db-conseils-au-4eme-forum-international.html

Un marché d'un type nouveau se développe donc en Afrique francophone, celui de l'accompagnement stratégique des investisseurs internationaux. 
Ce marché nécessite la connaissance et la maîtrise des éléments fondamentaux suivants:
  • une connaissance maîtrisée de l'offre nationale d'attractivité mise en oeuvre par un marketing territoriale de qualité. Il s'agit de convaincre l’investisseur qu’il trouvera sur votre territoire un environnement d’affaires répondant à ses besoins, puis de faciliter son insertion durable dans ‘l’économie » locale ainsi que les structures d’accueil, les ressources qu’ils peuvent offrir pour les attirer).
  • une compréhension exhaustive de la demande (projets des firmes et critères de localisation, flux touristiques, investissement financiers et immobiliers, attraction économiques des territoires et des personnels qualifiées).
Pour affronter cette compétition, les institutions nationales d'Afrique francophone se sont progressivement dotées de moyens spécifiques, souvent regroupés au sein d’agences de promotion de l’investissement (API). 

Le mouvement fut initié dans les années 1950 par quelques Etats européens peu industrialisés et qui s’étaient tournés vers les entreprises étrangères pour assurer leur développement économique (Malte, Irlande …). Il s’est progressivement étendu à l’ensemble de l’Europe puis du monde, avec une accélération dans les années 1990 liée à la libéralisation des cadres juridiques et à la progression des flux d’IDE. Aujourd’hui, pratiquement tous les pays du monde disposent d’une agence de promotion de l’investissement. Décentralisation aidant, les collectivités territoriales se sont également dotées d’outils de ce type : c’est notamment le cas, au Congo-Brazzaville, 

Quelles sont les activités d'intelligence économique utiles à la promotion des investissements ? 
Pour séduire les firmes étrangères et attirer leurs investissements, une agence de promotion des investissements doit  disposer d’outils et de méthodes spécifiques, qui constituent le corpus technique du « marketing territorial »des techniques directement transposées du marketing d’entreprise et des outils adaptés aux spécificités de la relation entreprise, de la diplomatie économique, de l'intelligence économique et du management interculturel. Ce corpus méthodologique s'exécute dans les trois domaines principaux d'un marketeur national: le pilotage stratégique, l’action commerciale et la connaissance du marché.

Intelligence économique et le pilotage stratégique d'une API. 

L'IE participe à l'organisation, programmation, la gestion et finalisation des activités quotidiennes: 
  • comment former vite et bien les personnels à la spécificité de gestion d'une API ?
  • comment définir les objectifs visés par les politiques d’attractivité, en liaison avec les autres aspects des politiques de développement territorial et/ou national ? 
  • comment établir un plan spécifique de recherche d'information, avec quel outil de gestion des bases de données
  • quel statut et quelle insertion institutionnelle choisir pour l’API ? 
  • quel champ d’intervention retenir : seulement les investissements physiques, ou également les reprises et les partenariats, les investissements financiers, voire l’attraction des compétences 
  • comment définir des priorités par secteurs et par segments, en fonction de l’état du marché et des atouts du territoire ? 
  • comment assurer le suivi, le « reporting » et l’évaluation ? 
  • comment, enfin, articuler enter elles les différentes séquences de cette activité de « pilotage stratégique » dans le cadre d’un processus de programmation annuel ?
Au niveau national, l’API fonctionne dans un contexte où plusieurs de ses missions et attributions sont encore exercées par certains ministères et structures publiques ou privées. Cette persistance d’exécution des attributions de l’API par ces structures parfois concurrentes et partenaires est consécutive à la vacuité qui a longtemps existé dans les pays francophones en matière de promotion des investissements. L’Agence pour la Promotion des investissements se voit souvent rogner une bonne partie de ses prérogatives. Dans ce contexte, l’API se doit non seulement de conquérir une nouvelle identité, mais aussi  de forger une autorité de compétence afin d’assurer sa visibilité sur l’échiquier institutionnel. L’enjeu étant l’affirmation de ses missions et l’assurance du positionnement en rapport avec ces autres structures concerné par l'activité de l'investissement international privé.

IE et action commerciale. *
Mettre à la disposition des marketeurs un outil d'aide à la décision portant sur les questions suivantes:
  • Comment promouvoir la promotion et la prospection auprès des investisseurs potentiels ? 
  • Quels outils de promotion territoriale visant la création d’une image favorable du pays dans l’esprit des investisseurs potentiels (publicité, relation presse, argumentaires généralistes, site web…).
  • Quels outils de prospection seront destinés à détecter des projets d’implantation (présence à des salons, organisation de séminaires, envoi de mailings, réalisation d’argumentaires techniques, de support de communication…).
  • Quels outils de négociation sont destinés à convaincre l’investisseur de s’implanter sur le territoire (élaboration d’une offre territoriale, chaîne de gestion des projets, contacts bilatéraux avec l’investisseur…).
  • Quels outils de service à l’implantation sont destinés à assurer le succès initial du projet (rôle de facilitateur, notamment dans le domaine des formalités administratives ; identification des partenaires locaux potentiels…).
  • Quels outils de conseil au politique ont pour objet l’élaboration de proposition de réformes d’actions de politique économique visant à l’amélioration de l’attractivité économique du pays (conversations stratégiques, animation de groupes de réflexion et de proposition, élaboration de diagnostics réguliers, réalisation de rapports…).
  • Les outils d’aménagement constituent les moyens directs d’intervention de l’API sur l’offre territoriale (programmes immobiliers ou fonciers, aide au développement des clusters, etc.)
IE et la connaissance des marchés. 

