vendredi 12 juillet 2013

MOHO-NORD ET LA REDYNAMISATION DE LA SOUS- TRAITANCE INDUSTRIELLE AU CONGO


 Notre contribution pour une meilleure intelligence économique 


Patrice PASSY  
Conseil en Intelligence Economique et Compétitivité d’entreprise  
Ancien conseiller de Premier Ministre


Enfin la signature de la décision finale d’investissement du gisement pétrolier Moho-Nord
Le Ministre Congolais des hydrocarbures, André Raphaël LOUEMBA, le directeur général de Total E&P Congo, Babak BAGHERZADEH  et le directeur de Chevron Congo Overseas, Peter HARTSHON ont procédé le 22 mars à Brazzaville, à la signature de la décision finale d’investissement du gisement pétrolier Moho-Nord. Avec la signature de cette décision finale, Moho-Nord entre donc dans sa période de réalisation et de construction des installations permettant la mise en production de la phase 1 bis de Moho-Bilondo dès 2015, et de Moho-Nord dès 2016. Situé à 77 km des côtes congolaises aux larges de Pointe-Noire, Moho-Nord a une profondeur d’eau variant entre 650 et 1.100 mètres, avec une profondeur des forages se situant entre 2.500 et 4.000 mètres à partir des fonds marins. Il dispose de réserves récupérables de 325 millions de barils, d’un schéma de développement présentant douze puits producteurs et cinq puits injecteurs d’eau, d’une unité de production flottante, des conduites d’huile et de gaz vers Djeno et Nkossa.
Quatre ans après l’entrée en production de Moho-Bilondo, pionnier des grands fonds congolais, le lancement du projet Moho-Nord poursuit la conquête des eaux profondes vers les huiles plus difficile. Les deux développements menés simultanément sur le permis d’exploitation de Moho-Bilondo permettront de valoriser toutes les découvertes économiques non encore développées sur ce permis. Le coût de l’investissement du projet Moho-Nord s’élève à 6,6 milliards de dollars américains.

Moho-Nord est le plus grand projet de développement pétrolier du Congo depuis 1960:                    30% environ de la production pétrolière nationale
Nouveau centre de production d’une capacité de 100.000 barils par jour, Moho-Nord est le plus grand projet de développement pétrolier du Congo jusqu’à ce jour. Il contribuera à lui seul à 30% environ de la production pétrolière nationale. A l’horizon 2016, Moho-Nord et Moho phase 1 bis porteront à plus de 200.000 barils par jour la production de la société Total au Congo.
Selon Babak Bagherzadeh, ce projet constitue l'avenir de l'exploration pétrolière au Congo, parce qu’il comporte le volet «contenu local» important pour le développement des capacités industrielles du pays. En effet, "un programme de fabrication et de prestation, à réaliser au Congo a été imposé aux contractuels internationaux. Ces travaux devront permettre la plus grande implication des entreprises congolaises dans la réalisation du projet. Il est prévu, par exemple, que près de 12.000 tonnes d’éléments pour réaliser la plateforme pétrolière et le forage soient fabriquées localement à Pointe-Noire".

                                     MOHO-NORD ET L’EXISTANT DES PME CONGOLAIS

  • Une pénurie de personnel et des entrepreneurs ayant les compétences appropriées.
  • Une Insuffisance de l'infrastructure industrielle locale.
  • Une incapacité des entrepreneurs locaux à présenter des soumissions concurrentielles qui répondent aux exigences de qualité, de sécurité et autres normes dans le domaine pétrolier.
                    TOTAL PROPOSE A L’ETAT CONGOLAIS POUR LE PROJET MOHO-NORD :                                                          LE DÉVELOPPEMENT PARTAGE

Le programme « contenu local » de TOTAL au Congo-Brazzaville 

 De quoi s'agit-il ?

Le «Contenu local» de TOTAL, se réfère à l’ensemble des actions - recrutement local, formation, achats de biens et services locaux - qui sont conçus pour développer l'infrastructure industrielle  et les compétences des personnes au Congo-Brazzaville en rapport avec les projets de gaz et de pétrole. Le "contenu local" est généralement mesuré en pourcentage d'investissement,  d'heures travaillées, de matériel fabriqué ou de nombre d'emplois créés.

Objectifs du projet :

  • permettre la mise à sec des navires jusqu’à 5 000 tonnes. La structure actuelle ne reçoit que des navires de 600 tonnes au plus ;
  • augmenter la capacité de production en structure métalliques pour les futurs projets pétroliers off-shore (MOHO Nord en particulier) ;
  • intégrer une unité de traitement des déchets hydrocarbures des navires.
  • créer un atelier de montage de navires d’assistance à la sécurité en mer
Le « contenu local » est un boulevard d’opportunités pour les PME-PMI congolaises, car ce programme permet d’améliorer durablement les compétences et le renforcement des capacités industrielles du Congo-Brazzaville. Ceci à son tour va stimuler la croissance économique et renforcer la cohésion sociale. Cependant, ne perdons pas à l’esprit que ce programme de « contenu local » est conforme aux caractéristiques techniques du projet  MOHO-NORD et non de l'industrie locale congolaise. En effet, l’évaluation du contexte industriel congolais, la classification des compétences disponibles, la cartographie des attentes des entreprises congolaises, ne permet pas, à ce jour, d'identifier et de développer les ressources locales. Or, le temps est compté et les concurrences chinoise, française, sud-africaine, brésilienne, camerounaise et indonésienne n’attendent point. Il faut donc faire face  et agir rapidement dans le cadre du développement du patrimoine économique de l’Etat et du potentiel de prospérité ainsi offert aux entreprises congolaises.

MOHO-NORD ET LA SOUS-TRAITANCE, UN OUTIL DE DÉVELOPPEMENT ECONOMIQUE           DU CONGO

Quels sont les résultats attendus pour les PME-PMI Congolaises ?

