PATRICE PASSY Directeur associé de DB CONSEILS au 8 eme FESTIVAL GÉOPOLITIQUE DE GRENOBLE du 16 au 19 mars 2016
Thème: RÔLE DE LA DIMENSION CULTURELLE DANS LES NÉGOCIATIONS D'AFFAIRES EN AFRIQUE
L'incompréhension du présent naît fatalement de l'ignorance du passé. Mais il n'est peut-être pas moins vain de s'épuiser à comprendre le passé, si l'on ne sait rien du présent. - Albert Camus
mercredi 30 mars 2016
mercredi 2 mars 2016
DB CONSEILS AU 4eme FORUM INTERNATIONAL AFRIQUE DEVELOPPEMENT DE CASABLANCA
4ème édition du forum international Afrique Développement à Casablanca, du 25 février au 26 février 2016
Thème : « Agriculture et électrification : mobiliser les énergies »
Les experts du cabinet DB CONSEILS ont accompagné l’API du
Congo-Brazzaville au IVème forum international Afrique Développement à
Casablanca, les 25 et 26 février 2016, en tant que partenaire stratégique.
TV Congo a relaté cet événement dans son journal des 1er
et 2 mars 2016
2000 opérateurs économiques et institutionnels
20 pays africains ont
pris part à la 4ème édition du forum international Afrique
Développement à Casablanca, sous le
thème : « Agriculture et électrification : mobiliser les
énergies ». Cet événement d’envergure, avait pour objectifs d’offrir
plus de visibilité aux opérateurs africains ; de répertorier les projets
d’investissement les plus porteurs sur le continent ; et de susciter la
réflexion et le débat sur des thématiques liées au développement du continent
africain. Tony Elumely, président d’United Bank for Africa (UBA), a regretté de voir le commerce interafricain ne représentant que 3% des échanges et la coopération en allant, au-delà de l’Agriculture et de l’Energie, vers tous les secteurs d’activités privé a un rôles prépondérant à jouer dans ces échanges interafricains », a-t-il il préconisé.
Moulay Hafif Elalamy, ministre de l’industrie et du commerce, dans un excellent exposé a dit, que le continent africain est appelé plus que jamais à saisir une nouvelle occasion offerte par la Chine.
Comment ? « Le salaire minimum chinois est passé aujourd’hui de 100 à 500 dollars en cinq ans, ce qui a entrainé un déplacement de l’ordre de 85 millions d’emplois, de la Chine vers les pays voisins et ailleurs.
L’Afrique doit saisir cette opportunité nouvelle », a expliqué M. Elalamy, rappelant la nécessité de l’industrialisation comme vecteur de la création de l’emploi pour les jeunes du continent. Il a évoqué dans ce sens le succès du Maroc à insérer les nouveaux métiers comme l’aéronautique et l’automobile dans la mondialisation. A
l’ouverture de cette rencontre, Mohamed
El kettani, PDG du groupe Attijariwafa Bank, a soulevé quelques défis
auxquels le monde est confronté aujourd’hui, dont la baisse de 50% des prix du
pétrole depuis janvier 2015 dans un contexte de suroffre et de crise
géopolitique au Moyen-Orient et l’évolution imprévisible des taux bancaires,
encore instables, huit ans après la crise financière de 2008.
La diplomatie économique marocaine devient un exemple à suivre
Le ministre de l’Agriculture, AZIZ
Akhnouch, a déclaré, pour sa part, qu’un Africain sur trois souffre de la
faim. « La bataille mondiale contre l’insécurité alimentaire doit être gagnée
en Afrique », a –t-il souligné, ajoutant que le Maroc, conscient de cette
problématique, a mis en place en 2008 le
plan Maroc Vert. Ce qui a fait augmenter l’investissement public-privé de 14%
par an, le taux de mécanisation de 5 à 7 tracteurs par 100 hectares, soit
au-delà de la norme minimale de 36% fixée par la FAO. Conséquence : la
production agricole de 43% en l’espace de huit ans, portée notamment par la
filiale oléicole, passée de 743.000 tonnes en 2008 à 1,4 million à 1,4 million
en 2015. Idem pour la production des
sucres blancs qui atteint, quant à elle, 510.000 tonnes, soit un taux de
couverture de 43% contre 29% il ya 5 ans.
Quant à Salaheddine Mezouar, ministre
des Affaires Étrangères, il a affirmé : « le monde sera
différent durant les 20 prochaines années. C’est pour cela que nous avons une
belle histoire à construire.
Notre continent bouge, il a des élites
exceptionnelles et des problèmes à résoudre. Le 20ème siècle a été celui des indépendances. Nous
avons mis beaucoup de temps à sortir du colonialisme et aujourd’hui nous
avançons. C’est le début de la renaissance, qui dépendra de notre capacité à
transformer notre réalité ».
En insistant sur le partenariat solidaire et équilibré avec les pays du
continent, le ministre marocain a ajouté que « le Royaume est parti vers
ses frères et sœurs africains pour parler le langage des cœurs et construire
l’avenir à partir de nos expériences réciproques. Nous apprenons aussi de l’expertise et de l’expériences de nos
partenaires africains »
Et le chef de la diplomatie marocaine de poursuivre que l’Afrique a,
quant même, un défi à relever. Il s’agira de gagner la bataille de
l’électrification, partager les expériences, faire de la COP22 celle de
l’Afrique. Il s’agit bien évidemment de la COP22, dédiée à l’écologie, prévu en
novembre prochain à Marrakech. Il a lancé, à cet égard, un appel pour un
partenariat Sud-Sud gagnant pour assurer l’équilibre du monde. Jean-Louis Borloo, président de la Fondation Energie pour l’Afrique, a axé son intervention sur l’énergie, en disant : « L’accès à l’énergie est le pré-requis à l’accès à tous les autres droits, et est un problème éminemment politique »
Présent aussi à ce forum, le ministre gabonais de l’Agriculture, Mathieu Mboumba, en charge du programme
GRAINE, a invité les leaders du continent à replacer l’agriculture au cœur du
développement. Nous ne devons plus considérer notre agriculture comme une
activité de survie ou par défaut », a-t-il déclaré.
Maroc Export: Multiplier l'organisation de rencontres d’affaires entres décideurs et investisseurs économiques
La Directrice de Générale de Maroc Export, Zahra Maafiri , a appelé, quant à elle, au développement du
label « Made In Africa » et à l’intensification des échanges
entre les structures nationales chargées de la promotions de l’export.
Au programme de ce Forum, figurent l’organisation de rencontres
d’affaires entres décideurs et investisseurs économiques, ainsi que des
opérateurs de renom, s’agissant des problématique concrètes de développement en
Afrique.
Aussi, le ‘’Marché de l’Investissement’’, mis en place dans le cadre
du Forum, prévoit-il de donner la visibilité aux plans nationaux de
développement et aux banques et projets structurants, mettant à l’honneur sept
pays : le Congo-Brazzaville, la Cote d’Ivoire, le Gabon, le Togo, le Sénégal, la
Tunisie et le Kenya.
Durant cette manifestation, seront décernés les traditionnels’’ Trophées
de la coopération Sud-Sud’’ primant les meilleures entreprises engagées dans le
développement des échanges et des investissements intra- africains.
‘’ Les Trophées du jeunes Entrepreneur ‘’ ont récompensé, quant à
eux, les meilleurs jeunes entrepreneurs africains dans les catégories ‘’ Innovations’’
et ‘’Entrepreneuriat Social.