Pour piloter et mettre en œuvre efficacement ces actions, il est nécessaire de bien connaitre le marché. D’ou le rôle des outils de recueil, de formalisation, de capitalisation et de diffusion de la connaissance. Cela inclut


  • La connaissance de la demande, sous ses deux formes : d’une part les firmes (motivations et modalités d’internationalisation, critères de localisation) ; d’autre part le « marché » » des investissement (par types de projets, pays d’origine et de destination, secteurs, etc.).
  • L’analyse de l’offre territoriale, elle-même fortement liée à la problématique complexe de l’attractivité. 
  • Enfin les outils de capitalisation, mutualisation interne et diffusion externe de la connaissance (bases de données de différents types, sites webs et outils de communication en réseau, matériel promotionnel, etc.).
Concrètement comment l'intelligence économique accompagne la promotion des investissements 
Intelligence économique pour les collectivités territoriales
  • L’API met à disposition des départements une Plateforme d’Appui aux Départements (entreprises et structures administratives) 
Contenu des services à proposer
  • un service d’accès rapide, aux informations décisives pour soutenir des projets opérationnels,
  • un service d’analyses stratégiques et d’études comparées pour configurer des projets,
  • un service permanent de veille pour anticiper les opportunités et les risques.
Intelligence Stratégique à l’API

A - Études stratégiques et production d'information
  • Les études et analyses réalisées par l’API permettent à ses usagers et aux investisseurs étrangers de mieux maîtriser leur environnement concurrentiel et stratégique…
B - Appui aux opérations de croissance externe et de coopérations interentreprises internationales 
  • Accompagnement à l’international de l’API aux entreprises nationales, accompagnement national de l’API aux entreprises ou investisseurs étrangers (foire, forum, manifestation, colloque, communication internationale…)
C - Cartographie des acteurs / circuits de décision internationaux et nationaux) cartographie décisionnelle, bottin informationnel des entreprises et acteurs nationaux ...)
  • L’identification précise des circuits de décision constitue une étape indispensable dans le déploiement opérationnel d’une stratégie de conquête de marchés. C’est le plus souvent un préalable incontournable au développement d’une activité. Elle est aussi nécessaire pour consolider une position commerciale ou industrielle dans un pays ou un secteur d’activité…
III - Diplomatie d'Affaires aux investisseurs étrangers et congolais
  • API met en place une capacité d’accès aux décideurs de haut niveau national et international pour les investisseurs étrangers et les entreprises nationales à l’international 
  • La diplomatie économique est outil nécessaire au développement de la connivence d'intérêts entre écosystèmes politico-administratifs (les pouvoirs publics) et les opérateurs économiques ainsiq eu les investisseurs étrangers.
Conseil stratégique et diplomatique
  • Un accompagnement opérationnel dédié dans le domaine des affaires publiques, des relations institutionnelles et gouvernementales, etc. en appui au investisseurs étrangers et développement à l’international des entreprises nationales.
Due Diligence (service de contrôle et vérifications des données)
  • Mieux connaître ses partenaires potentiels, ses fournisseurs ou distributeurs, apprécier l’honorabilité de ses interlocuteurs, est essentiel pour mieux comprendre et évaluer leur fiabilité et leur efficacité. Pour répondre à cette exigence impérieuse, les API propose un service « Due Diligence » dédié à cette activité. 
La semaine prochaine: quelle offre de service sur la politique d'attractivité 

économique au sein de l'API ?

Patrice PASSY - Expert international en Intelligence Economique et communication d'influence 
                           

mercredi 30 mars 2016

DB Conseils - 8ème festival géopolitique de Grenoble

PATRICE PASSY Directeur associé de DB CONSEILS au 8 eme FESTIVAL GÉOPOLITIQUE DE GRENOBLE du 16 au 19 mars 2016

Thème: RÔLE DE LA DIMENSION CULTURELLE DANS LES NÉGOCIATIONS D'AFFAIRES EN AFRIQUE










mercredi 2 mars 2016

DB CONSEILS AU 4eme FORUM INTERNATIONAL AFRIQUE DEVELOPPEMENT DE CASABLANCA

4ème édition du forum international Afrique Développement à Casablanca, du 25 février au 26 février 2016
 Thème : « Agriculture et électrification : mobiliser les énergies »

Les experts du cabinet DB CONSEILS ont accompagné l’API du Congo-Brazzaville au IVème forum international Afrique Développement à Casablanca, les 25 et 26 février 2016, en tant que partenaire stratégique.