  • MOHO-NORD, grâce à la sous-traitance, peut jouer un rôle fondamental dans la croissance économique de Pointe-Noire et la réduction de la pauvreté, notamment en termes de création d’emplois et de richesse.
  • Permettre à un nombre croissant d'entrepreneurs congolais à atteindre les normes internationales en termes de qualité, délais, sécurité, conditions de travail et le contrôle des coûts.
  • Renforcer les compétences congolaises afin de mieux répondre aux besoins (industriels, techniques, environnementaux) de TOTAL ou d’autres partenaires internationaux, et indirectement pour leur permettre d’élargir leur base de clientèle et / ou domaine d'activité.
  • Améliorer la conformité des PME – PMI Congolaises aux spécifications des entreprises pétrolières et gazières comme TOTAL pour atteindre les normes internationales en termes de qualité, délais, sécurité, conditions de travail et le contrôle des coûts et offrir ainsi des services à haute valeur ajoutée à d'autres clients.
       Pourquoi ?
  • Parce que la sous-traitance constitue aujourd’hui l’un des outils largement mobilisé par les pouvoirs publics au service du développement économique, de la compétitivité des entreprises, du fait de ses avantages en termes d’amélioration de la qualité, d’abaissement des coûts, de gain  technologique, d’amélioration de la productivité des facteurs de production, d’économie d’échelle et de créations d’emplois.
  • Parce que encore la plupart des expériences en la matière, de par le monde, révèle que la sous-traitance conduit à une efficacité accrue et d’énormes avantages aussi bien chez le donneur d’ordres qu’auprès des sous-traitants. Spécifiquement chez les PME-PMI, les bénéfices de la sous-traitance sont nombreux : transfert et meilleure maîtrise des technologies, utilisation plus importante des capacités de production, et plus grande spécialisation pour ne citer que ceux-ci.
Malgré toutes ces opportunités découlant de MOHO-NORD et de sa sous-traitance, la volonté et l’engagement politique sur la question reste encore à traduire fermement pour être enfin audible. Il ne vous a pas échappé que la pratique de la sous-traitance au Congo reste peu développée, malgré l’intérêt économique évident que ce projet structurant et transversal génère pour l’économie congolaise.

Comment améliorer l'existant

Les  pouvoirs publics, pour accompagner les PME dans l’exigence de compétitivité et de performance, ont élaboré des politiques et  mis en place quelques institutions et instruments d'accompagnement. Cependant, pour rendre l’existant performant, une attention particulière devra être portée sur :
·         Les Centres de Gestion agréés
·         Le Guichet Unique Nationale de l’Information Professionnelle
·         La Banque  Congolaise des PME (BC-PME)
·         La Bourse Congolaise de Sous-traitance et de Partenariat (BCSTP)
·         Le Programme d’Appui à la Création et au Développement de PME de transformation des produits locaux (PACD/PME) à initier par le Ministère des Petites, Moyennes Entreprises
Le développement des partenariats internationaux permet également de capitaliser l’accompagnement des organismes internationaux.

MOHO-NORD ET L’ETAT CONGOLAIS : L’ORGANISATION DE LA RÉPONSE FACE AUX BOULEVARDS D'OPPORTUNITÉS

  1. Les faits : le contrat de partage ?
Conformément au contrat de partage de production qui régit la fiscalité applicable au Congo, les investissements et les bénéfices de l'exploitation du Moho-Nord, après partage de la production avec l'Etat, sont répartis entre trois compagnies : Total E&P Congo, opérateur du projet détenant 53,5% des parts ; Chevron Congo Overseas (31,5%) et la SNPC (15%).
Total E&P Congo développe dix champs pétroliers, sur les vingt-un exploités au Congo. Elle est le premier investisseur et employeur privé du Congo, avec 974 salariés, dont 730 Congolais. La filiale représente à elle seule 60% de la production de brut congolais et développe des actions sociétales.
500 millions d’euros pour développer le champ pétrolier Moho-Nord au Congo - La compagnie d'ingénierie pétrolière Technip et la société pétrolière Total ont signé un contrat d’une valeur de 500 millions d’euros pour le développement du gisement off-shore de Moho-Nord, exploité par Total E&P Congo au large de Pointe-Noire, au sud du Congo. Selon le vice-président de Technip, également responsable du secteur, Frédéric Delormel, c’est le plus important contrat sous-marin de l’histoire de la société Technip. Les travaux de développement du gisement off-shore de Moho-Nord débutent cette année. Le contrat porte sur l'ingénierie, la fourniture d'équipements, l'approvisionnement, l'installation (EPSCI), la pré-mise en service du projet en développement de Moho-Nord, situé à 75 kilomètres des côtes du Congo-Brazzaville par des profondeurs d'eau comprises entre 650 et 1.100 mètres. Composé de deux puits avec des réserves estimées à 230 millions de barils, le projet passera en production à partir de 2015.

Le groupe d'ingénierie pétrolière sollicitera des sous-traitants congolais installés à Pointe-Noire, pour la fabrication de diverses structures métalliques. Les travaux devraient démarrer dès 2014.

  1. Moho-Nord et l’Etat Congolais : l’urgence d’une ingénierie juridique pour redynamiser son activité industrielle
Cette Ingénierie juridique doit intégrer la nécessaire :
Dimension prospective visant à :
·         Mener une réflexion interministérielle dans le cadre d’un Centre National de Prospective et d’Analyse Stratégique du Congo pour identifier puis définir le périmètre stratégique des intérêts de l’Etat.
·         Disposer d’une cartographie des attentes et besoins des entreprises congolaises.
·         En tant que force de propositions, présenter aux ministères dédiés un arsenal juridique (pas un texte de loi) qui permette à l'Etat de pouvoir disposer en toute connaissance de cause de son espace industriel.
·         Assurer la cohérence et la coordination des actions menées par les différents pôles et ministères.
·         Organiser la réponse de l’Etat par projet stratégique à définir.
·         Mettre en place une cartographie décisionnelle et informationnelle de chaque entreprise, organisation, institution

Le rôle de la commande publique dans la structuration et le développement du tissu industriel du Congo

L’Etat Congo est conscient que l’entreprise privée est au cœur de toute croissance économique, mais cela ne peut se faire sans la commande publique et celle-ci est insuffisante, parcellaire et quand elle a le bonheur d’exister, les conditions d’attribution des marchés publiques rencontrent encore des difficultés avec les notions comme transparence, neutralité et efficacité. La commande publique, est l’ensemble des « achats publics » passés par les collectivités et acteurs locaux pour faire face à leurs besoins de biens ou de services, quel que soit le mode de passation retenu. Le tissu industriel est faible et la contribution des entreprises privées au PIB reste faible. Nous avons recensé quelques projets structurants programmés dont certains ont heureusement connu un début d’exécution. MOHO-NORD est un projet structurant dont les exigences multiformes posent de lourdes difficultés aux entreprises locales pour des raisons récurrentes d’insuffisance de financement, de technologie de pointe, de compétences avérées, de flexibilité, d’opacité dans la gestion…qui ne constituent pas une garantie pour TOTAL et ses partenaires.