La Fondation Attijariwafa Bank a organisé, en
partenariat avec le Musée Tiskiwin de Marrakech, à l’espace d’art Actua, une
exposition intitulée : ‘’Arts transsahariens. Un art de vivre’’ traitant
des arts traditionnels de l’habitat nomade et sédentaire dans les espaces
transsahariens.
jeudi 21 janvier 2016
KINSHASA 2016 - KINFOR16 du 26 au 27 janvier 2016
CERTAINS DE VOS CONCURRENTS RÉUSSISSENT EN AFRIQUE GRACE A NOUS : POURQUOI PAS VOUS ?
Le cabinet DB CONSEILS,
au service de ses clients depuis plus de 15 ans, sera présent au Forum International de Kinshasa les 26 & 27 janvier 2016 à l’hôtel Béatrice en tant que partenaire associé de l’événement.
DB CONSEILS accompagnera l’Agence pour la Promotion des Investissements du Congo-Brazzaville www.apicongo.org dans la cadre de la promotion des investissements directs étrangers au Congo en tant que partenaire stratégique.
KINFOR16 est une plateforme de 800 entrepreneurs dont près de 200 en provenance de : Belgique, Luxembourg, Turquie, Japon, Afrique du Sud, Maroc, Tunisie et Algérie, Canada et encore d’autres pays.
Partenaire associé avec AFRICA RISE, structure belgo-congolaise
initiatrice de KINFOR16 www.africarise.be, DB CONSEILS apporte toute son expérience aux deux structures à l’organisation de la
réussite de cet événement
Le Congo-Brazzaville est la première destination des investissements directs étrangers en Afrique centrale
mardi 5 janvier 2016
COMMENT EXERCER IMPUNÉMENT LA SUPRÉMATIE DE LA FORCE ?
I.
Le violent pouvoir de la
communication d'influence
« Le savoir, plus que jamais
auparavant, est pouvoir. Le seul pays capable de mener à bien la révolution de
l’information, ce sont les Etats-Unis. (…) force multiplicatrice de la
diplomatie américaine, l’axe des technologies de l’information fonde le soft
power – la séduction de la démocratie et des marchés libres. » C’est ce
qu’écrivaient en 1996, dans la prestigieuse revue Foreign Affairs, le
professeur Joseph S. Nye doyen de la John F Kennedy School of Government d’Harvard,
et l’amiral William A. Owens, tous deux conseillers de l’administration
Clinton. Leur conclusion : seules les communications modernes, le Web au
premier chef, peut « encourager l’élargissement d’une communauté pacifique
de démocraties, meilleur garantie d’un monde sûr, libre et prospère ».
Dans un ouvrage au titre significatif, Bound to Lead : the changing nature
of american power, l’universitaire américain explicitait en 1990 ce qu’il
entendait par soft power : « c’est la capacité à réaliser des
objectifs désirés, en matière de relations internationales, à travers la
séduction plutôt que la coercition. C’est s’employer à convaincre les autres de
suivre, ou les amener à accepter les normes et instituions qui produisent le comportement
désiré. Le soft power peut reposer sur l’attrait exercé par les idées ou sur
l’aptitude à fixer l’ordre du jour de telle façon qu’il modèle les préférences
des autres. Si un Etat réussit à faire légitimer son pouvoir aux yeux des
autres et à instaurer des institutions internationales qui les encouragent à
endiguer ou limiter leurs activités, il n’a plus besoin de dépenser autant de
ses ressources économiques et militaires traditionnellement couteuses. »
Qu’en des termes ampoulés cette définition des conditions de l’hégémonie d’une
superpuissance s’estimant sans concurrence est dite !
Plus direct est le
discours du président Clinton : « sans croissance à l’étranger, notre
économie ne peut prospérer, sans croissance globale, une saine concurrence internationale
se transforme vite en guerre économique, et il ne peut y avoir de véritable
justice économique entre les nations ou en leur sein… aujourd’hui et dans un
avenir prévisible, le monde attend de nous que nous soyons les leaders et le
moteur de la croissance globale.
Ça se passe chez vous
ou ailleurs
Cette loi de l’échange inégal et
de la hiérarchisation du système mondial reste une donnée essentielle pour
analyser les rapports entre les économies, les sociétés, les cultures dans le monde et plus particulièrement en Afrique. Ce sont
ces logiques d’exclusion dont tente de rendre compte aujourd’hui la notion de
« communication monde », notion qui restaure l’histoire sur le devant
de la scène. Partout, des formes inédites de concurrence opposent les
territoires entre eux et produits des usages différenciés de ceux-ci.
Une
« économie d’archipels » se forme avec ses mégapoles d’excellence
technologique, lieux nodaux des marchés et des réseaux mondiaux. C’est cette
réalité que peignait avec lucidité le sous commandant Marcos en 1997 en se
référant à la guerre contre les deshechables (les « jetables ») de la
planète néo libérale comme ouvrant la « quatrième guerre
mondiales » : « la suppression des frontières commerciales,
l’explosion des télécommunications, les autoroutes de l’information, la
puissance des marchés financiers, les accords internationaux de libre échange,
tout cela contribue à détruire les Etats nations.
Paradoxalement, la
mondialisation produit un monde fragmenté, fait de compartiments étanches, à
peine reliés par des passerelles économiques. Un monde de miroirs brisés qui reflètent
l’inutile unité mondiale du puzzle néo libéral… le néo libéralisme ne fragmente
pas seulement le monde qu’il voudrait unifier, il produit également le centre
politico économique qui dirige cette guerre. Il est urgent de parler de la
métapolitique. La « nature » elle-même semble fomenter de nouvelles
sources d’iniquités, les désordres climatiques et autres catastrophes
« naturelles » affectant d’abord et de plus en plus les pays et les
régions les plus pauvres.
C’est sur cette carte chaotique
des fragmentations que viennent s’inscrire les nouveaux modes d’opposition à la
Realpotitk néo libérale, ce que Marcos appelle les « poches de
résistance », dont témoignent aussi bien les protestations lances depuis
la rue contre les stratégies du FMI et de la Banque mondiale par les secteurs
populaires et les classes moyennes paupérisées d'Afrique, que les
grandes grèves contre les logique monétaristes qui guident l’édification des
grandes zone régionales de libre échange dans les grands pays industriels.
C’est sur carte également que tracent leurs lignes les réseaux parasitaires de
l’immonde (le sale et l’amoral, contrepoint du mundus, le propre, le bien
ordonné »), les nouveaux fronts planétaire du désordre, les « espaces
de l’ombre » ou réseaux du marché noir de la vie. Circuits de l’économie souterraine,
réseaux mafieux et trafics illicites (des narcotiques à la pédophilie en
passant par la contrebande électronique), fronts de l’intégrisme, fronts des
sectes, flux transnationaux des diasporas clandestines. Les stratèges du soft
power et de la netwar ne s’y trompent pas lorsqu’ils évaluent le risque que
selon eux, font encourir à la « sécurité collective » les usages
d’internet aussi bien par le narco trafic (2 milliards de narco dollars à
recycler chaque jour sur les marchés !) que par les nouvelles formes
réseautiques de l’ »activisme politique international » (où ils
entassent d’ailleurs pêle-mêle le mouvement zapatiste, les groupes islamistes
et les ONG).
L’opinion est devenue
le principal enjeu des guerres actuelles
Au mot d’influence trop faible,
il faut préférer « emprise » qui suggère l’idée de prise en main ou
encore « guidage intellectuel et moral ». Ce guidage des élites ou
comme on dit aujourd’hui, des décideurs, se comprend au sens cybernétique du
mot (d’un mot grec qui signifie « gouvernail »). La grille de lecture
structurales, voire fixiste que je propose part d’un postulat simpliste, mais
que je crois vérifiable empiriquement : pas de sociétés, donc, sans
instance de contrôle et de surplomb et tel est bien le rôle que joue, bon an
mal an, la puissance médiatique aujourd’hui.