TV Congo a relaté cet événement dans son journal des 1er et 2 mars 2016
2000 opérateurs économiques et institutionnels
20 pays africains ont pris part à la 4ème édition du forum international Afrique Développement à Casablanca, sous le thème : « Agriculture et électrification : mobiliser les énergies ». Cet événement d’envergure, avait pour objectifs d’offrir plus de visibilité aux opérateurs africains ; de répertorier les projets d’investissement les plus porteurs sur le continent ; et de susciter la réflexion et le débat sur des thématiques liées au développement du continent africain. Tony Elumely, président d’United Bank for Africa (UBA), a regretté de voir le commerce interafricain ne représentant que 3% des échanges et la coopération en allant, au-delà de l’Agriculture et de l’Energie, vers tous les secteurs d’activités privé a un rôles prépondérant à jouer dans ces échanges interafricains », a-t-il il préconisé.

Moulay Hafif Elalamy, ministre de l’industrie et du commerce, dans un excellent exposé a dit, que le continent africain est appelé plus que jamais à saisir une nouvelle occasion offerte par la Chine. 
Comment ? «  Le salaire minimum chinois est passé aujourd’hui de 100 à 500 dollars en cinq ans, ce qui a entrainé un déplacement de l’ordre de 85 millions d’emplois, de la Chine vers les pays voisins et ailleurs. 

L’Afrique doit saisir cette opportunité nouvelle », a expliqué M. Elalamy, rappelant la nécessité de l’industrialisation comme vecteur de la création de l’emploi pour les jeunes du continent. Il a évoqué dans ce sens le succès du Maroc à insérer les nouveaux métiers comme l’aéronautique et l’automobile dans la mondialisation. A l’ouverture de cette rencontre, Mohamed El kettani, PDG du groupe Attijariwafa Bank, a soulevé quelques défis auxquels le monde est confronté aujourd’hui, dont la baisse de 50% des prix du pétrole depuis janvier 2015 dans un contexte de suroffre et de crise géopolitique au Moyen-Orient et l’évolution imprévisible des taux bancaires, encore instables, huit ans après la crise financière de 2008.

La diplomatie économique marocaine devient un exemple à suivre

Le ministre de l’Agriculture, AZIZ Akhnouch, a déclaré, pour sa part, qu’un Africain sur trois souffre de la faim. « La bataille mondiale contre l’insécurité alimentaire doit être gagnée en Afrique », a –t-il souligné, ajoutant que le Maroc, conscient de cette problématique,  a mis en place en 2008 le plan Maroc Vert. Ce qui a fait augmenter l’investissement public-privé de 14% par an, le taux de mécanisation de 5 à 7 tracteurs par 100 hectares, soit au-delà de la norme minimale de 36% fixée par la FAO. Conséquence : la production agricole de 43% en l’espace de huit ans, portée notamment par la filiale oléicole, passée de 743.000 tonnes en 2008 à 1,4 million à 1,4 million en 2015. Idem pour la production des  sucres blancs qui atteint, quant à elle, 510.000 tonnes, soit un taux de couverture de 43% contre 29% il ya 5 ans. 

Quant à Salaheddine Mezouar, ministre des Affaires Étrangères, il a affirmé : « le monde sera différent durant les 20 prochaines années. C’est pour cela que nous avons une belle histoire à construire. 
Notre continent bouge, il a des élites exceptionnelles et des problèmes à résoudre. Le 20ème siècle a été celui des indépendances. Nous avons mis beaucoup de temps à sortir du colonialisme et aujourd’hui nous avançons. C’est le début de la renaissance, qui dépendra de notre capacité à transformer notre réalité ».

En insistant sur le partenariat solidaire et équilibré avec les pays du continent, le ministre marocain a ajouté que «  le Royaume est parti vers ses frères et sœurs africains pour parler le langage des cœurs et construire l’avenir à partir de nos expériences réciproques. Nous apprenons aussi de l’expertise et de l’expériences de nos partenaires africains » 
Et le chef de la diplomatie marocaine de poursuivre que l’Afrique a, quant même, un défi à relever. Il s’agira de gagner la bataille de l’électrification, partager les expériences, faire de la COP22 celle de l’Afrique. Il s’agit bien évidemment de la COP22, dédiée à l’écologie, prévu en novembre prochain à Marrakech. Il a lancé, à cet égard, un appel pour un partenariat Sud-Sud gagnant pour assurer l’équilibre du monde. Jean-Louis Borloo, président de la Fondation Energie pour l’Afrique, a axé son intervention sur l’énergie, en disant : « L’accès à l’énergie est le pré-requis à l’accès à tous les autres droits, et est un problème éminemment politique »
Présent aussi à ce forum, le ministre gabonais de l’Agriculture, Mathieu Mboumba, en charge du programme GRAINE, a invité les leaders du continent à replacer l’agriculture au cœur du développement. Nous ne devons plus considérer notre agriculture comme une activité de survie ou par défaut », a-t-il déclaré.
Maroc Export: Multiplier l'organisation de rencontres d’affaires entres décideurs et investisseurs économiques

La Directrice de Générale de Maroc Export, Zahra Maafiri , a appelé, quant à elle, au développement du label « Made In Africa » et à l’intensification des échanges entre les structures nationales chargées de la promotions de l’export.
Au programme de ce Forum, figurent l’organisation de rencontres d’affaires entres décideurs et investisseurs économiques, ainsi que des opérateurs de renom, s’agissant des problématique concrètes de développement en Afrique. 