Pour faire de la sous-traitance un vecteur de solidité plurielle de la PME congolaise, plusieurs axes de réflexions doivent être envisagés.

1. La parité fixe du Fcfa avec l’Euro constitue un atout, certes, pour des économies fragiles comme celle du Congo. Mais c’est à travers un change flottant qu’une économie doit penser se développer car, le change fixe nourrit les rigidités, la non-compétitivité car la dépréciation n’existe pas en contexte de morosité économique.
2. Des compétences, le Congo n’en manque pas véritablement et à l’intérieur et à l’extérieur. Les congolais de l’étranger ne réclament que des conditions correctes de travail (rémunérations, stratégies d’attraction des compétences et d’épanouissement des projets d’affaires par exemple) 
3. Avec un peu plus de volonté politique, Il est possible de réunir les conditions de compétences de MOHO-NORD, si celles-ci sont remplies, on pourrait envisager une endogénéisation de la fabrication des outils de production nécessaire qui reviendrait à moindre coût  et rendrait plus compétitive les PME nationales congolaises même à l’international.
4. L’Etat doit continuer à encadrer la PME, par la défiscalisation des intrants technologiques destinés aux projets structurants.
5. Une politique nationale nouvelle sur l’accessibilité aux bourses étrangères  dans les universités des filières centrées sur les projets structurants.
6. Les PME qui sont encore des SARL devraient devenir des SA en relevant leur capital au moins à 10 millions de FCFA, et s’introduire en bourse afin de gagner la confiance des créanciers à travers une plus grande transparence.

Si ces conditions, entre autres, ne peuvent pas être remplies, la sous-traitance risque de ne pas atteindre la cible escomptée c’est-à-dire MOHO-NORD. Par voie de conséquence, la PME nationale verrait sa situation de marginalisation s’aggraver.
                                                                                                     
MOHO-NORD : ET SI LE CLUSTER POUVAIT PERMETTRE DE DONNER DE LA CONSISTANCE AUX PME
Face aux faiblesses structurelle, organisationnelle, financière des PME-PMI congolaises liées à l’exigence de la demande du client, avions-nous pensé au cluster comme l’une des solutions à ce problème ? Bien entendu, il faut réfléchir dans des délais compressés à la faisabilité de ce modèle d’organisation.

Le cluster : qu’est-ce que c’est ?

 Le cluster est un ensemble économique, ancré dans un département (Kouilou) qui regroupe des PME, des collectivités locales décentralisées (mairies, communautés), des institutions étatiques dans leurs démembrements régionaux (diverses délégations des ministères), les institutions financières installées dans la région, les entreprises donneuses d’ordres installées dans la ville de Pointe-Noire et les grands fournisseurs.
Cette organisation à créer pour et grâce à MOHO-NORD et qui doit avoir pour point focal la PME congolaise, bénéficiaire en premier lieu, grâce à la sous-traitance de l’activité économique qui se déploierait dans la région, engage les autres membres du cluster, en ce sens que les projets de mutualisation d’intérêts (travail, connivence d’intérêts) qui se développent doivent atteindre une masse critique suffisante pour intéresser TOTAL.
Les PME-PMI congolaises qui soumissionnent doivent apprendre à « chasser en grappe » en impliquant tous les membres du cluster, c’est-à-dire, la ou les PME qui participent à la réalisation du projet, le département du Kouilou qui voit l’activité prospérer dans son département, avec un accroissement des recettes fiscales, les assureurs qui voient leurs affaires prospérer, c’est aussi le cas de grands fournisseurs et enfin les grands donneurs d’ordre qui peuvent sous-traiter une partie de plus en plus importante de leurs activités, en toute confiance et sérénité, parce que les PME agissent ensemble, résolvant de ce fait le problème de taille et de complémentarité de compétences face à la demande technique et financière qu'implique MOHO-NORD pour les PME CONGOLAISES.
Patrice PASSY  
Conseil en Intelligence Economique compétitivité de l’entreprise  
Ancien conseiller de Premier Ministre