L’opinion est devenue le
principal enjeu des guerres actuelles, en fait des expéditions punitives du
fort contre le faible. Dans une société qui tend à s’identifier aux victimes,
émotionnellement du côté du faible, comment exercer impunément la suprématie de
la force ?
La gestion de ce problème émotionnel constitue la tâche
prioritaire des gouvernements, comme on l’a vue dans la guerre d'Irak, de Syrie, les guerres israélo-palestiniennes, du Mali, d'Afghanistan, etc..., le
rapport de force y était de mille à un ou bien davantage. Pour qui examinait le
rapport des PNB ou des forces militaires, l’issue n’était pas douteuse. Ce qui
était douteux, et méritait donc votre travail quotidien, c’était l’adhésion des
cœurs et des esprits. L’enjeu n’était pas ce qui pouvait se passer sur le
terrain, et que l’on savait par avance. Tant qu’on en restait au matraquage
aérien, électronique et informatique, la guerre était moins une guerre qu’un
jeu, un Kriegspiel où le seul problème est d’empêcher le décrochage intérieur,
ce que les gouvernements font de mieux en mieux avec les clergés et perroquets nationaux. En Afghanistan, Irak, Ukraine, Kosovo, les choses se sont, somme toute, bien passées, même si leur gestion
a exigé beaucoup de doigté. Beau programme, pour un médiologue : au cours
de ces guerres, reconstituer pas à pas toute la chaîne des décisions, des
opérations, la coordination entre le temporel et le spirituel.
DÉMOCRATIE AFRICAINE : L’USAGE DU SECRET POLITIQUE ENTRE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE, L’OPPOSITION ET LA SOCIÉTÉ CIVILE
Tout est secret en Afrique : posons-nous la question, qu’est-ce que c’est ?
C’est ce qui n'est pas connu de tous, qui doit rester confidentiel. L’ignorance en Afrique constitue la plus grande part du secret. L’année 2016 est pleine de défis et d’incertitudes, la maîtrise et gestion du secret donne à ses gestionnaires un avantage stratégique, concurrentiel, opérationnel évident. Les africains adorent tous ce qui est secret, magique, caché, et tout ce qui n’est pas compris relève des anciens et des dieux. Nous allons aborder un sujet qui fait peur, dérange et fascine en même temps : le secret
En politique, il actionne le pouvoir, donne sens et garantit l’activité du pouvoir. Il conditionne le bon déroulement de l’action des gouvernants. Le secret en général dévoile les questions qui dictent l’agir, le vivre ensemble et la « coexistence pacifique » des acteurs politiques, agitent l’opposition, et met en lumière les raisons qui motivent le choix des politiques et de leur traitement par les gouvernements. Un secret (du latin secretus) est donc une information, ou un savoir qui se trouve soit caché (voir sens moderne) soit inaccessible
Qu’en est-il du secret politique ?
En Afrique francophone, le secret politique donne un sens et garantit l’action du pouvoir. Il constitue la modalité par laquelle un pouvoir s’installe dans la durée et génère un sentiment de puissance chez ceux qui y participent (famille présidentielle, membres du clan, amis de lutte, courroie de transmission stratégique, etc…). Il configure ce qui distingue une communauté, une tribu, une province des autres communautés, tribu, provinces en gérant le conflit. Il est devenu l’arme la plus coûteuse d’un nouveau type de guerre tiède et clair-obscur. Le secret politique contribue à traverser les frontières des normes, des lois et règlements en réduisant les libertés individuelles et en accroissant celles d’un pouvoir de mieux en mieux renseigné.
AU CŒUR DES PRÉSIDENCES : LE SECRET – AU CŒUR DES RÉSEAUX ET DES POLITIQUES : LE SECRET
Théorisé à l’orée de la modernité, le secret entretien originellement un lien consubstantiel avec l’avènement du politique. Il lui donne sa définition, un rapide détour historique s’impose.
Dans les sociétés primitives africaines, les anciens avaient fait le choix délibéré de neutraliser tout pouvoir, ne laissant au chef que le soin de répéter la loi des ancêtres et non celui d’exercer une parole de commandement. Cette parole première, qui disait son impuissance, vide de tout pouvoir, va se renverser en son contraire. L’origine historique en est inconnue, sinon qu’un individu (le sorcier, le Nganga, le féticheur) va prétendre détenir un pouvoir de communication supérieur à tous les autres. Il se veut le médiateur entre un Autre (la divinité) et un invisible et un visible. Ce détour par l’anthropologie nous introduit au cœur d’une configuration communicationnelle à partir de laquelle peut naître le politique. Plus qu’un monopole de la parole légitime, il s’agit de la détention d’un secret. Le médiateur entretient une communication secrète avec la divinité. Il pourra se dire inspiré par elle et en contrepartie, il se différenciera, pour mieux la commander du reste de la communauté. Le secret est étymologiquement lié à ce foyer de commandement. Il sépare une instance, il est le refus de l’unité originelle. Il aide également à comprendre la naissance concomitante du sacré : secretus et sacer désignent ce qui est séparé.
Evolution du secret à travers l’histoire
L’invention de l’Etat, tel qu’il se développera en Occident, prend sa source dans ce processus communicationnel. L’Etat ne sera que la manière de désigner un pouvoir séparé, dont la légitimité repose sur une capacité à participer du secret de la volonté divine, bientôt de la Nature et d’en être le lieutenant sur Terre.
Mais la théorisation par la Réforme et la Contre-Réforme d’une théologie du « Dieu séparé » va obliger l’Etat à trouver en lui-même sa raison d’être. Ne pouvant plu se prévaloir d’une communication secrète avec le Tout-puissant, il s’approprie, à partir du XVIè siècle, outre l’idée de souveraineté (clôture vis-à-vis de l’extérieur et suprématie à l’interne), celle d’une raison qui lui est propre. La raison d’Etat n’est autre que la détermination d’un intérêt dont seul, dans le secret de son conseil, le prince a connaissance et pouvoir de définir. Il s’agit d’une métabolisation de l’ancien processus du secret : le secret de l’Etat ne désigne plus une communication ouverte en amont sur une transcendance, mais se loge en aval au cœur du foyer politique.
Depuis, l’âge démocratique n’a fondamentalement rien changé, si ce n’est que cette configuration a déterminé la mise en place ultérieure d’une autre rationalité communicationnelle : la politique. Comme autant d’électrons autour du noyau dur, sont venues s’agréger des médiations chargées de retranscrire la parole qui sépare la société civile de l’Etat, l’Etat étant souvent confondu avec le parti au pouvoir, donc la majorité présidentielle de l’opposition.
Or, pour bien comprendre le rôle du politique en Afrique, il s’agit ici de se concentrer sur le processus de communication inhérent à sa structuration et dont on va voir que le secret forme, jusqu’à aujourd’hui, l’armure principale. Il caractérise au plus profond le mode par lequel une communauté dispose d’une autonomie et d’une réflexivité de son action politique. Le secret est le noyau dur du politique : il donne sens au pouvoir, encadre le conflit et se loge au cœur des normes.
Comment le secret actionne le pouvoir en Afrique francophone ?