Aussi, le ‘’Marché de l’Investissement’’, mis en place dans le cadre du Forum, prévoit-il de donner la visibilité aux plans nationaux de développement et aux banques et projets structurants, mettant à l’honneur sept pays : le Congo-Brazzaville, la Cote d’Ivoire, le Gabon, le Togo, le Sénégal, la Tunisie et le Kenya.
Durant cette manifestation, seront décernés les traditionnels’’ Trophées de la coopération Sud-Sud’’ primant les meilleures entreprises engagées dans le développement des échanges et des investissements intra- africains.
‘’ Les Trophées du jeunes Entrepreneur ‘’ ont récompensé, quant à eux, les meilleurs jeunes entrepreneurs africains dans les catégories ‘’ Innovations’’ et ‘’Entrepreneuriat Social.

La Fondation Attijariwafa Bank a organisé, en partenariat avec le Musée Tiskiwin de Marrakech, à l’espace d’art Actua, une exposition intitulée : ‘’Arts transsahariens. Un art de vivre’’ traitant des arts traditionnels de l’habitat nomade et sédentaire dans les espaces transsahariens.

jeudi 21 janvier 2016

KINSHASA 2016 - KINFOR16 du 26 au 27 janvier 2016


CERTAINS DE VOS CONCURRENTS RÉUSSISSENT EN AFRIQUE GRACE A NOUS : POURQUOI PAS VOUS ?
Le cabinet DB CONSEILS, au service de ses clients depuis plus de 15 ans, sera présent au Forum International de Kinshasa les 26 & 27 janvier 2016 à l’hôtel Béatrice en tant que partenaire associé de l’événement.
DB CONSEILS accompagnera l’Agence pour la Promotion des Investissements du Congo-Brazzaville www.apicongo.org  dans la cadre de la promotion des investissements directs étrangers au Congo en tant que partenaire stratégique. 


KINFOR16 est une plateforme de 800 entrepreneurs dont près de 200 en provenance de : Belgique, Luxembourg, Turquie, Japon, Afrique du Sud, Maroc, Tunisie et Algérie, Canada et encore d’autres pays.
Partenaire associé avec AFRICA RISE, structure belgo-congolaise initiatrice de KINFOR16 www.africarise.be, DB CONSEILS apporte toute son expérience aux deux structures à l’organisation de la réussite de cet événement

Le Congo-Brazzaville est la première destination des investissements directs étrangers en Afrique centrale

mardi 5 janvier 2016

COMMENT EXERCER IMPUNÉMENT LA SUPRÉMATIE DE LA FORCE ?

     I.          Le violent pouvoir de la communication d'influence
« Le savoir, plus que jamais auparavant, est pouvoir. Le seul pays capable de mener à bien la révolution de l’information, ce sont les Etats-Unis. (…) force multiplicatrice de la diplomatie américaine, l’axe des technologies de l’information fonde le soft power – la séduction de la démocratie et des marchés libres. » C’est ce qu’écrivaient en 1996, dans la prestigieuse revue Foreign Affairs, le professeur Joseph S. Nye doyen de la John F Kennedy School of Government d’Harvard, et l’amiral William A. Owens, tous deux conseillers de l’administration Clinton. Leur conclusion : seules les communications modernes, le Web au premier chef, peut « encourager l’élargissement d’une communauté pacifique de démocraties, meilleur garantie d’un monde sûr, libre et prospère ». 

Dans un ouvrage au titre significatif, Bound to Lead : the changing nature of american power, l’universitaire américain explicitait en 1990 ce qu’il entendait par soft power : « c’est la capacité à réaliser des objectifs désirés, en matière de relations internationales, à travers la séduction plutôt que la coercition. C’est s’employer à convaincre les autres de suivre, ou les amener à accepter les normes et instituions qui produisent le comportement désiré. Le soft power peut reposer sur l’attrait exercé par les idées ou sur l’aptitude à fixer l’ordre du jour de telle façon qu’il modèle les préférences des autres. Si un Etat réussit à faire légitimer son pouvoir aux yeux des autres et à instaurer des institutions internationales qui les encouragent à endiguer ou limiter leurs activités, il n’a plus besoin de dépenser autant de ses ressources économiques et militaires traditionnellement couteuses. » Qu’en des termes ampoulés cette définition des conditions de l’hégémonie d’une superpuissance s’estimant sans concurrence est dite ! 