samedi 15 juin 2013

Génocides, massacres et bains de sang à géométrie variable

Enfin traduit en français (merci à son courageux éditeur), ce classique restait pourtant méconnu du large public qu’il mérite. Car ils se comptent sur les doigts d’une main les ouvrages qui osent appeler un chat, un chat… et un génocide, un génocide ! Et qui plus est, osent en dénoncer les vrais commanditaires, les vrais acteurs, les vrais coupables. Et s’il est un domaine ou l’influence (la mauvaise) le dispute régulièrement à la propagande (qui l’est toujours), c’est bien celui de l’abus de langage.
Edward S. Herman (Professeur à la célèbre Warton School – University of Pennsylvania, analyste des médias) et David Peterson (journaliste d’enquête indépendant) n’ont donc pas faibli quand il s’est agit d’écrire – et de démontrer (en moins de 200 pages) qu’en matière de politique et de relations internationales, « les mots ne sont pas innocents (…) et que le sens qu’on leur donne est fonction des buts que l’on poursuit et des intérêts que l’on défend ».
Evidemment, quand ces mots sont « génocides, massacres ou bains de sang », le sujet prend une portée particulière. Ils ont donc étudié, scientifiquement pourrait-on dire, l’usage qui a été fait ces vingt dernières années dans la presse occidentale de ces trois termes, et sont arrivés à la conclusion (très désagréable mais implacable) qu’ils furent et sont encore « principalement utilisés pour qualifier les agissements de pays qui, d’une manière ou d’une autre, furent ou sont en conflit d’intérêts avec les Etats-Unis (…), très rare étant leur usage pour parler des exactions commises par ces derniers et leurs alliés ».
Pour preuves, parmi beaucoup d’exemples cités dans l’ouvrage, l’usage et l’interprétation qui ont été faits – ou pas – de ces expressions en Irak (génocide « constructif » ?), au Darfour, en Bosnie-Herzégovine, au Kosovo, au Rwanda et en République démocratique du Congo (génocides « néfastes » ?) ; à Sabra et Shatila, à Gaza, en Croatie [opération Tempête], en Afghanistan [à Dasht-e-Leili], vis-à-vis des Kurdes de Turquie et d’Irak, au Timor oriental [opération Liquica], au Salvador ou au Guatemala (massacres « bénins » ?), et à Račak (bain de sang « mythique » ?)…
« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de (la) cour (pénale internationale) vous rendront blanc ou noir *», beaucoup plus sûrement, en effet, que si ses procureurs et ses juges appliquaient strictement la définition juridique qu’elle retient elle-même pour qualifier un génocide, à savoir « l’intention d’anéantir, intégralement ou en partie, un groupe national, ethnique, racial ou religieux en tant que tel ». Personne n’ignore, d’ailleurs, que les Etats-Unis ont pris soin, tout en encourageant sa création et en accélérant sa mise en œuvre, de refuser de se placer et d’être placés – et leurs ressortissants ! , sous la juridiction de la Cour Pénale Internationale.
De même, écrivent encore Herman et Peterson, « il est intéressant de souligner que les statuts de la CPI, comme les règles qui régissent le tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY ou Tribunal de La Haye) et le Tribunal pénal international pour les crimes (crimes, pas génocide…) du Rwanda (TPIR ou Tribunal d’Arusha) excluent de leur juridiction le crime d’agression », pourtant défini, à Nuremberg (!) comme « le crime international suprême, différant seulement des autres crimes de guerre en ce qu’il porte en lui le mal accumulé de tous les autres ». Un ange vole sur le bombardement de la Serbie… et les millions de morts du régime rwandais (actuel) avant, pendant et après 1994, attestés par plusieurs rapports de l’ONU et d’ONG indépendantes restés, comme le prouvent nos auteurs, sous le boisseau diplomatique et médiatique.
Actualisé et complété pour cette édition en langue française, l’ouvrage est, par ailleurs, introduit par une nouvel avant-propos tout à fait passionnant (et glaçant), lui aussi, qui, en particulier, décrit parfaitement comment les processus de désinformation par les mots ont encore récemment été utilisés quand ont été décidées puis mises en œuvre les opérations de « libération » de la Libye, « à grands renforts de rhétorique sur le devoir qu’avait la Libye de « respecter sa responsabilité de protéger sa population (et) de veiller à ce que les responsables d’attaques (…) contre des civils soient tenus de rendre des comptes ».
Mais Platon n’écrivait-il pas – il y a 2 300 ans ! , que « la perversion de la cité commence par la fraude des mots » ?
* Les animaux malades de la peste, de Jean de La Fontaine
Génocide et propagande. L’instrumentalisation politique des massacres, d’Edward S. Herman et David Peterson, aux éditions Lux, collection « Futur proche ». 180 pages au format 14 x 21,5 cm. Notes et références. 17 €. ISBN 9782895961307.

LES CONVERSATIONS INTERCULTURELLES DE DB CONSEILS...

Patrice PASSY: LES CONVERSATIONS INTERCULTURELLES DE DB CONSEILS
...
: LES CONVERSATIONS INTERCULTURELLES DE DB CONSEILS JEUDI 06 JUIN DE 18H00 à 20H00 DB CONSEILS A ORGANISE SA 2eme CONVERSATION INTERCULTU...

Patrice PASSY: DB CONSEILS A LA 4EME EDITION DU FORUM INTERNATION...

Patrice PASSY: DB CONSEILS A LA 4EME EDITION DU FORUM INTERNATION...: DB CONSEILS A LA 4EME EDITION DU FORUM INTERNATIONAL GREEN BUSINESS A POINTE-NOIRE DU 28 AU 30 MAI 2013 ...
DB CONSEILS A LA 4EME EDITION DU FORUM INTERNATIONAL GREEN BUSINESS A POINTE-NOIRE DU 28 AU 30 MAI 2013












LES CONVERSATIONS INTERCULTURELLES DE DB CONSEILS

JEUDI 06 JUIN DE 18H00 à 20H00 DB CONSEILS A ORGANISE SA 2eme CONVERSATION INTERCULTURELLE 
AU 14 Avenue René Boylesve, 75016 Paris

 THÈME:
LA GESTION DU RISQUE INTERCULTUREL EN AFRIQUE FRANCOPHONE
MERCI D’ÊTRE VENUS SI NOMBREUX

PROCHAINE CONVERSATION INTERCULTURELLE
LE MARDI 18 JUIN DE 17H30 A 19H45 au 14 Avenue René Boylesve, 75016

THÈME: les principaux mécanismes de malentendus interculturels avec les cadres internationaux en Afrique francophone

ENTRÉE LIBRE
NOMBRE DE PLACES LIMITE






mercredi 1 mai 2013

HUB COMMUNICATION ÉLECTORALE: réussir votre élection en Afrique francophone, dans un rapport du faible au fort.


HUB COMMUNICATION ÉLECTORALE


Communication politique et particularismes socioculturels en Afrique francophone
"La politique est atmosphérique et les électeurs votent selon le sens du vent…"  
Par Patrice PASSY
Conseil en Intelligence Economique et Communication d'Influence
Ancien conseiller d'acteurs politiques en Afrique Centrale

La fièvre des élections[1] générales va être de retour en Afrique francophone dans quelques mois. Certainement vous serez candidat, ou vous y pensez chaque jour, "même en vous rasant". Vous êtes conscient, que la tâche sera rude, le parcours du combattant très escarpé. L’Afrique francophone a ses spécificités, ses particularismes, ses qualités, ses défauts mais, surtout ses questions qui, violemment vont se poser à vous, vous embarrasser, vous solliciter et  même vous vider de vos ambitions, convictions et rêves. En tant que futur candidat, vous avez certainement prévu une stratégie électorale, de communication, de financement, etc...                                                                                                
Cette contribution aux contributions existantes vise, à tonifier votre stratégie globale de campagne, à "être, durer et exister malin" dans un rapport du fort au faible défavorable ou favorable, selon les nouveaux outils méthodologiques spécialement conçus pour les campagnes électorales en Afrique francophone. Cela n'est rendu possible que par la mise en place, d'abord d'un système de "pose de questions" (les conversations électorales)  sur tous les plans, afin d'organiser votre triangle de réussite, ensuite un système de fabrique du consentement, et enfin le développement d'un hub communication selon les processus de management par projet et les rendez-vous sur objectif.
DB CONSEILS vous propose le fruit de son expérience sur le continent et en France. Il s'adresse aux futurs ou potentiels candidats aux échéances électorales, ainsi qu’aux différents membres de leur équipe. Cette contribution, intéressera également toute personne concernée par la vie démocratique dans son pays, qu’elle soit actrice ou observatrice.