Le secret donne sens et garantit l’activité du pouvoir. Il conditionne le bon déroulement de l’action des gouvernants. Le secret des conseils, des brains trust (dont le conseil des ministres est un exemple type), constitue la source de toute décision. Il est un gage de prudence et d‘intégrité d’exécution des choix qui y sont décidés. Il permet de circonscrire l’espace de commandement. La présence d’un exécutif renforcé au sein de nombreuses démocraties témoigne de ce souci indépassable d’inscrire le pouvoir dans l’efficacité mais surtout dans la durée. De plus, le secret permet au pouvoir de composer avec cette durée et d’être en phase avec ce qui surgit, avec l’événement. En même temps qu’il établit le pouvoir dans une logique du temps long, un gage sur l’avenir.
Le secret est la clé qui donne accès à l’inattendu où le pouvoir se doit d’être imprévisible. Le secret s’incarne dans la « carte gardée » dont Nixon faisait le critère de réussite de toute action interne comme externe.
Le secret constitue un puissant facteur d’identification et de hiérarchisation. Il invite ceux qui en sont exclus à un décryptable de principe. Il donne sens à un ensemble de médiations (presse, syndicats, partis, association, etc.) qui ont pour tâche de graviter autour du secret d’Etat afin de la débusquer ou de s’y calquer avec plus ou moins de réussite.
A l’inverse, il offre la sensation à ceux qui le partagent de participer à la puissance (famille présidentielle, membres du clan, amis de lutte, courroie de transmission stratégique, chasseurs de budget, anarcho-profito-situationnistes, etc…). Le pouvoir doit être rattaché à la capacité humaine à se concevoir comme un être de puissance, sur soi-même, sur les autres ou sur le monde. Le pouvoir constitue donc une modalité par laquelle l’homme met en place un collectif et possède une prise sur ce tout. Qu’à l’intérieur de ce collectif, l’homme soit un commandant ou un assujetti importe peu, car le fait même de l’existence d’un pouvoir implique que l’homme participe de l’institution de son monde. C’est là la clé de l’obéissance au pouvoir, car y consentir c’est encore participer au pouvoir comme puissance.
Secret et politique en Afrique
Au regard de la technicité du gouvernement, le secret permet la constitution de réseaux, notamment d’experts ou de la fonction publique, qui œuvrent en vue du prétendu intérêt général. Ce dernier est à rapprocher de cet intérêt de la raison d’état qui transcende ceux qui l’incarnent. Il rejoint également ces « intérêts fondamentaux de la nation » dont les atteintes sont sévèrement sanctionnées. Ces intérêts forment la limite de la curiosité publique et sont soumis, pour la majeure partie d’entre eux, à des procédures secrètes. Reste essentielle la livraison d’informations à une puissance étrangère (où il n’est fait mention, dans cet encadrement législatif, que du secret de la défense nationale).
Ce dernier symbolise le fait que « le » politique continue de transcender le droit mais également « la » politique. En effet, le secret de la défense nationale constitue l’ultime paravent derrière lequel se protègent les fonctionnaires et autres experts de la puissance publique.
Le problème est quasi-identique en ce qui concerne un hypothétique regard des citoyens sur l’agissement des services secrets. La même opacité règne devant la prolifération des instances mais également quant aux « fonds spécieux ». Si le secret conforte la structuration interne du système politique, il permet également de distinguer une communauté de l’extérieur et de gérer ce qui est au cœur de ces relations internationales : le conflit.
Le secret : maniement et manigance du conflit
La capacité humaine d’institution et de puissance propre au domaine politique implique originellement une hétérogénéité des collectifs. L’espèce humaine se présente sous la forme de communautés plurielles qui se savent distinctes. Leur autonomie désigne une unité interne, non pas donnée comme un fait, mais activée en permanence afin de se différencier de l’extérieur. C’est ici que la virtualité du conflit vient se loger. Le système politique, fermé sur lui-même, reste cependant ouvert sur le dehors qu’il va désigner sous le nom de l’ennemi ou de l’allié. Les démocraties africaines semblent sortir de l’état de guerre fratricide permanente pour accéder à un règlement à géométrie variable des intérêts en conflits. En place et lieu de ce fait, se substitue une suspicion généralisée sur les agissements occultes du parti au pouvoir, de l’allié comme de l’ennemi politique (en Afrique l’adversaire politique n’existe pas). Elle se traduit par le développement des méthodes de surveillance et de contrôle, etc…, à des fins de délation.
Le secret est devenu une arme contre les citoyens
Goebbels affirmait que « celui qui sait tout n’a peur de rien », il s’agit de faire croire au peuple, à l’autre que le pouvoir sait tout. La parade retrouve son sens originel : démonstration visible de la force. Plus on a des secrets, du moins de documents enregistré en tant que tels, plus la majesté de l’action étatique s’y affirme. Le secret constitue donc un outil stratégique dont les modalités d’emploi se perfectionnent à tel point que les Etats se plaisent à mettre en scène leur secret-défense. L’ultime limite de la surexposition contemporaine réside bien dans le secret et la soi-disant transparence n’est autre qu’une transparence.
La population constitue le second objet d’investigation étatique. En parallèle de la logique hygiéniste, se déploie une logique sécuritaire dont le secret forme l’armature. L’Etat s’immisce de plus en plus dans la vie des groupes ou des individus, les siens ou les autres. Le procédé requiert plus ou moins de lisibilité et c’est précisément là qu’il a le plus de rapports avec les normes et les lois.
Le secret témoigne de l’empiétement permanent du pouvoir
Le secret trace les frontières des normes. Le secret de l’Etat sert de modèle, comme de garant à d’autres secrets disséminés dans la société civile. Il tolère des zones d’obscurité afin que l’individu dispose de son intimité. Mais on remarque une tentation constante de l’Etat en Afrique à ne pas en tenir compte.
Les polémiques à propos des services de renseignements, celles concernant la numérisation et la mise en réseaux croissantes des données, les contrôles policiers, administratifs qui succèdent à la pratique généralisée du contrôle social, témoignent de l’empiétement surveillant du pouvoir.
Le secret est intimidant
L’existence d’un secret au noyau de l’organisation sociale fait que l’africain intériorise cette pratique et la fait sienne. On assiste à une auto-dissuasion, où le secret se diffuse dans l’africain qui se considère comme un être « politique ». Pourtant, il semblerait que le secret soit partout en Afrique (à l’église, dans les loges, et la vérité ailleurs. Il est tout de même constitutif de l’autonomie individuelle, de ce qui peut se réprimer ou se franchir.
Confronter le secret politique avec les exigences démocratiques de l’Etat de droit nécessite de nouvelles orientations.
L’Etat, à l’avenir, ne pourra que s’en montrer jaloux ou amorcer véritablement sa « neutralisation terminale ». Ces deux crispations possibles feraient tomber inévitablement l’Etat soit dans la technologie du soupçon, soit dans le dépérissement de son rôle de surmoi, ouvrant dès lors la voie à une tyrannie du social sur lui-même, des sous-systèmes sociaux les uns sur les autres.
Si le secret peut entretenir un rapport avec le droit c’est parce que l’existence politique suppose un ensemble de normes explicites, définies en dehors des acteurs et fonctionnant comme des contraintes. L’autonomie se décline ici dans une extériorisation des règles et dans leur formulation à distance. Par une instance de pouvoir, différenciée de tout autre, la communauté s’affirme comme volonté, comme devoir-être et se donne une référence à laquelle tous les agents peuvent se rapporter.
En 2016, le village planétaire pose problème au secret. Le secret politique avec les exigences démocratiques de l’Etat de droit nécessite de nouvelles orientations.

Il s’agit, en premier lieu, d’instaurer des contre-pouvoirs, en nombre limité, qui peuvent prendre la forme d’autorités administratives indépendantes, à condition d’y incorporer de éléments de la société civile et pas seulement des parlementaires (d’autant plus si ces derniers sont généralement des griots). Les pays africains accusent un retard désolant en ce domaine.