Plus direct est le discours du président Clinton : « sans croissance à l’étranger, notre économie ne peut prospérer, sans croissance globale, une saine concurrence internationale se transforme vite en guerre économique, et il ne peut y avoir de véritable justice économique entre les nations ou en leur sein… aujourd’hui et dans un avenir prévisible, le monde attend de nous que nous soyons les leaders et le moteur de la croissance globale.

Ça se passe chez vous ou ailleurs

Cette loi de l’échange inégal et de la hiérarchisation du système mondial reste une donnée essentielle pour analyser les rapports entre les économies, les sociétés, les cultures dans le monde et plus particulièrement en Afrique. Ce sont ces logiques d’exclusion dont tente de rendre compte aujourd’hui la notion de « communication monde », notion qui restaure l’histoire sur le devant de la scène. Partout, des formes inédites de concurrence opposent les territoires entre eux et produits des usages différenciés de ceux-ci. 

Une « économie d’archipels » se forme avec ses mégapoles d’excellence technologique, lieux nodaux des marchés et des réseaux mondiaux. C’est cette réalité que peignait avec lucidité le sous commandant Marcos en 1997 en se référant à la guerre contre les deshechables (les « jetables ») de la planète néo libérale comme ouvrant la « quatrième guerre mondiales » : « la suppression des frontières commerciales, l’explosion des télécommunications, les autoroutes de l’information, la puissance des marchés financiers, les accords internationaux de libre échange, tout cela contribue à détruire les Etats nations. 

Paradoxalement, la mondialisation produit un monde fragmenté, fait de compartiments étanches, à peine reliés par des passerelles économiques. Un monde de miroirs brisés qui reflètent l’inutile unité mondiale du puzzle néo libéral… le néo libéralisme ne fragmente pas seulement le monde qu’il voudrait unifier, il produit également le centre politico économique qui dirige cette guerre. Il est urgent de parler de la métapolitique. La « nature » elle-même semble fomenter de nouvelles sources d’iniquités, les désordres climatiques et autres catastrophes « naturelles » affectant d’abord et de plus en plus les pays et les régions les plus pauvres.

C’est sur cette carte chaotique des fragmentations que viennent s’inscrire les nouveaux modes d’opposition à la Realpotitk néo libérale, ce que Marcos appelle les « poches de résistance », dont témoignent aussi bien les protestations lances depuis la rue contre les stratégies du FMI et de la Banque mondiale par les secteurs populaires et les classes moyennes paupérisées d'Afrique, que les grandes grèves contre les logique monétaristes qui guident l’édification des grandes zone régionales de libre échange dans les grands pays industriels. C’est sur carte également que tracent leurs lignes les réseaux parasitaires de l’immonde (le sale et l’amoral, contrepoint du mundus, le propre, le bien ordonné »), les nouveaux fronts planétaire du désordre, les « espaces de l’ombre » ou réseaux du marché noir de la vie. Circuits de l’économie souterraine, réseaux mafieux et trafics illicites (des narcotiques à la pédophilie en passant par la contrebande électronique), fronts de l’intégrisme, fronts des sectes, flux transnationaux des diasporas clandestines. Les stratèges du soft power et de la netwar ne s’y trompent pas lorsqu’ils évaluent le risque que selon eux, font encourir à la « sécurité collective » les usages d’internet aussi bien par le narco trafic (2 milliards de narco dollars à recycler chaque jour sur les marchés !) que par les nouvelles formes réseautiques de l’ »activisme politique international » (où ils entassent d’ailleurs pêle-mêle le mouvement zapatiste, les groupes islamistes et les ONG).

L’opinion est devenue le principal enjeu des guerres actuelles

Au mot d’influence trop faible, il faut préférer « emprise » qui suggère l’idée de prise en main ou encore « guidage intellectuel et moral ». Ce guidage des élites ou comme on dit aujourd’hui, des décideurs, se comprend au sens cybernétique du mot (d’un mot grec qui signifie « gouvernail »). La grille de lecture structurales, voire fixiste que je propose part d’un postulat simpliste, mais que je crois vérifiable empiriquement : pas de sociétés, donc, sans instance de contrôle et de surplomb et tel est bien le rôle que joue, bon an mal an, la puissance médiatique aujourd’hui.

L’opinion est devenue le principal enjeu des guerres actuelles, en fait des expéditions punitives du fort contre le faible. Dans une société qui tend à s’identifier aux victimes, émotionnellement du côté du faible, comment exercer impunément la suprématie de la force ? 