Le "système de pose de questions stratégiques" dans un hub communication électorale
"Si 
je
 disposais
 d’une 
heure
 pour 
résoudre 
un 
problème 
et 
que
 ma
 vie
 en
 dépende,
 je 
consacrerais 
les 
55 
premières 
minutes
 à
 définir
 la
 question
 appropriée
 à
 poser,
 car
 une
 fois
 cela
 fait,
 je
 pourrais
 résoudre 
le 
problème 
en 
moins 
de 
cinq 
minutes" ALBERT
 EINSTEIN

Qu'est-ce qu'un système de pose de questions stratégiques ?

En Afrique francophone une question fait peur, intrigue, met mal à l’aise, rend suspect, t’érige bêtement en opposant. L’exercice le plus commun à tous les leaders consiste à développer une énergie hors du commun visant à empêcher: LA QUESTION, à contrôler la question, à taire la question, à tuer la question. Le silence ou la politique de l'autruche sont le signe d’une bonne intégration. Or, une campagne électorale est une offre de réponses aux questions, attentes, besoins des électeurs, pire un rendez-vous du donner et du rêve. 

      Le système de pose de questions stratégiques, que le cabinet DB CONSEILS propose, est un produit spécialement conçu pour les spécificités francophones. Il s'articule dans une démarche méthodologique appelée: le hub communication électorale. Le HEC est un concentré de nouvelles compétences (intelligence économique, communication d'influence, communication politique, sociologie politique, management de la perception, management interculturel, ingénierie financière, etc...) qui permet d'améliorer  
considérablement
 la
 qualité
 de
 la
 réflexion,
 de
 l’innovation
 et
 de
 l’action
 sans faire peur aux caciques, dans
 les
 organisations,
 les
 communautés,
 et
 aussi

 les équipes.
 Comprendre
 l’architecture
 de
 base
 de
 la
 formulation
 de
 questions 
efficaces est une
 capacité 
indispensable
 dans les campagnes 
actuelles 
où le triptyque savoir-information-communication couplé à l'ingénierie financière de campagne deviennent les éléments du maillage national  réussi.  

     Les
 questions 
efficaces 
comportent 
trois dimensions:
 la
 construction, 
la
 portée 
et 
les 
hypothèses. 
Chaque
 dimension
 (dimension stratégique, prospective, financière, communication, organisation...) contribue
 à
 la
 qualité
 de
 l’apprentissage
 et
 de
 la
 création
 de
s connaissances,
 qui
 se
 produit
 lorsque, 
avec
 les membres de l'équipe de campagne,
 sans jalousie, sans guerre de chapelles, ni guerre des peurs, ou encore, guerre des chasseurs de budget, vous engage dans 
un
 processus
 génératif de victoires.

Il 
faudra
 que 
les 
leaders et les directeurs de campagne
 développent en interne et dans leurs rapports avec leur électorat, une vraie
 capacité
 de
 conception
 d'un
 «système
 privilégiant
 la
 pose
 de
 questions» afin
 d’apprendre,
 d’adapter
 et
 de
 créer
 les
 nouvelles
 connaissances
 et solutions, nécessaires
 pour
 tirer
 parti
 des
 possibilités
 qu'offrent les contextes économiques, politiques et
 relever
 les
 défis
 que
 présenteront
 les
 campagnes
 à l'avenir.
 Par
 exemple,
 les
 défis
 auxquels
 devront
 faire
 face
 les
 leaders
 au
 cours
 des
 dix prochaines
 années
 seront
 probablement
 liés
 à
 l’art
 de
 mobiliser
 et 
de 
dynamiser
 le socle commun de valeurs, les 
réseaux de connivence, d'intérêts, de financement, de communication, de formation et d'image. Il ne
 s’agira
 plus 
de
 se
 contenter
 de
 gérer
 des
 systèmes
 des partis politiques hiérarchiques
 comme
 dans
 le
 passé.
 Les
 leaders
 qui
 connaîtront
 le
 succès
 seront
 ceux
 qui
 considéreront  que
 les
 organisations, les communautés, les ethnies, le quartier, la région,
 constituent
 des
 réseaux
 vivants
 de
 conversations
 et
 de
 recherche
 collective
 d’une
 signification
 permettant
 à
 leurs
 électorats de
 participer à la création de
 nouvelles
 réponses aux "sept faims du peuple".
                                                                                                                                                  

Y répondre est notre métier. 
Voici 
une
 série 
de 
questions dont les réponses ouvrent, le champ des 
possibilités.

Sur le plan stratégique
  1. Faire campagne a-t-il encore un sens quand, dans certains pays et selon l’opposition, tout est joué d’avance ?
  2. Comment mener à bien sa campagne, déterminer sa cible électorale et réaliser son programme malgré les difficultés, la discipline du parti, l'incompétence des équipes, le manque de moyens, les aléas et contraintes du terrain, les complexités des jeux politiciens et les enjeux politiques ?
  3. Comment mettre en place un maillage national ?
  4. Quelles sont les sources de financement à votre disposition et comment en trouver d'autres ?
  5. Comment être entendu, vu ou se faire connaitre à l'international ?
Sur le plan de la communication politique et marketing politique
  1. Quels sont les facteurs clés de succès d’une campagne électorale victorieuse dans un contexte du faible au fort ?
  2. Comment cartographier les attentes et les besoins fondamentaux de vos électeurs ?
  3. Comment faire émerger vos idées ou partager le contenu de votre programme, dans un contexte où la culture orale est prédominante ?
  4. Quand l’électeur vote selon ses origines, comment se faire accepter et faire corps avec « l’électorat difficile ou réfractaire » ?
  5. Quels discours et réponses devant les sous-cultures de l'immédiateté, de la main tendue et de l'irresponsabilité auxquelles vous aurez à faire face.
Sur le plan personnel
  1. Comment organiser les trois cercles autour de votre projet politique ?
  2. Comment motiver, impliquer, former, élargir vos équipes qui ont "faim" ?
  3. Quelles sont les nouvelles possibilités de communication politique ?                                          
  4. Comment tonifier et unifier votre communication politique et votre leadership ?
Dans une logique d’offre de solutions aux électeurs
  1. Comment faire de votre pays un chantier de l’émergence économique de 2014 à 2020 (Exemple de slogan: le Gabon en Chantiers)
  2. Quel plan quinquennal d’émergence économique et de bien-être social proposé-je ?
  3. Comment solutionner les « sept faims » du Cameroun par exemple ?
   En Afrique francophone, la pauvreté ne s’exprime pas en termes de revenus mais de conditions de vie. En tant que futur candidat, la pauvreté va être ce qu’on appelle votre thématique sociale CENTRALE à gérer, satisfaire et exploiter. Elle va être l'élément constitutif de votre offre de différentiation électorale face à la concurrence. Voilà pourquoi DB CONSEILS, suggère plutôt d’appréhender le phénomène de la pauvreté dans votre pays, lors de votre campagne, par une analyse des cumuls de déficits dans les besoins individuels et les services sociaux de base. Dans vos circonscriptions, auprès de vos électeurs,  la pauvreté est vécu par vos populations comme un "bouquet de manques". Ces "besoins fondamentaux" de vos électeurs et votre "bouquet de réponses aux thématiques sociales" feront le lit de votre victoire, si vous êtes en mesure d’apporter des solutions à fort impact médiatique, dans des délais compressés, tout en veillant au financement.                                                          