Il faut mettre en place une culture du renseignement afin que les individus observent un rapport critique aux modalités instillées par le secret dans le système de communication politique. La technologie n’est pas neutre, ses techniciens comme ses praticiens ont besoin d’être responsabilisés. On ne saurait cesser d’encourager ceux qui permettent la protection par l’individu de son intimité. Au niveau national, il est peut-être temps d’introduire des procédures de civilité.
Patrice PASSY
Consultant en Intelligence Economique et Communication d'influence
Consultant en Intelligence Economique et Communication d'influence
vendredi 6 novembre 2015
MONDIALISATION ET STRATÉGIES DE DÉVELOPPEMENT DES ETATS AFRICAINS
Quelles
sont les critiques faites à la mondialisation pour le développement de
l’Afrique ?
- la déréglementation des économies nationales ;
- la libéralisation exagérée des échanges (APE, intelligence normative);
- l'hégémonie des grandes entreprises multinationales ;
- la normalisation des rapports humains et la disparition des particularités
- l'émergence d'un standard culturel
- l'atteinte à l'environnement et le réchauffement climatique.
Qu’apporte
la mondialisation au développement de l’Afrique ?
- Elle est une étape nécessaire pour permettre aux pays africains de devenir des pays industrialisés et développés, et ne plus être seulement des exportateurs de matières premières.
- Par les échanges interculturels, elle permet à l'homme africain d'ouvrir ses horizons
- Les défenseurs de la mondialisation néolibérale la présente comme inéluctable, irréversible et incompatible avec les Etats-nations. Ces derniers sont stigmatisés en tant que structures trop anciennes et inadaptées, devant être remplacées par un gouvernement mondial.
Que
faire ?
Somme
toute, la mondialisation, à priori, n’est ni bonne, ni mauvaise. Elle sera ce
que les Africains en feront. S’y opposer est une attitude futile, car elle est
déjà là depuis un moment. Le challenge pour l’Afrique est d’améliorer son
capital humain et son capital institutionnel pour pouvoir saisir les
opportunités offertes par la mondialisation et juguler les menaces qu’elle
impose.
Définition
et contexte
La
mondialisation est le processus d'ouverture de toutes les économies nationales
sur un marché devenu planétaire. La mondialisation est favorisée par
l'interdépendance entre les hommes, la déréglementation, la libéralisation des
échanges, la délocalisation de l'activité, la fluidité des mouvements
financiers, le développement des moyens de transport, de télécommunication. Les
entreprises multinationales déterminent leurs choix stratégiques (localisation,
approvisionnements, financement, circuits de commercialisation, recrutements,
débouchés, investissements...) à l'échelle mondiale, en comparant les avantages
et inconvénients que leur procurent les différentes solutions nationales
possibles. Le terme de "mondialisation" est surtout utilisé dans le
domaine économique, mais celle-ci touche à toutes les activités humaines :
industrie, services, commerce, politique, social... Elle concerne aussi la
communication et les échanges entre tous les individus de la Terre devenue
"village planétaire" et entre les différentes cultures.
Il devient alors très
difficile de fonctionner dans un marché uniquement national.
La mondialisation
et le vide stratégique africain
Parler
de la mondialisation économique et le développement de l’Afrique implique de
passer du non-dit au dit, ce qui est un exercice difficile compte tenu de la
volonté quasi universelle des belligérants (Etats, multinationales, ONG,
organisations internationales…) de masquer la nature de leurs affrontements non
militaires. Les travaux menés depuis dix ans sous ma direction au sein de notre
cabinet, nous ont permis de jeter les bases de cette grille de lecture indispensable
pour décrypter les stratégies d’accroissement de puissance par l’économie et
les rapports de force qu’elles génèrent.
L’histoire africaine est dominée par
des rapports de force de nature économique identifiables dans les différentes
étapes de son développement: la lutte pour la survie, l’esclavage, le partage
de l’Afrique et la colonisation, la guerre froide, la conquête territoriale et
commerciale, la compétition économique, les affrontements géoéconomiques et
concurrentiels. Mais il n’existe pas de culture écrite reconnue sur la guerre
économique par le monde académique africain. Ce déficit s’explique par
l’absence d’un corpus théorique africain qui s’explique par la dissimulation
par les acteurs politique et économique de la finalité des affrontements de
nature économique. Les expressions les plus visibles et irréfutables de la colonisation,
de la guerre froide, de la guerre économique comme les phases les plus
conflictuelles de la mondialisation n’ont pas donné lieu à une amorce de grille
de lecture dans les capitales africaines. Cette contribution a pour objectif de
combler ce déficit de réflexion, sur une réalité qui devient chaque jour plus
démonstrative dans nos Etats, nos assiettes, nos avenirs. Contrairement à
d’autre pays comme les Etats-Unis, le Japon, l’Angleterre, l’Allemagne, la
Corée du Sud ou la Chine, l’Afrique est très démunie pour aborder cette
problématique.
En inventant la mondialisation, les
multinationales (en d’autres termes les
bras économiques des Etats) ont modifié les rapports économiques entre
elles et entre les Etats. A l’image de l’hyper puissance américaine, elles ont
ouvert l’ère de l’hyper compétition. Les alliés, aujourd’hui solidaires contre
le terrorisme, sont aussi de terribles adversaires commerciaux. Pourtant, cette
guerre d’un nouveau genre est la cause de bien des bouleversements, elle est
aussi une arme à destruction massive (famille, éducation, culture, avenirs,
cohésion sociale, Etat, justice, etc…). Dans la conquête des marchés il n’y a
plus d’alliés, uniquement des adversaires. Bien que des règles existent, la
lutte a tendance à les occulter. De facto, nous entamons une longue
période de tensions en tout genre dont le suivi ne pourra pas se limiter à un
discours lénifiant sur la recherche de croissance.
De la
guerre froide à la guerre économique : l’impensée de la mondialisation
- Il ne s’agit nullement de parler des situations, mais des potentialités, parce que la définition globale et transversale d’une stratégie africaine contemporaine post guerre froide en chantier, qui tout en faisant l’inventaire du passif historique, se doit d’intégrer les impératifs stratégiques des intérêts émergents africains en conflits ou en mouvements.
Pourquoi ?
- Parce que la fonction stratégique en rapport avec la mondialisation, des Etats africains est minorée ou laissée en lisière par les décideurs politiques et/ou les acteurs économiques.
- L'absence de culture stratégique par pays dans l'espace culturel francophone, rend ridicule certains Etats face aux exigences du nouveau monde qui se dessine. Sans vision conquérante du monde, pas de projection économique et d'anticipation des complexités orchestrées ou à venir.
- Parce que ces Etats ont toujours sous-traité, à la puissance coloniale, ou aux multinationales, le soin de la réflexion ou de l’analyse stratégique face à la mondialisation. Dans l'ensemble, ces pays sont plus gérés qu'ils ne se gèrent. Or le rapport démographique qui s'annonce, doit et va changer le rapport de forces dans moins de 30 ans.
- Parce que les enjeux que nous allons invoquer au cours de la 8ème édition de ces journées de nationales du Management, soulignent l’immédiateté donc de l’évaluation, de la réflexion et de l’analyse stratégique africaine face à la mondialisation.
Car
la fin de la Guerre froide en l’Afrique, ne s’est nullement traduite par la fin
des guerres réelles, bien au contraire la montée en puissance des intérêts en
conflits maintient les déstabilisations politiques et économiques du continent.