La gestion de ce problème émotionnel constitue la tâche prioritaire des gouvernements, comme on l’a vue dans la guerre d'Irak, de Syrie, les guerres israélo-palestiniennes, du Mali, d'Afghanistan, etc..., le rapport de force y était de mille à un ou bien davantage. Pour qui examinait le rapport des PNB ou des forces militaires, l’issue n’était pas douteuse. Ce qui était douteux, et méritait donc votre travail quotidien, c’était l’adhésion des cœurs et des esprits. L’enjeu n’était pas ce qui pouvait se passer sur le terrain, et que l’on savait par avance. Tant qu’on en restait au matraquage aérien, électronique et informatique, la guerre était moins une guerre qu’un jeu, un Kriegspiel où le seul problème est d’empêcher le décrochage intérieur, ce que les gouvernements font de mieux en mieux avec les clergés et perroquets nationaux. En Afghanistan, Irak, Ukraine, Kosovo, les choses se sont, somme toute, bien passées, même si leur gestion a exigé beaucoup de doigté. Beau programme, pour un médiologue : au cours de ces guerres, reconstituer pas à pas toute la chaîne des décisions, des opérations, la coordination entre le temporel et le spirituel.

DÉMOCRATIE AFRICAINE : L’USAGE DU SECRET POLITIQUE ENTRE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE, L’OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE

Tout est secret en Afrique : posons-nous la question, qu’est-ce que c’est ?

C’est ce qui n'est pas connu de tous, qui doit rester confidentiel. L’ignorance en Afrique constitue la plus grande part du secret. L’année 2016 est pleine de défis et d’incertitudes, la maîtrise et gestion du secret donne à ses gestionnaires un avantage stratégique, concurrentiel, opérationnel évident. Les africains adorent tous ce qui est secret, magique, caché, et tout ce qui n’est pas compris relève des anciens et des dieux. Nous allons aborder un sujet qui fait peur, dérange et fascine en même temps : le secret

En politique, il actionne le pouvoir, donne sens et garantit l’activité du pouvoir. Il conditionne le bon déroulement de l’action des gouvernants. Le secret en général dévoile les questions qui dictent l’agir, le vivre ensemble et la « coexistence pacifique » des acteurs politiques, agitent l’opposition, et met en lumière les raisons qui motivent le choix des politiques et de leur traitement par les gouvernements. Un secret (du latin secretus) est donc une information, ou un savoir qui se trouve soit caché (voir sens moderne) soit inaccessible

Qu’en est-il du secret politique ?

En Afrique francophone, le secret politique donne un sens et garantit l’action du pouvoir. Il constitue la modalité par laquelle un pouvoir s’installe dans la durée et génère un sentiment de puissance chez ceux qui y participent (famille présidentielle, membres du clan, amis de lutte, courroie de transmission stratégique, etc…). Il configure ce qui distingue une communauté, une tribu, une province des autres communautés, tribu, provinces en gérant le conflit. Il est devenu l’arme la plus coûteuse d’un nouveau type de guerre tiède et clair-obscur. Le secret politique contribue à traverser les frontières des normes, des lois et règlements en réduisant les libertés individuelles et en accroissant celles d’un pouvoir de mieux en mieux renseigné.

AU CŒUR DES PRÉSIDENCES : LE SECRET – AU CŒUR DES RÉSEAUX ET DES POLITIQUES : LE SECRET
Théorisé à l’orée de la modernité, le secret entretien originellement un lien consubstantiel avec l’avènement du politique. Il lui donne sa définition, un rapide détour historique s’impose.

Dans les sociétés primitives africaines, les anciens avaient fait le choix délibéré de neutraliser tout pouvoir, ne laissant au chef que le soin de répéter la loi des ancêtres et non celui d’exercer une parole de commandement. Cette parole première, qui disait son impuissance, vide de tout pouvoir, va se renverser en son contraire. L’origine historique en est inconnue, sinon qu’un individu (le sorcier, le Nganga, le féticheur) va prétendre détenir un pouvoir de communication supérieur à tous les autres. Il se veut le médiateur entre un Autre (la divinité) et un invisible et un visible. Ce détour par l’anthropologie nous introduit au cœur d’une configuration communicationnelle à partir de laquelle peut naître le politique. Plus qu’un monopole de la parole légitime, il s’agit de la détention d’un secret. Le médiateur entretient une communication secrète avec la divinité. Il pourra se dire inspiré par elle et en contrepartie, il se différenciera, pour mieux la commander du reste de la communauté. Le secret est étymologiquement lié à ce foyer de commandement. Il sépare une instance, il est le refus de l’unité originelle. Il aide également à comprendre la naissance concomitante du sacré : secretus et sacer désignent ce qui est séparé.

Evolution du secret à travers l’histoire

L’invention de l’Etat, tel qu’il se développera en Occident, prend sa source dans ce processus communicationnel. L’Etat ne sera que la manière de désigner un pouvoir séparé, dont la légitimité repose sur une capacité à participer du secret de la volonté divine, bientôt de la Nature et d’en être le lieutenant sur Terre.
Mais la théorisation par la Réforme et la Contre-Réforme d’une théologie du « Dieu séparé » va obliger l’Etat à trouver en lui-même sa raison d’être. Ne pouvant plu se prévaloir d’une communication secrète avec le Tout-puissant, il s’approprie, à partir du XVIè siècle, outre l’idée de souveraineté (clôture vis-à-vis de l’extérieur et suprématie à l’interne), celle d’une raison qui lui est propre. La raison d’Etat n’est autre que la détermination d’un intérêt dont seul, dans le secret de son conseil, le prince a connaissance et pouvoir de définir. Il s’agit d’une métabolisation de l’ancien processus du secret : le secret de l’Etat ne désigne plus une communication ouverte en amont sur une transcendance, mais se loge en aval au cœur du foyer politique.