De quoi ont besoin vos élec-acteurs ?
  1. L’accès à une nourriture en qualité et en quantité suffisantes
  2. L’accès aux soins de santé
  3. L'accès au travail et à la sécurité pour tous
  4. L’accès à un toit décent, à l’eau potable
  5. L’accès à l’alphabétisation et à l’éducation pour leurs enfants
  6. L’accès à un avenir sécurisé et commun pour tous
  7. L’accès à un bien être partagé par tous                                              
Voici ce que j'appelle "les 7 sept faims du peuple", qui constituent les éléments du "bouquet de manques".                 


LA FABRIQUE DU CONSENTEMENT EN AFRIQUE CENTRALE
       Contexte électoral

Nous assistons en Afrique francophone à :


5 types de campagnes
  1. Une campagne haine et invective
  2. Une campagne volcan (silencieux, bon tissage des réseaux, renforcement de ses soutiens puis éruption sur la scène politique, en profitant des faiblesses du système)
  3. Une campagne dents de scie (faute d’argent, d’organisation et de moyens, on se débrouille, on gère les urgences, on navigue à vue, on coopère, on s'aliène au mieux offrant, etc…)
  4. Une campagne tonneau vide (beaucoup de promesses, de critiques, aucune logique d'offres, peu d’actions concrètes et crédibles)
  5. Une campagne bilan généralement du candidat sortant (j'ai encore besoin de vos voix pour les 5 prochaines années, je vous promets de faire mieux)
       Crise des intelligences lors des campagnes 

Pour mobiliser le peuple dans les années à venir, il faut un vrai message de mobilisation, une cause nationale, une campagne de cause, qui dépasse tous les clivages, toutes les ethnies, toutes les provinces. C'est possible et même urgent. Le peuple en Afrique francophone, attend, jusqu’à ce jour, un messie, qui leur parlera de dignité, de fierté de l'Homme, de courage face à la lente mort des esprits qui se propage partout, de compétence, de beauté, de s'élever par l'effort, d'honneur, du travail bien fait...bref, un message électoral fédérateur et puissant. Il attend dans la force de son silence, ce message qui surpasse toutes les divisions, tous les intérêts, toutes les ethnies. A ce jour la situation sur le terrain vous renseigne mieux.
Hier et aujourd'hui nous avons assisté à des campagnes de mobilisation, elles se font autour de la personnalité, du maigre bilan, de l’ethnie ou de la province du candidat. Tous les candidats ont leur message (pas toujours de programme politique), ils sont l’incarnation du message et ils drainent des foules, certains diront même que ça marche.  Il est vrai que le charisme et les qualités exceptionnelles des candidats drainent des foules de supporteurs qui ne sont pas disons-le tous des voix dans l’urne. Faire d’un supporter un électeur est une tâche importante et sérieuse qui exige un travail de terrain sérieux pour une adhésion évidente aux messages et à la personnalité du candidat.

Risques et conséquences d’une campagne de mobilisation 

      Une campagne de mobilisation pose toujours problème, car si elle mobilise, elle est aussi clivante. Malheureusement nous savons tous, faute de maturité et d'intelligence politiques partout en Afrique francophone, qu'il n’y a pas d’adversaires politiques mais, que des ennemis politiques. Et un ennemi en politique n'a pas de chance car, il n'y a pas de place pour tout le monde. En tant que candidat, le débat d'idées est un exercice difficile et désagréable, vous neutraliser physiquement est plus simple et moins complexe. La nuance est malheureusement lourde de sens. Avec cette logique de raisonnement, le trouble n’est jamais loin. L'Afrique francophone a le taux le plus élevé de coups d'Etats et de morts violentes de chefs d'Etat au pouvoir au monde. Une campagne de mobilisation porte en elle-même les germes des tensions que nous connaissons et déplorons entre les différents partisans. Elle est donc à éviter dans nos pays pour mieux vivre et agir ensemble avant, pendant après la campagne.


         La nouvelle fabrique du consentement


    Si les états-majors politiques et les directions de campagne des différents candidats font tourner à plein régime, la stratégie de la mobilisation dans leur campagne, le pire est souvent à craindre de manière mathématique. La minorité souvent au pouvoir n'est pas prête à céder le pouvoir ce que la majorité accepte très peu. Il faut donc innover pour mieux vivre et agir ensemble selon nos spécificités et problèmes, modifier les trajectoires des ambitions et intérêts, revoir la structuration de l'image des candidats, modifier le STAR SYSTEM et les stratégies de campagnes. Bien qu'extrêmement difficile, cela est possible.  


Comment ?


     Une meilleure redéfinition et exploitation du temps politique


   En Afrique francophone, tout vote dépend d’un contexte qui se fabrique dans les grandes villes à partir du quartier, de l’église, de la communauté tribale, la rumeur, la région et/ou du département, des reportages radiophoniques et télévisuels,  des réseaux de soutien, des réseaux de connivence d’intérêts communautaires, ou tribaux, des leaders d’opinions, des chefs coutumiers, etc… Il convient de repenser votre temps politique dans votre plan de campagne qui, la plupart du temps, n’est pas abouti, ou doit être revu et corrigé, avant, pendant et même après ces échéances, à partir de l’analyse ou de la production de tendances. C’est l’imprévu et l’accident dans le temps politique qui enrichit la campagne électorale. 