La principale raison est le fait que pour les majors et les anciennes
puissances coloniales l’intérêt stratégique de l’Afrique passe du régional au
global ou du marginal au prioritaire. L’impensée
de la mondialisation par les élites africaines,
génèrent des vides face aux trois enjeux majeurs : l’énergie, la défense
stratégique de nos intérêts et l’organisation de notre résilience face à la mondialisation
avec ses effets prévisibles et imprévisibles. Si la connaissance des
différentes situations a permis de contenir certaines évolutions, la réponse
stratégique collective (Union Africaine) et individuel dans 15 ou 30 ans tarde
à être configurer.
Mondialisation et stratégie de développement des Etats Africains
La
mondialisation a longtemps été considérée à juste titre comme porteuse
d’éléments positifs comme la hausse du niveau de vie des populations des pays
industrialisés, le processus de négociation des différends commerciaux, la
réglementation progressive des échanges et le renforcement des mécanismes de
protection par la reconnaissance des brevets internationaux. Mais ce monde «
mélangé », produit de la globalisation, n’a pas pacifié l’économie. L’échiquier
des rapports de force géoéconomiques est aujourd’hui profondément beaucoup plus
multipolaire que le marché n’est global.
- L’Afrique a-t-elle tiré les bonnes leçons de la colonisation, de la décennie du chaos (1970-1980), du poids de la dette, de ces déficits stratégiques, politiques, des incohérences institutionnelles qui lui ont causé tant de retards et généré une série de pauvretés ?
- A-t-elle bien mesuré l’ordre de grandeur des menaces qui pèsent sur son avenir géopolitique et géoéconomique ?
- Quelle stratégie de puissance à développer dans 30 ans en tant que 2ème puissance démographique au monde ?
On peut se poser des questions.
Dépourvue de grille d’analyse des
affrontements économiques, incapable de tirer le bilan de son cheminement
stratégique depuis les indépendances, l’Afrique reste aujourd’hui à la remorque
du bloc occidental et de la Chine.
Quelle
est aujourd’hui la situation de
l’Afrique face au développement ?
L’Afrique n’est plus à l’écart du
Monde, elle est devenue attractive et est l’objet de convoitises.
- Attractive par son marché potentiel de consommateurs sous équipés, dont le pouvoir d’achat augmente : la jeunesse de sa population (en 2025, 1/3 de la population à moins de 25 ans) en fait un marché d’avenir.
- Convoitée par les grandes puissances et les puissances émergentes dans le domaine des ressources : ressources énergétiques (hydrocarbures) ou minières mais aussi terres rares (métaux stratégiques indispensables aux industries de haute technologie) d’Afrique australe. Ses ressources constituent un atout essentiel et l’Afrique acquiert une position stratégique dans le domaine des matières premières. Ce sont enfin ses terres cultivables qui sont recherchées par des pays déficitaires en production alimentaire (la location de terres ou leur achat, « land grabbing », vient parfois déstabiliser des agricultures locales).
- Un continent qui attire les IDE : Dans les années 2000, les investissements internationaux ont doublé et progressent de 30% par an.
Pour sortir de ce déficit stratégique,
il devient urgent de réfléchir à de nouvelles grilles de lecture dont la guerre
économique ne serait pas absente. Il semble logique de penser à un nouvel arrimage
économique aux exigences du monde fondée sur une articulation pertinente entre
la construction de la puissance d’un Etat, la maîtrise de la conquête des
marchés et le développement des territoires. Ces trois dimensions stratégiques
ne sont pas naturellement compatibles.
- Le pouvoir politique doit se donner les moyens de définir une graduation des enjeux et des priorités dans le court, moyen et long terme par la mise en place d’une pensée stratégique endogène par Etat et au niveau sous-régional. L’Union Africaine est aujourd’hui incapable de le faire. Il s’agit pourtant d’une urgence absolue.
- La pensée stratégique doit accoucher par la mise en place d’un outil technique de mise en place et de management à savoir: la NATIONALE STRATÉGIQUE (La NS) dans les Etats.
jeudi 29 octobre 2015
samedi 24 octobre 2015
LES FILIALES FRANÇAISES EN AFRIQUE RECRUTENT DES CADRES FRANCO-AFRICAINS : QUELLE INTELLIGENCE INTERCULTURELLE POUR RÉUSSIR VOTRE INTÉGRATION LOCALE ?
Le
saviez-vous ?
Le continent
africain est la deuxième destination française en termes d’expatriation
La croissance du produit intérieur brut (PIB) de l’Afrique devrait se
consolider en 2015 et 2016, à 4.5 % et 5 %, après deux années d’expansion
modérée (3.5 % et 3.9 % en 2013 et 2014). En 2014, la performance a été
inférieure d’un point de pourcentage environ aux prévisions des Perspectives
économiques en Afrique de l’année dernière, l’économie mondiale restant fragile
et certains pays africains étant confrontés à de graves difficultés intérieures
de diverses natures. Mais l’économie mondiale reprend des couleurs et si les
prévisions de cette édition des Perspectives économiques en Afrique se révèlent
correctes, alors l’Afrique devrait bientôt renouer avec les impressionnants
taux de croissance d’avant la crise économique mondiale de 2008/09. Avec
l’accélération de la mondialisation, une croissance endogène soutenue, le
développement d’une classe moyenne dans de nombreux pays africains, il y a une
mobilité des cadres franco-africains qui prend forme. L’impatriation des cadres
franco-africains est devenue aussi une réalité économique dans presque tous les
pays d’Afrique (Maroc, Sénégal, Ghana,
Nigéria, RD-Congo, Afrique du Sud, Cameroun, Congo-Brazzaville, Tchad, Algérie,
Guinée équatoriale, etc…)
Les
conclusions du rapport de la mission effectuée par la sénatrice Hélène
Conway-Mouret, sur le retour en France des Français de l'étranger, viennent
d'être rendues au Premier ministre Manuel Valls. L’occasion pour les experts de
DB CONSEILS, la référence française des solutions interculturelles en Afrique, de
parler du quotidien de ceux qui prennent la décision de retourner travailler
chez eux, après tant d’années passées hors du pays d’origine.
La
problématique est spécifique et souvent non abordée par les spécialistes de
l’interculturel en France. Mais cette réalité est la nôtre, nous la vivons tous
les jours en entreprise avec les cadres binationaux, les personnels, les
agents intermédiaires, les négociateurs, les négociants, les représentants
commerciaux, les décideurs franco-africains.
Le nombre d'expatriés français en
Afrique francophone a augmenté de 2,3% en 2013
Le nombre de
Français inscrits sur les registres des consulats français était de 1 642 953
le 31 décembre 2013. Ces données ne représentent cependant qu'une partie des
ressortissants français vivant en dehors du territoire national. Au 31
décembre 2013, la répartition des Français inscrits sur les registres
consulaires s'établissait ainsi : Afrique du Nord 102 007 (6,2 %), Afrique
francophone 119 723 (7,3 %), Afrique non francophone 18 790 (1,1 %), Proche et
Moyen-Orient 137 441 (8,4 %), Asie-Océanie 125 057 (7,6 %), Europe hors Union
européenne 199 738 (1,9 %), Union
européenne 627 911 (38,2 %), Amérique centrale et du Sud 99 471 (6,1 %),
Amérique du Nord 212 815 (13,0 %).
Avec 14,6% inscrit au registre au 31
décembre 2013, saviez-vous que le continent africain est la deuxième
destination française en termes d’expatriation ? Dans ces 14,6%, il y a un
nombre croissant de binationaux qui ont décidés, depuis les années 1970, de
rentrer travailler « au pays ». A partir de 2008, nous notons une
nette évolution de ce mouvement, qui grâce à la croissance endogène de
certaines économies africaines ne cesse de s’amplifier.