Depuis, l’âge démocratique n’a fondamentalement rien changé, si ce n’est que cette configuration a déterminé la mise en place ultérieure d’une autre rationalité communicationnelle : la politique. Comme autant d’électrons autour du noyau dur, sont venues s’agréger des médiations chargées de retranscrire la parole qui sépare la société civile de l’Etat, l’Etat étant souvent confondu avec le parti au pouvoir, donc la majorité présidentielle de l’opposition.
Or, pour bien comprendre le rôle du politique en Afrique, il s’agit ici de se concentrer sur le processus de communication inhérent à sa structuration et dont on va voir que le secret forme, jusqu’à aujourd’hui, l’armure principale. Il caractérise au plus profond le mode par lequel une communauté dispose d’une autonomie et d’une réflexivité de son action politique. Le secret est le noyau dur du politique : il donne sens au pouvoir, encadre le conflit et se loge au cœur des normes.

Comment le secret actionne le pouvoir en Afrique francophone ?
Le secret donne sens et garantit l’activité du pouvoir. Il conditionne le bon déroulement de l’action des gouvernants. Le secret des conseils, des brains trust (dont le conseil des ministres est un exemple type), constitue la source de toute décision. Il est un gage de prudence et d‘intégrité d’exécution des choix qui y sont décidés. Il permet de circonscrire l’espace de commandement. La présence d’un exécutif renforcé au sein de nombreuses démocraties témoigne de ce souci indépassable d’inscrire le pouvoir dans l’efficacité mais surtout dans la durée. De plus, le secret permet au pouvoir de composer avec cette durée et d’être en phase avec ce qui surgit, avec l’événement. En même temps qu’il établit le pouvoir dans une logique du temps long, un gage sur l’avenir. 

Le secret est la clé qui donne accès à l’inattendu où le pouvoir se doit d’être imprévisible. Le secret s’incarne dans la « carte gardée » dont Nixon faisait le critère de réussite de toute action interne comme externe.

Le secret constitue un puissant facteur d’identification et de hiérarchisation. Il invite ceux qui en sont exclus à un décryptable de principe. Il donne sens à un ensemble de médiations (presse, syndicats, partis, association, etc.) qui ont pour tâche de graviter autour du secret d’Etat afin de la débusquer ou de s’y calquer avec plus ou moins de réussite.
A l’inverse, il offre la sensation à ceux qui le partagent de participer à la puissance (famille présidentielle, membres du clan, amis de lutte, courroie de transmission stratégique, chasseurs de budget, anarcho-profito-situationnistes, etc…). Le pouvoir doit être rattaché à la capacité humaine à se concevoir comme un être de puissance, sur soi-même, sur les autres ou sur le monde. Le pouvoir constitue donc une modalité par laquelle l’homme met en place un collectif et possède une prise sur ce tout. Qu’à l’intérieur de ce collectif, l’homme soit un commandant ou un assujetti importe peu, car le fait même de l’existence d’un pouvoir implique que l’homme participe de l’institution de son monde. C’est là la clé de l’obéissance au pouvoir, car y consentir c’est encore participer au pouvoir comme puissance.

Secret et politique en Afrique

Au regard de la technicité du gouvernement, le secret permet la constitution de réseaux, notamment d’experts ou de la fonction publique, qui œuvrent en vue du prétendu intérêt général. Ce dernier est à rapprocher de cet intérêt de la raison d’état qui transcende ceux qui l’incarnent. Il rejoint également ces « intérêts fondamentaux de la nation » dont les atteintes sont sévèrement sanctionnées. Ces intérêts forment la limite de la curiosité publique et sont soumis, pour la majeure partie d’entre eux, à des procédures secrètes. Reste essentielle la livraison d’informations à une puissance étrangère (où il n’est fait mention, dans cet encadrement législatif, que du secret de la défense nationale).

Ce dernier symbolise le fait que « le » politique continue de transcender le droit mais également « la » politique. En effet, le secret de la défense nationale constitue l’ultime paravent derrière lequel se protègent les fonctionnaires et autres experts de la puissance publique.
Le problème est quasi-identique en ce qui concerne un hypothétique regard des citoyens sur l’agissement des services secrets. La même opacité règne devant la prolifération des instances mais également quant aux « fonds spécieux ». Si le secret conforte la structuration interne du système politique, il permet également de distinguer une communauté de l’extérieur et de gérer ce qui est au cœur de ces relations internationales : le conflit.