  Innover face à l'évolution du élec-acteur


  Faire des tournées dans les provinces, dans les villes est certes louable et important en communication, mais les candidats sont bien conscients que cela ne représente que 10% de la mobilisation nécessaire pour faire d'un supporteur un militant, un militant un vote. Faire un tour dans une localité, n’apporte pas toujours le bulletin de vote attendu dans l’urne. Il faut bien plus. Il faut quadriller le terrain par une organisation quasi militaire et une logistique innovante, il faut noyer le terrain par sa présence, il faut être le "saint esprit du peuple". Pour mobiliser les électeurs actuellement, les candidats ne doivent pas perdre de vue une chose, l'électeur est devenu un élec-acteur, conscient de son rôle et de son intérêt. Si les campagnes politiques traditionnelles reposent sur un projet politique. Les campagnes modernes se centrent sur la personnalité du candidat (STAR SYSTEM)...Si le candidat doit générer une vraie mobilisation, il lui faut susciter et organiser des supporteurs (d’abord) puis les convaincre ensuite (par le message) grâce enfin à trois leviers principaux de mobilisation :
  1. la qualité des réponses aux sept faims du peuple (par exemple, les sept faims du Gabon),
  2. la puissance des alliances (ruse, tactique et intelligence politique)
  3. le maillage national ou l’organisation militante du terrain (organisation et stratégie de l'accoutumance)
   Émerger dans une campagne électorale, c’est s’aventurer dans un vaste espace d’influence, impitoyable, où les échanges se font à grande vitesse. Pour tous les candidats, émerger dans la médiasphère du pays, exige au cours des jours qui suivent la décision d'engagement, une existence médiatique innovante et permanente, mais également la capacité d’engager un véritable dialogue sérieux et audacieux avec les acteurs qui la composent.  Il manque à ce jour, en observant les candidats depuis une décennie, malgré les efforts consentis et les timides moyens mis en place, une stratégie globale autour de la création, de l’amplification, et de la défense de l’image, de l’ambition et du projet lors des campagnes. 
  1. Quel est votre modèle du consentement électoral ?
  2. Quel est votre livret guide de fabrique ?
  3. Comment émerger dans un contexte complexe: sans grands médias, sans lecteurs véritables, sans société de l'information, la pauvreté du vote des idées, sans réelle liberté de manœuvre. 
  Une réelle et bonne émergence grâce à une efficace fabrique des consentements passe par le formatage des esprits. La formation est la base de l'efficacité dans votre travail, grâce à la stratégie de l’accoutumance que DB CONSEILS développe avec vous.  L'entraînement électoral développe votre capacité à profiter pleinement de votre triangle de réussite. L'éducation ou comme aiment à le dire les marxistes,  la conscientisation politique vous permet de vous intégrer autrement dans la famille politique et la société civile en recevant tous les avantages moyennant le respect des autres, sans perdre le sens critique qui vous permet sans cesse de tenter de savoir le pourquoi de votre réel. Votre ambition personnelle, votre efficacité individuelle couplée à vos talents doivent servir d'aiguillon à votre électorat. Par la stratégie de l'accoutumance, il s'agit de les éduquer, les formater pour vous comprendre, vous connaitre, vous recevoir et vous faire confiance sans manipulation consciente ou inconsciente dictant ainsi leurs choix électoraux. 
LE STAR SYSTEM
C'est un produit du cabinet DB CONSEIL conçu pour le management électoral d'un candidat ou l'organisation de la conduite et gestion de la campagne d'un candidat en contexte francophone. Le STAR SYSTEM est une démarche innovante en communication politique et marketing politique adaptée aux particularismes africains, qui permet au cours d’une campagne électorale de vous doter d’une image externe et interne cohérente, d’une personnalité et identité visuelle nouvelles. Cette démarche méthodologique s'exécute et s'articule par étape dans un HUB-COMMUNICATIONL’objectif du STAR SYSTEM est de construire avec vous une communication organisée et cohérente, mieux ciblée et plus réactive, grâce à une connaissance technique et approfondie de votre environnement politique, économique, culturel, social, médiatique. Sans oublier l’utilisation d’outils qualifiés permettant une gestion adéquate de vos ressources humaines. Réactivité, maîtrise,  adaptabilité, faible coût sont donc les principales qualités que le STAR SYSTEM permet.
Le STAR SYSTEM couvre les trois phases clé d’un candidat à une élection:
1.   de la décision d’être candidat à la préparation,
2.   de la gestion des composantes fondamentales de votre candidature,
3.   du lancement à l’élection.
Le STAR SYSTEM est l’ensemble des outils et méthodes, mis à disposition d'un candidat et ses communicants, pour "le construire et l'installer", tout en évaluant son environnement (rapport de forces politiques, les contraintes politiques, les enjeux politiques et les exigences politiciens, image et perception interne et externe, e-réputation),  son rapport de force médiatique, pour élaborer différents scénarios stratégiques, choisir lequel sera le plus pertinent et enfin en évaluer l’efficacité à posterioriLa spécificité de cette démarche par rapport aux approches de communication traditionnelle est d'associer une démarche de gestion de l'information intégrée (presse-Web-opinion) à une logique d'influence et de marketing politique sur le court, moyen et long terme, à la différence des opérations de communication éphémères et cloisonnées classiques. 
Le STAR SYSTEM, est la rencontre d'une personnalité, d'une ambition et d'un projet avec ses électeurs. Voilà le trio qui construit et installe un candidat-gagnant. Ce trio nous le désignons sous le vocable de: triangle de réussite.
DB CONSEILS vous propose le triangle de réussite. C'est le Niveau I (N1) de la campagne. C’est à ce niveau (N1) que se fabrique les éléments du consentement, les éléments du langage, les éléments du marketing politique, les éléments du discours politique, la communication de crise, la planification stratégique, le budget et la méthode de gestion des complexités du terrain.