Le risque interculturel est un vrai
problème sur place
Pourquoi un
risque interculturel ?
Parce que le
retour aux racines, doit être le fruit d’une réflexion stratégique personnelle
ou familiale. Les opportunistes, les anarcho-profito-situationnistes font
généralement l’expérience de l’ "amer
patrie", faute d’un projet-retour
structuré, quantifiable et mesurable. Ce retour est souvent problématique,
parce qu’il ne se fait pas sans désespoirs, douleurs, surprises, et
pertes d’illusions dans les échanges interpersonnelles et face aux complexités à géométrie
variable africaines.
Pourquoi je
parle de ce problème ?
Parce que lorsque
des personnes de cultures différentes interagissent (le binational et le local),
elles vont mettre en commun pour communiquer, des éléments culturels qui leur
sont propres tout comme certains qui leur sont communs, mais vont également
faire appel à des apports culturels extérieurs à eux. Une sorte de « bricolage
culturel » va se mettre en place leur permettant de dépasser les différences,
sources d'obstacles à la communication, voire de les exploiter pour créer un
nouvel espace culturel d'interaction, avec un nouveau code culturel de
tolérance. Pour nos frères partis, face à ceux restés, l'interculturel ne se
borne pas au domaine de la communication, il produit des effets au niveau de la
perception des valeurs morales et des structures sociales.
De quoi s’agit ?
En traitant
de cette question, il s’agit ensemble d’explorer la vie de ces cadres binationaux
de retour dans leur pays d’origine ou dans un pays-frère, de parler de l’envers
du décor, de leur désillusion, perte de repères, difficultés de réinsertion, de
leurs ambitions, réussites, mais aussi la manière dont ils s’intègrent dans
leur nouvel environnement du pays qui a bien évolué depuis leur départ. Les
experts de DB CONSEILS, ayant bientôt 15 ans d’expérience et d’expertise sur
les réalités franco-africaines, vous donneront quelques solutions de formation
et des solutions d’entreprise. Mais commençons par définir ce que c’est une
impatriation.
Définition de l’impatriation des
binationaux : « the back to the
roots »
L'impatriation
consiste, pour une entreprise française, à envoyer dans son pays d'origine
un(e) afro-français(e) dans sa filiale africaine, pour pallier à une difficulté
de recrutement, de management, d’actualisation des connaissances ou de
gestion. Il n’est plus rare dans les usines, bureaux et agences africaines
de voir à la tête de celles et ceux-ci, un impatrié. C’est un cadre de la
diaspora africaine rentré dans son pays d'origine, dans le cadre de son
parcours professionnel, à la fin de ses études, ou d’une expérience
individuelle.
L’impatriation
des cadres africains de la diaspora tend à se développer en ces temps de
mondialisation. La demande des
entreprises françaises se tournent de plus en plus vers eux, tous profils
confondus. Pour ces différentes raisons, et à cette occasion, de nombreux
cadres afro-français rentrent dans leur pays d'origine. Beaucoup d'anciens
étudiants franco-africains font de plus en plus le choix du retour aux racines,
après plusieurs années d'études et/ou de travail en France, en Angleterre, en
Allemagne, au Canada, aux Etats Unis, en Chine, en Inde, en Russie, etc…
Etat des lieux
L’impatriation
de salariés est un phénomène qui tend à se développer du fait de la
mondialisation. Les salariés sont mobiles, mais les entreprises françaises (Orange, Bouygues, BNP Paribas, Total,
Société générale, Air Liquide, Air France, Crédit Lyonnais, Groupe Bolloré,
etc…) dans l’espace culturel francophone, tendent à employer une proportion
de plus en plus importante de personnels d'origine locale, dans leurs entités africaines.
« Je
suis africain, mais je déteste les Bounty… »
Dans nos formations nous attirons souvent l’attention des participants
sur le syndrome du Bounty. Qu’est-ce que c’est ? Le Bounty (chocolat au lait) est le
franco-africain né en France, ou ailleurs, ou encore ayant fait ses études et
réalisé une partie de son parcours professionnel dans hexagone, décide de vivre
l’interminable expérience de l’entre-deux cultures dans son pays d’origine. Le
Bounty est comme un poisson dans l’eau qui ne comprend l’importance de son
milieu naturel (qu’est le devenu "la France",
pour ne citer que ce cas) qu’une fois hors de l’eau. C’est « le noir de peau au mode de vie blanc »
pour simplifier. Celui comme on dit à Brazzaville qui « singe le blanc ». C’est l’Africain que le long
séjour aux « pays des blancs »
a transfiguré. Mais ce n'est qu'au retour « chez
lui », qu’il prend pleinement conscience du poids du temps passé en
France et des modifications substantielles de sa vision, sa personnalité et
comportement que la culture française, a opéré en lui. Le Bounty a certes gardé,
la langue locale ou la compréhension de celle-ci, mais plus les codes, ni la
connaissance du référentiel culturel, ainsi que des us et coutumes. S’il est
normal de se sentir étranger à l'étranger, le Bounty découvre avec effroi qu’il
est surtout difficile, voir inacceptable de se sentir étranger chez soi. C’est ce
que j’appelle l’interminable expérience de l’entre-deux cultures.
Le syndrome
du "bountisme culturel afro-français" ("africain" d'origine, « français » dans sa logique de pensée
et de raisonnement)
Ils sont nés ou ont (les Bounty) choisi
d'étudier, de vivre, de s'installer en France, d'y fonder une famille, de
devenir français pour de multiples raisons. Mais quand le "back to
the roots", prend corps et forme, le retour au bercail n’est pas
toujours simple pour ces cadres, ces agents de maîtrise, ouvriers, anciens
étudiants. Je note qu’au contact de la culture française, anglaise,
américaine, indienne, russe, allemande, italienne, leur vision du monde s’est
enrichie. Mais sur place, les travers des "frères
et sœurs", les différences de vue, de raisonnement, de comportement
et de perception leur "sautent au visage", les
déstabilisent, les rendent nerveux, et peu à peu aigris.
Que reprochent les frères africains aux
binationaux ?
Les critiques
récurrentes des locaux à l’égard des Bounty sont les suivantes : le Bounty
à la critique facile, la plainte immodérée, l’impatience est sa caractéristique.
Le comble est qu’il critique sans cesse notre réalité dans laquelle, il s’est
construit. Lui qui parle de démocratie et de la liberté d’expression tous les
jours est généralement intolérant, notre différence l’insupporte, il est irascible,
capricieux, exigeant, mais improductif, sans réelle valeur ajoutée.
« Il attend de nous des évolutions,
mais nous voyons jamais la qualité française qu’il est censé apporter… »,
regrette l’un des participants à la formation sur le management des diversités franco-africaines. Il a chaud tout le
temps, ne supporte plus les faiblesses humaines des autres, prompt à donner des
leçons de conduite et de morale, alors qu’il n’est toujours pas exemplaire. Il croit
tout connaitre, tout permis et mieux
loti que les locaux. Dans l’entreprise, le rejet de sa propre culture éloigne et
l’éloigne du groupe, rendant la communication, la cohésion et la motivation du
groupe laborieuse en entreprise.
Dès lors, le
choc du retour ne se résume pas seulement à la perte d'éventuels privilèges
français, ni même aux tracasseries de l'administration locale, mais ces Bounty
ont malheureusement le mauvais goût de n'entrer dans aucune case. Ni blanc, ni
plus vraiment congolais, le mal est plus enfoui, plus diffus, plus inavouable
aussi.