Le secret : maniement et manigance du conflit

La capacité humaine d’institution et de puissance propre au domaine politique implique originellement une hétérogénéité des collectifs. L’espèce humaine se présente sous la forme de communautés plurielles qui se savent distinctes. Leur autonomie désigne une unité interne, non pas donnée comme un fait, mais activée en permanence afin de se différencier de l’extérieur. C’est ici que la virtualité du conflit vient se loger. Le système politique, fermé sur lui-même, reste cependant ouvert sur le dehors qu’il va désigner sous le nom de l’ennemi ou de l’allié. Les démocraties africaines semblent sortir de l’état de guerre fratricide permanente pour accéder à un règlement à géométrie variable des intérêts en conflits. En place et lieu de ce fait, se substitue une suspicion généralisée sur les agissements occultes du parti au pouvoir, de l’allié comme de l’ennemi politique (en Afrique l’adversaire politique n’existe pas). Elle se traduit par le développement des méthodes de surveillance et de contrôle, etc…, à des fins de délation.

Le secret est devenu une arme contre les citoyens

Goebbels affirmait que « celui qui sait tout n’a peur de rien », il s’agit de faire croire au peuple, à l’autre que le pouvoir sait tout. La parade retrouve son sens originel : démonstration visible de la force. Plus on a des secrets, du moins de documents enregistré en tant que tels, plus la majesté de l’action étatique s’y affirme. Le secret constitue donc un outil stratégique dont les modalités d’emploi se perfectionnent à tel point que les Etats se plaisent à mettre en scène leur secret-défense. L’ultime limite de la surexposition contemporaine réside bien dans le secret et la soi-disant transparence n’est autre qu’une transparence.

La population constitue le second objet d’investigation étatique. En parallèle de la logique hygiéniste, se déploie une logique sécuritaire dont le secret forme l’armature. L’Etat s’immisce de plus en plus dans la vie des groupes ou des individus, les siens ou les autres. Le procédé requiert plus ou moins de lisibilité et c’est précisément là qu’il a le plus de rapports avec les normes et les lois.

Le secret témoigne de l’empiétement permanent du pouvoir

Le secret trace les frontières des normes. Le secret de l’Etat sert de modèle, comme de garant à d’autres secrets disséminés dans la société civile. Il tolère des zones d’obscurité afin que l’individu dispose de son intimité. Mais on remarque une tentation constante de l’Etat en Afrique à ne pas en tenir compte. 
Les polémiques à propos des services de renseignements, celles concernant la numérisation et la mise en réseaux croissantes des données, les contrôles policiers, administratifs qui succèdent à la pratique généralisée du contrôle social, témoignent de l’empiétement surveillant du pouvoir.

Le secret est intimidant

L’existence d’un secret au noyau de l’organisation sociale fait que l’africain intériorise cette pratique et la fait sienne. On assiste à une auto-dissuasion, où le secret se diffuse dans l’africain qui se considère comme un être « politique ». Pourtant, il semblerait que le secret soit partout en Afrique (à l’église, dans les loges, et la vérité ailleurs. Il est tout de même constitutif de l’autonomie individuelle, de ce qui peut se réprimer ou se franchir.
Confronter le secret politique avec les exigences démocratiques de l’Etat de droit nécessite de nouvelles orientations.

L’Etat, à l’avenir, ne pourra que s’en montrer jaloux ou amorcer véritablement sa « neutralisation terminale ». Ces deux crispations possibles feraient tomber inévitablement l’Etat soit dans la technologie du soupçon, soit dans le dépérissement de son rôle de surmoi, ouvrant dès lors la voie à une tyrannie du social sur lui-même, des sous-systèmes sociaux les uns sur les autres.
Si le secret peut entretenir un rapport avec le droit c’est parce que l’existence politique suppose un ensemble de normes explicites, définies en dehors des acteurs et fonctionnant comme des contraintes. L’autonomie se décline ici dans une extériorisation des règles et dans leur formulation à distance. Par une instance de pouvoir, différenciée de tout autre, la communauté s’affirme comme volonté, comme devoir-être et se donne une référence à laquelle tous les agents peuvent se rapporter.

En 2016, le village planétaire pose problème au secret. Le secret politique avec les exigences démocratiques de l’Etat de droit nécessite de nouvelles orientations.
Il s’agit, en premier lieu, d’instaurer des contre-pouvoirs, en nombre limité, qui peuvent prendre la forme d’autorités administratives indépendantes, à condition d’y incorporer de éléments de la société civile et pas seulement des parlementaires (d’autant plus si ces derniers sont généralement des griots). Les pays africains accusent un retard désolant en ce domaine.

Il faut mettre en place une culture du renseignement afin que les individus observent un rapport critique aux modalités instillées par le secret dans le système de communication politique. La technologie n’est pas neutre, ses techniciens comme ses praticiens ont besoin d’être responsabilisés. On ne saurait cesser d’encourager ceux qui permettent la protection par l’individu de son intimité. Au niveau national, il est peut-être temps d’introduire des procédures de civilité.


Patrice PASSY
Consultant en Intelligence Economique et Communication d'influence