   Enlevez le projet et il est impossible d'évaluer la personnalité et l'ambition. Seule l'aune du projet (vision, valeurs, offres de campagne, coûts, délais, organisation) permet de jauger le prétendant.  
  Quelles stratégies pour une élection réussie en Afrique francophone dans un rapport du faible au fort ?
                  Il vous faut une nouvelle structure, moderne et réactive
Patrice PASSY 2013


Lors de l'annonce d'une candidature, trois évolutions des contextes africains doivent être pis en compte:
1.Il est difficile de  disposer d'un bilan "sept faims"  à impact visible et à fort impact médiatique comme on dit dans notre jargon, à l’exception généralement du Président de la République. Certains ont même un passé encombrant donc difficile de naître de nouveau ou de paraître neuf.
2.Les campagnes ne seront plus des campagnes politiques traditionnelles, de conviction des électeurs (gauche, droite par exemple), ni une campagne exclusivement tribale (telle province pour tel candidat), les intérêts et attentes de plus en plus complexes font que  ces derniers deviennent atomisés.
3. Toute campagne à un coût et l’argent n’est pas la ressource la mieux partagée en ce moment en Afrique francophone. A défaut d’argent, il faut beaucoup d’intelligence, de volonté, de disponibilité et d'amour pour le pays, pour être à la fois visible, audible et présent.
Le HUB COMMUNICATION est un produit moderne et réactif, adapté aux exigences et particularismes des campagnes électorales africaines, fruit de notre double expérience franco-africaine.
De quoi s’agit-il ?
La pièce qui permet à une roue de tourner et de rouler autour d’un axe s’appelait à l’origine un HUB. Adapté à l’univers africain, dans une campagne électorale, elle va désigner tout centre concentrateur de réseaux (STAR SYSTEM) autour duquel circulent des données, des personnes, ou des informations.
Le HUB COMMUNICATION est un système global de communication du candidat qui doit lui permettre de faire les choix de communication les plus judicieux, les plus pertinents par rapport aux problématiques sociales du peuple, de sa circonscription, de procéder à la décision « juste », c’est-à-dire la décision qui tient le mieux compte des circonstances et qui envisage toutes les facettes d’une situation en choisissant celle qui est la moins à même d’échouer.


























Notre valeur ajoutée

     En cette période électorale, l’information est un produit de consommation de masse : elle est produite, distribuée, puis consommée. Ce qui fait la force d’une information dans l'opinion, c’est le nombre de fois qu’elle sera vue, lue ou entendue. 
       Nous vous permettons le contrôle de la médiasphère et de l'infosphère grâce:

    A une veille électorale dans la production des informations et des connaissances vous concernant (contrôle, orientation de l’infosphère), leur distribution (maîtrise de la médiasphère par une organisation du hub communication électorale). 
       A la bonne gestion de la convergence de la communication d’influence du candidat, de son marketing politique sur les trois écrans (télévision, ordinateur, portable). C’est la stratégie de la relation étroite avec les trois écrans

   Au développement d'une stratégie dominante offensive globale et transversale de communication misant sur l’auditif (la radio reste un moyen sûr de diffusion à couverture nationale), le visuel et la presse. 

Technique à proscrire

La technique "du coup par coup", du "one shot", généralement utilisée par les chasseurs de budget ou les anarcho-profito-situationnistes. Conséquence: incohérence de l'image, de l'action, de la coordination et de la mobilisation.

Dans un rapport du faible au fort 

Les deux avantages au faible
     Les candidats de l’opposition réussissent souvent, avec peu de moyens, à garder l’initiative dans la communication ou la diffusion de l’information (ce n’est pas la même chose). Ça s’appelle la stratégie du référent (être le premier à parler, dénoncer, critiquer, orienter le débat en fonction de la désinformation ou de l’information, ou encore de l’intérêt politique). Il y a aucune approche pédagogique des sujets sensibles par le candidat au pouvoir, pas de système de pose de questions, d'où la "guerre du silence" imposée par le régime en place. Le candidat de la majorité subit généralement le débat au lieu d’être à l’origine, malgré les moyens audiovisuels en grande quantité à sa disposition. Il réagit souvent de manière réactive et quelques fois dans une confusion de rôles étonnante (Président ou candidat ou les deux), or, nous savons tous que lorsqu'on réagit, on n'agit pas sur les faits, mais on les subit. Toute action nécessite réflexion en amont, définition d'une stratégie commune et claire, la maîtrise de l'infosphère et la médiasphère, avec des relais de diffusion bien identifiés, prêt à l'action.
     Le candidat de la majorité présidentielle identifie mal, face à l’opposition, ses zones potentielles de désinformation, de conflit, de complexité ou anxiogènes. D'où une gestion malhabile  de la communication d’influence (programme de réponses et des solutions sur le terrain). La politique de l’autruche n’est pas une stratégie durable. La conséquence aujourd'hui c'est que, le candidat de la majorité a encore du mal à développer son leadership sur des thématiques sociales (les sept faims du peuple). Or, une gestion habile de ces thématiques, dans une logique d'offres de solution et une démarche pédagogique lui permettrait d’occuper au maximum la médiasphère.

 Stratégie à proscrire
  1. La stratégie de prise de parole et de positionnement
  2. La stratégie de visibilité. 
   Quelques candidats s’activent dans l’hyper communication, mais sans pour autant accompagner celle-ci, d’une communication d’influence efficace. 

Notre conseil

  Adoptez la stratégie du « goutte à goutte ». On doit vous reprocher de ne pas souvent intervenir. Par étape et quand c'est nécessaire vous devez répondre par le silence et l’exclusivité. Pour parler comme les tenants du développement durable, pour que l'autorité soit soutenable, le chef doit l'économiser...  Et laisser décider les autres... Pour garder hauteur et recul...

NOUS SOMMES UNE FABRIQUE DU CONSENTEMENT

Consultants et formateurs interviennent du lundi au vendredi auprès d’une clientèle diversifiée: grandes écoles, des autorités politiques, entreprises publiques et privés (PME-PMI, Grands comptes), collectivités locales, entrepreneurs, chef de projet.

DB CONSEILS est reconnu pour sa capacité à faire du « sur mesure ». Cela signifie qu’avant de proposer toute solution, nous prenons le temps de comprendre vos besoins, votre organisation, vos délais, votre budget, vos flux d’échanges et contraintes.

[1] L'élection est un choix réalisé au moyen d'un suffrage (vote, approbation) auquel toutes les personnes disposant du droit de vote, le corps électoral, sont appelées à participer. 

L'objectif de l'élection est la désignation d'une ou plusieurs personnes pour exercer un mandat électoral (politique, économique, associatif, syndical, social,...) durant lequel elle(s) représente(nt) leurs électeurs. Par son vote, le corps électoral leur transfère la légitimité nécessaire pour exercer le pouvoir attribué à la fonction objet de l'élection.