Quelques éléments d’insatisfaction des
Bounty sur place
Au cours de
la formation sur le management des diversités franco-africaines, nous avions
remis une feuille rouge (ce qui ne va pas), rose (ce qui va bien), bleue (ce
qui est à améliorer). La feuille la mieux renseignée fut la rouge et le tableau
brossé était franchement de la même couleur : incompréhension récurrente,
mauvaise gestion du temps, attitude négative, corruption active de
l'administration et du système scolaire, froideur des rapports humains,
assistanat, tribalisme, et manque du sens du service, non-respect des
engagements et de la parole donnée... « Rien
ne semble tourner rond en Afrique, j’entendais souvent dire ».
Mais la conclusion était souvent la même :
« rentrer en France, pas question. Rester sur place, oh mon Dieu, quelle
galère ! »
A cause d’une gestion malhabile de ses compétences
extérieures, de leur ignorance, de la frilosité
des frères sur place, du tribalisme et des conservatismes communautaires, les
Etats africains se privent souvent de leurs talents extérieurs, qui pourtant ramènent
dans leurs bagages des idées nouvelles et un regard neuf sur leur
pays. C'est le sentiment de bon nombre d'impatriés, frustrés de constater le faible intérêt que suscite leur
expérience à l'étranger. Ces derniers ne servent pas toujours leur cause en
entonnant un peu trop systématiquement le sempiternel refrain du "Que
c’est mal organisé" si exaspérant aux oreilles de leurs compatriotes
restés dans place, c'est-à-dire l'immense majorité des africains.
DB CONSEILS a
fait le pari de faciliter l'insertion des cadres afro-français, d’accompagner ces brillants et valeureux cadres qui, quand ils
sont prêts, veulent mettre à disposition des responsables locaux, leur immense
expérience.
Voici les
différents points qui doivent faire l'objet d'une attention particulière avant
et pendant votre mission en Afrique:
- vos compétences professionnelles (la qualité française sera attendue et la différenciation managériale très appréciée…)
- votre compétence interculturelle
- votre résilience face aux situations critiques, notamment dans la gestion des problèmes multiples et complexes que les réalités socioculturelles, administratives, humaines, juridiques, financières génèrent
- votre générosité (l'intelligence dans la gestion des cas sociaux, sera mise à rude épreuve dès votre installation)
- votre capacité de négociation ("oui" n'est jamais une garantie, "non " n'est jamais un refus, il faut savoir épouser les courbes du contexte, des enjeux et de la culture)
- votre lecture des enjeux et des intérêts locaux et la capacité de gestion des complexités locales
- votre hospitalité (sens de l'accueil, réception, disponibilité, écoute active, ouverture d’esprit, empathie, sensibilité interculturelle, votre capacité à gérer les incertitudes, l’ouverture aux autres)
- la place accordée aux anciens dans votre processus décisionnel
Cher Bounty,
comment réussir son intégration ?
Voici les
points à surveiller selon notre enquête locale dans 3 pays (Cameroun,
Congo-Brazzaville, Congo-Kinshasa) ?
Point de
vigilance 1 : la faible capacité d’adaptation
- Une incapacité à prendre en compte les changements culturels et les évolutions des mentalités du référentiel culturel d'origine
- Pour ces impatriés africains revenir est souvent plus difficile que partir. Le fait d’avoir acquis une double culture donne beaucoup de recul sur son pays d’origine. Les impatriés sont très critiques au moment du retour.
Point de
vigilance 2 : l’incompétence interculturelle
Une
incompétence interculturelle se traduit par une réticence à l’ouverture
vers ses frères. Car, le Bounty est généralement
très critique (mauvaise gestion du temps, inorganisation, lenteur, etc...), arrogant, méprisant envers les cadres locaux. Il fait
preuve d'une gestion malhabile du passif familial et/ou
communautaire. Ces deux points sont les principaux mécanismes des malentendus
interculturels entre »les frères et sœurs restés au pays" et
l'impatrié.
Point de
vigilance 3 : l’erreur culturelle
A cela
s'ajoute l'erreur culturelle qui
consiste à croire que le fait d'être originaire de tel ou tel autre pays,
ethnie ou région, vous dispense d'une actualisation de votre compétence
interculturelle, c’est-à-dire d’une formation en management interculturel.
Suite à votre absence prolongée : tout a changé. Le cadre de la diaspora ignore
que le fait d'avoir passé 5 ans, 10 ans, 15 ans, 20 ans voire plus, hors de
son référentiel culturel d'origine, fait de lui un biculturel, un
étranger et non un algérien, un congolais, un camerounais, un ivoirien. Minorer
ce fait est une faute lourde. Car la sous-estimation des évolutions
culturelles locales (toute culture est en évolution permanente), la
non-évaluation des impacts culturels de ses évolutions ainsi que des mentalités
dans la gestion de votre projet, sans oublier l'exigence d'une analyse de la réalité
socioculturelle de ce contexte depuis votre départ, sont les principales causes
d'échecs des missions d'impatriation.
Une chose
étonnante le retour aux racines se fait généralement dans l’impréparation, tant
dans le montage des dossiers que dans celui des dispositions pratiques à
prendre dans les moindres détails. Au cours de nos missions de conseils, nous
ne cessons de souligner qu'il est important pour les cadres de la diaspora de
retour dans leur pays d'origine d'être accompagnés pour disposer des clefs, leur
permettant de s’adapter au nouvel environnement de travail, de retrouver
un équilibre familial, pour être efficace dans leur mission professionnelle et
bien chez eux. Vous y préparer est notre
métier.
Les solutions d’entreprise de DB CONSEILS
DB CONSEILS est le n°1 des solutions interculturelles depuis une quinzaine d’années
pour les entreprises souhaitant investir, commercer, et s’internationaliser en
Afrique. Nous conseillons, accompagnons, formons, assistons les membres de la
diaspora africaine qui ont un projet de retour au pays.
Mission
Notre mission consiste à faire de leur
retour aux sources, une réussite individuelle et collective.
L'entreprise qui les a recrutés, capitalise sur la bonne gestion du risque
interculturel.
- Mettre sur pied une ingénierie de formation, construire des relations d'affaires avec des partenaires africains, négocier dans un contexte africain, diriger une équipe multi-ethnique, expatrier des collaborateurs et leurs familles...est le quotidien de nos clients. Les questions auxquels vous êtes confrontées exigent des réponses pratiques.
Y répondre
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Nos solutions de formation
Le livret interculturel Pays
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d’organisation : le plan d’action intégré
Il s’exécute grâce à deux outils
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des diversités franco-africaines
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C’est un ensemble d’actions articulées
autour d’une démarche par étape visant à observer pour comprendre les
spécificités socioculturelles africaines, pour en déterminer les propriétés
utiles à votre stratégie d’entreprise, décision stratégique, projet
d’entreprise.
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Le socle d’intérêts communs
- C’est un régulateur des différences culturelles par la stimulation du corps social dans une organisation en vue de favoriser le dialogue social, en prenant en compte les particularismes locaux et les exigences globales de l’ensemble des acteurs.
- Un réducteur de conflit en face des rationalités différentes, des concepts universels et des concepts locaux que, l’entreprise et le contexte, imposent aux expatriés.
- C’est le plan simplifié d’action intégré ASPODE (Action – Suivi personnalisé – Orientation et Diplomatie culturelle)
Durée 1 à 3 jours – Programme sur demande - +331 416 640
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Patrice PASSY
Formateur en Management des diversités franco-africaines
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